Technologie

Un climatologue licencié à West Point pour avoir refusé de taire les causes humaines

Un climatologue licencié à West Point pour avoir refusé de taire les causes humaines

Un professeur de West Point accuse l’académie de l’avoir écarté pour avoir enseigné les causes humaines du changement climatique

Un professeur de géographie civil à West Point, Adam Kalkstein, affirme avoir été limogé après avoir refusé de supprimer un aspect fondamental de l’enseignement des sciences climatiques : l’affirmation selon laquelle les activités humaines sont responsables de la crise climatique. Ce témoignage figure dans une nouvelle plainte déposée, soulevant des questions quant à ce que les futurs leaders militaires apprennent sur des menaces qui impactent la sécurité publique, les infrastructures et la préparation militaire.

Les circonstances de son licenciement

Kalkstein, qui a évolué au sein de l’académie pendant 17 ans, indique qu’il a été renvoyé après le dernier semestre de printemps. Selon un rapport du Guardian, il a reçu des instructions en septembre 2025 pour ne plus évoquer les causes humaines du changement climatique dans son enseignement aux cadets. Ce conflit a atteint son paroxysme lors d’une réunion en novembre avec le général de brigade Shane Reeves, qui présidait alors le conseil académique. Lors de cet échange, Kalkstein a défendu l’idée que cette directive équivalait à enseigner le droit sans mentionner la Constitution.

A lire :  L'administration Trump décide de détruire 900 capteurs océaniques profonds pour surveiller les menaces.

La plainte a été déposée dans un tribunal fédéral dans le district sud de New York, accusant West Point de violer les droits garantis par le Premier Amendement. Kalkstein soutient également que Reeves lui a affirmé que l’agenda de l’académie était déterminé par Donald Trump, en tant que commandant en chef, avant de quitter brusquement la réunion.

West Point a reconnu avoir connaissance de ces allégations et a affirmé prendre ces questions au sérieux, mais elle a choisi de ne pas commenter tant que le procès est en cours.

Contexte plus large

Les officiers militaires doivent souvent prendre des décisions concernant les réponses aux catastrophes, les opérations des bases, les systèmes d’approvisionnement et la sécurité des communautés, des domaines qui souffrent de plus en plus de la chaleur extrême, des inondations et d’autres perturbations liées au changement climatique. L’avocat de Kalkstein, Michael Sussman, a déclaré à The New York Times que son client, bien qu’étant un républicain conservateur, estime que les cadets ont besoin d’un enseignement précis sur le climat pour des raisons de sécurité nationale. Sussman a précisé que Kalkstein est loyal envers les cadets et l’académie.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de lutte plus large pour la liberté académique à West Point. Tim Bakken, le professeur de droit ayant le plus d’ancienneté à l’académie, a également déposé une plainte distincte après avoir contesté une politique de l’administration Trump qui obligeait le corps professoral civil à obtenir une autorisation avant de publier des travaux ou de donner des discours. Bakken a affirmé que le colonel John Gregory lui avait dit de « se taire et de s’asseoir », ajoutant que l’académie est une institution militaire qui « suit les ordres ».

A lire :  Fuite massive : 153 millions de scans de permis de conduire en vente sur le dark web

Réactions et actions en cours

La plainte de Kalkstein attaque directement la supposée restriction sur l’enseignement du changement climatique ainsi que son licenciement. En parallèle, l’affaire de Bakken a conduit West Point à cesser ses efforts pour contrer une ordonnance préliminaire contre la politique d’approbation des publications, et les deux parties ont convenu de chercher une solution durable.

Sussman a également clarifié que la position de Kalkstein n’était pas idéologique et qu’il n’est pas le genre de personne à s’opposer systématiquement à Donald Trump. Selon l’avocat, pour lui, il est intolérable de ne pas pouvoir exprimer la vérité en classe, ce qui est à la fois excessif et contre-productif.

Conclusion

Les accusations de Kalkstein mettent en lumière une problématique plus vaste touchant les droits des scientifiques et leur capacité à s’exprimer librement sur les causes humaines du changement climatique. Cela soulève des préoccupations sur la manière dont les institutions garantissant la sécurité publique autorisent les experts à transmettre des connaissances établies sans censure. La question reste ouverte : les militaires sont-ils prêts à accueillir des voix dissidentes sur des sujets cruciaux ?

FAQ

Quelles sont les implications du licenciement de Kalkstein pour l’enseignement militaire ?

Le licenciement de Kalkstein pourrait avoir des répercussions sur la manière dont le changement climatique sera abordé dans le cadre militaire, ce qui pourrait influencer la formation des futurs leaders sur des enjeux critiques comme la sécurité nationale.

Quels types de décisions militaires sont influencées par le changement climatique ?

Les décisions militaires touchent à la gestion des catastrophes, aux opérations de maintenance sur les bases, ainsi qu’aux réponses aux crises humanitaires exacerbées par le climat.

A lire :  « Bibliothèque du Luxembourg en état d'urgence face à un insecte dévoreur de livres »

Comment les politiques de publication affectent-elles la liberté académique ?

Les exigences d’approbation pour les publications peuvent restreindre la capacité des chercheurs à partager leurs travaux, ce qui nuit à la libre circulation des idées et à la rigueur académique.

Y a-t-il d’autres cas similaires à West Point ?

Oui, de nombreuses universités et institutions à travers le monde connaissent des tensions similaires concernant la censure et la liberté académique, souvent autour de sujets controversés comme le changement climatique.

Comment puis-je soutenir la liberté académique ?

Vous pouvez rester informé, partager des informations sur ces enjeux et soutenir des organisations qui luttent pour la liberté académique et l’intégrité scientifique.