Technologie

Un policier du Wisconsin condamné à de la prison pour avoir utilisé des caméras Flock pour harceler son ex-petite amie.

Un agent de police du Wisconsin a été condamné à purger une peine de prison après avoir utilisé un réseau de caméras de lecture de plaques d’immatriculation alimenté par l’intelligence artificielle pour surveiller son ancienne compagne. Ce cas renforce les inquiétudes croissantes concernant l’utilisation des outils de surveillance policière dans cet État et à l’échelle nationale.

Détails de l’affaire

Cristian Morales, policier à Menasha âgé de 32 ans, a plaidé coupable d’actes répréhensibles dans l’exercice de ses fonctions publiques. Il a été condamné à six mois de prison et à trois ans de liberté conditionnelle, comme l’a rapporté le site Wisconsin Examiner. Les autorités ont révélé que Morales, lorsqu’il n’était pas en service, a effectué pas moins de sept vérifications via le réseau de Flock Safety, qui contient entre 15 234 et 92 702 caméras, dans le but de localiser un véhicule associé à son ancienne petite amie.

L’enquête a été déclenchée lorsque la femme a alerté le département de police d’Appleton, craignant d’être surveillée. Au cours des audiences, elle a évoqué un “modèle” de comportement contrôlant et violent, témoignant : “Je suis ici parce que j’ai vécu quelque chose qui a changé ma vie”, comme l’a rapporté le Milwaukee Journal Sentinel.

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À l’issue du procès, le juge Mark Schroeder a qualifié Morales d’abus de ses prérogatives et l’a désigné comme un “fauteur de troubles“, ajoutant que ces outils de sécurité publique avaient été mal employés. Morales a exprimé sa responsabilité pour ses actes, selon WBAY.

Contexte sur la technologie et les préoccupations

Les caméras de Flock photographient en continu les véhicules et leurs plaques d’immatriculation, en enregistrant les images dans une base de données consultable par les agences de police qui s’y sont abonnées. Bien que ce système soit utile pour la résolution de crimes et la recherche de personnes disparues, il soulève également des craintes concernant de possibles abus d’une manière très personnelle.

D’autres agents du Wisconsin, comme le policier de Milwaukee Josue Ayala et le député Frank McGrath du comté de Kenosha, ont également été accusés d’abus similaires. Parallèlement, un détective des affaires internes de Milwaukee, Tehrangi Chapman, a été mis en examen dans un autre dossier lié à Flock.

Au-delà des inquiétudes sur la surveillance et la vie privée, les critiques se concentrent aussi sur l’utilisation de l’intelligence artificielle. Les outils tels que ces systèmes de caméras automatisées nécessitent des infrastructures informatiques avancées, reliant l’énergie électrique et les ressources de données. Bien que ces technologies puissent améliorer l’efficacité et optimiser les systèmes d’énergie propre, elles présentent aussi des risques de sécurité. De plus, un usage irresponsable peut entraîner des dommages sociaux, impactant des communautés qui n’ont pas un contrôle total sur ces systèmes.

Des villes comme Kaukauna, Sturgeon Bay, Verona, Appleton, Oshkosh et le comté de Dane ont décidé de mettre fin à leurs contrats avec Flock. Des préoccupations ont également été soulevées quant à la transparence des fournisseurs et à l’accès fédéral, sans oublier les risques d’arrêts abusifs.

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Actions entreprises

Certaines forces de police prennent des mesures pour vérifier l’utilisation de ces technologies. Par exemple, Green Bay a limité l’accès aux agences externes, tandis que Milwaukee a annoncé un renforcement des procédures d’examen internes. En réaction, Flock a introduit des outils destinés à réduire les recherches vagues et à exiger une documentation robuste.

Des résidents et des groupes de défense appellent les élus à ralentir, voire à interdire, ces contrats de surveillance. Actuellement, plus de 50 agences à travers l’État ont résilié leurs accords avec Flock, selon le collectif Deflock. Amanda Merkwae, directrice des politiques et de l’engagement à l’ACLU du Wisconsin, a souligné qu’un problème majeur réside dans le fait que de nombreux achats de surveillance sont réalisés via des contrats uniquement attribués, évitant ainsi un examen public significatif. Elle a exprimé son désaccord en disant qu’il est absurde de remplacer un Big Brother à but lucratif par un autre.

Pour améliorer la situation, certaines collectivités ont établi des règles appelées Contôle Communautaire sur la Surveillance de la Police (CCOPS), qui imposent des notifications, des débats et une participation publique avant que la police n’implémente ou renouvelle des technologies de surveillance.

FAQ

Quelle est la portée de l’utilisation des caméras de Flock ?

Les caméras de Flock sont utilisées pour surveiller les plaques d’immatriculation des véhicules à travers un vaste réseau, ce qui soulève des inquiétudes en matière de vie privée et de potentiels abus.

Quels sont les autres cas de mauvaise utilisation de la technologie de surveillance au Wisconsin ?

D’autres agents de police ont été accusés de manière similaire, et certains condamnés dans des affaires qui n’ont pas donné lieu à des poursuites criminales, alimentant le débat sur les normes d’utilisation.

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Quelles initiatives ont été prises contre l’utilisation de la technologie de surveillance dans les communautés ?

Des groupes de citoyens et des élus militent pour la mise en place de règles limitant ou encadrant l’utilisation de la surveillance policière, en exigeant plus de transparence et de responsabilité.

Quelles sont les conséquences de la mauvaise utilisation des technologies de surveillance ?

Les abus peuvent mener à des violations de la vie privée, à un climat de méfiance entre la police et les communautés, et à des risques de discrimination lors des contrôles routiers.

Qu’est-ce que le CCOPS ?

Le Contrôle Communautaire sur la Surveillance de la Police (CCOPS) est une initiative visant à garantir que les technologies de surveillance soient mises en œuvre en tenant compte de l’avis et des préoccupations de la communauté.