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Flock transforme 350 000 voitures Uber, Lyft et de livraison en dispositifs de scan itinérants en Géorgie

Flock transforme 350 000 voitures Uber, Lyft et de livraison en dispositifs de scan itinérants en Géorgie

Révélation sur un projet de surveillance

Un document provenant de la société de surveillance Flock a été divulgué, indiquant que l’entreprise a envisagé d’utiliser des caméras de tableau de bord installées dans les véhicules Uber et Lyft pour renforcer son réseau de surveillance. Cette information a été rapportée par 404 Media.

Que s’est-il passé ?

Flock a partagé une présentation dans laquelle elle proposait d’équiper des centaines de milliers de véhicules Uber, Lyft et de livraison en Géorgie avec des dashcams. Ces caméras auraient pour tâche de scanner les plaques d’immatriculation pendant que les conducteurs suivaient leurs trajets habituels.

Dans la présentation, on peut lire que « des centaines d’associations commerciales et de propriétaires en Géorgie font partie du réseau. De plus, il y a un partenariat avec Nexar qui inclut 350 000 dispositifs Uber, Lyft et autres services de livraison », a rapporté 404 Media.

Cette présentation a été transmise à 404 Media par un résident de Géorgie, Jason Hunyar, qui l’a obtenue par le biais d’une demande d’accès aux documents publics. À l’origine, ce projet était destiné au bureau du procureur général de l’État de Géorgie.

Dans un échange par e-mail, Flock a précisé à 404 Media qu’elle « n’avait jamais concrétisé le partenariat avec Nexar ». Si cette proposition avait été mise en œuvre, le réseau de surveillance de Flock aurait pu s’étendre au-delà des caméras stationnaires pour inclure des milliers de caméras mobiles.

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Pourquoi est-ce préoccupant ?

Cette proposition soulève des questions de vie privée importantes. Si un tel partenariat avait eu lieu, without une communication transparente, cela aurait constitué une violation massive de la vie privée pour beaucoup. Il demeure incertain si les conducteurs auraient été informés que leurs véhicules pourraient être utilisés pour collecter des données de plaques d’immatriculation.

Une fois ce genre de données collectées, elles deviennent particulièrement sensibles. 404 Media a même rapporté qu’un piratage de Nexar en septembre a exposé des téraoctets de vidéos des clients, y compris des enregistrements réalisés à proximité de zones du Département de la Défense.

Un réseau mobile de scan de plaques d’immatriculation aurait constitué une cible encore plus attractive pour des abus ou des vols. De plus, il existe plusieurs cas aux États-Unis, selon Newsweek, où des officiers de police ont abusé de l’équipement de Flock, ce qui est particulièrement problématique en Géorgie.

Quelles actions sont entreprises ?

Bien que ce partenariat ne se soit jamais matérialisé, la proposition était suffisamment sérieuse pour être soumise à un bureau de procureur général. Ce cas démontre également le pouvoir d’un individu ordinaire à demander des comptes. La demande de Jason Hunyar a permis de porter ce plan à la connaissance du public avant qu’il ne puisse être réalisé.

Les entreprises comme Flock ne devraient pas être à l’origine de telles situations, et les communautés doivent rester vigilantes concernant l’utilisation des données afin de protéger leurs informations personnelles.


FAQ

Quels sont les objectifs de Flock ?

Flock vise à créer un réseau de surveillance grâce à des caméras de tableau de bord qui permettent la collecte de données en temps réel sur la circulation, les comportements des conducteurs et les plaques d’immatriculation.

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Comment les données des caméras pourraient-elles être utilisées ?

Les données collectées peuvent être utilisées à des fins de sécurité publique, d’analyse des comportements routiers, mais également soulever des préoccupations éthiques et de vie privée.

Y a-t-il eu des précédents de violation de données dans ce secteur ?

Oui, plusieurs incidents ont été signalés où des entreprises de surveillance ont subi des piratages entraînant la fuite de données sensibles, rendant encore plus crucial le débat sur la sécurité des informations.

Quelles sont les implications légales d’un tel partenariat ?

Un partenariat de ce type soulève des préoccupations légales concernant la vie privée, la transparence et les droits des individus, pouvant mener à des enquêtes par les autorités.

Comment les communautés peuvent-elles se protéger ?

Les communautés peuvent sensibiliser sur l’utilisation des données, exiger des transparences de la part des entreprises et participer à l’élaboration de lois qui protègent la vie privée.