Crédit photo : Getty Images
La ville d’Ironton, située dans l’Ohio, prend position contre les caméras de lecture de plaques d’immatriculation dotées d’intelligence artificielle. Les responsables locaux soutiennent que la sécurité publique ne devrait pas se faire au prix d’une surveillance incessante, comme l’indique un article du Ironton Tribune.
## Informations essentielles
D’après le Ironton Tribune, le conseil municipal a ratifié une législation interdisant l’utilisation de services de lecture automatisée des plaques d’immatriculation et les abonnements y relatifs au sein de la ville. Cette décision a été adoptée de justesse avec un vote de 4 contre 3, après des débats sur la portée de la législation proposée.
Les membres du conseil qui se sont opposés à cette interdiction sont Robby Brown, Nate Kline et Craig Harvey. En revanche, Jacob Hock, Troy Scott, Chris Haney et Sarah Simmons ont voté en faveur.
Comme l’ordonnance avait déjà été lue trois fois, il n’était pas possible de modifier son texte avant le vote, ce qui aurait pu entraîner des retards supplémentaires. Troy Scott, membre du conseil qui a initié cette mesure, a déclaré sur Facebook qu’il considérait cette loi comme un moyen de protéger les citoyens contre l’expansion de la technologie de surveillance.
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Dans une mise à jour sur Facebook, Scott a déclaré: “Ce soir, notre ordonnance interdisant l’utilisation de la technologie de ALPR par les entités gouvernementales dans les limites de la ville d’Ironton a été adoptée. J’espère que cette législation apportera une tranquillité d’esprit à nos citoyens et visiteurs alors que notre société s’enlise dans l’emprise des entreprises de surveillance technologique.”
Scott a ajouté: “Le gouvernement a la responsabilité de protéger les droits des citoyens, et non de faciliter la surveillance de chacun de leurs déplacements par l’intelligence artificielle.”
## Contexte supplémentaire
Le système de surveillance le plus en vue dans ce débat est celui de Flock Safety. Il se compose de caméras publiques qui lisent automatiquement les plaques d’immatriculation et enregistrent des informations telles que la marque, le modèle ainsi que les caractéristiques distinctives, comme des autocollants, dans une base de données nationale.
Ce dispositif suscite des inquiétudes chez les défenseurs de la vie privée et parmi de nombreux citoyens américains. L’accès à ces données est possible pour quiconque détient un contrat avec Flock, incluant les forces de l’ordre et d’autres organisations comme les compagnies d’assurance. Les critiques font valoir que cela soulève des questions quant à la facilité avec laquelle les mouvements quotidiens des individus peuvent être suivis, archivés et partagés. Malheureusement, les agents de police ont un passé de mauvaise utilisation de cette technologie.
Pourtant, les opposants à ces interdictions, y compris de nombreux services de police, affirment que les technologies de surveillance assistées par l’intelligence artificielle, tels que les lecteurs de plaques d’immatriculation, peuvent faciliter la récupération de véhicules volés et aider les enquêtes dans des situations critiques.
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