Accord avec Flock Safety maintenu à Newburgh
La ville de Newburgh, dans l’État de New York, a décidé de maintenir son accord avec la société Flock Safety, spécialisée dans la lecture automatique des plaques d’immatriculation.
Réactions du conseil municipal
Les membres du conseil municipal sont restés partagés sur la question de mettre fin à cet accord, en dépit des critiques croissantes concernant des faux résultats, les inquiétudes sur la vie privée, et les dangers potentiels que ce système pose pour les résidents vulnérables. Selon un rapport de WAMC, un vote sur le projet de loi proposé par le conseiller Omari Shakur n’a pas obtenu suffisamment de soutiens pour être adopté. Ce projet aurait mis fin au contrat de Flock et aurait exigé que la ville cesse d’utiliser ces dispositifs dans un délai de 14 jours.
Une réunion houleuse
Lors de cette réunion tumultueuse, Shakur, la conseillère Giselle Martinez, et le conseiller Robert McLymore ont exprimé leur soutien au projet, tandis que plusieurs autres membres ont voté contre ou se sont abstenus. La division des conseillers semblait moins porter sur les problèmes liés à Flock en eux-mêmes, mais plutôt sur l’efficacité de la méthode proposée par Shakur pour mettre fin à l’accord. En janvier, Newburgh avait déjà renouvelé ce contrat, tandis que de nombreuses villes américaines s’éloignaient progressivement de Flock, craignant que les données ne soient utilisées pour des applications d’immigration ou d’autres formes de surveillance non autorisée.
Témoignages et préoccupations
De nombreux citoyens se sont adressés au conseil pour soulever des préoccupations concernant les dangers associés aux dispositifs. Corbin Laedlein, un résident, a mentionné des problèmes observés dans la communauté provoqués par ces technologies. Il a averti des risques de faux positifs, où des personnes sont incorrectement identifiées par ce système, menant à des situations dangereuses telles que des interventions policières à l’arme à feu sur des innocents.
Contexte sur la technologie Flock
Les départements de police soutiennent que les lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation peuvent être bénéfiques pour localiser des personnes disparues et suivre des suspects impliqués dans des crimes violents. Ces dispositifs enregistrent les numéros de plaques et d’autres informations sur les véhicules lorsqu’ils passent à proximité, en intégrant ces données dans un système accessible à divers organismes. Toutefois, de nombreux défenseurs de la vie privée soutiennent que cette capacité représente une forme de surveillance intrusive sans précédent, bien plus préoccupante que les outils de police traditionnels.
Daniel Schwarz, un stratégiste senior au sein de l’ACLU de New York, a qualifié le système de Flock de nouvelle forme de surveillance intrusive, en raison de son large réseau de caméras et de son base de données centralisée.
Problèmes de confiance
Des incidents de mauvais usages et d’erreurs ont accentué ces inquiétudes. Par exemple, des policiers de l’Arkansas ont pointé leurs armes sur une famille après qu’une caméra de Flock ait faussement identifié leur véhicule comme étant volé. De plus, l’Institute for Justice a documenté plusieurs détentions et arrestations erronées liées à ces systèmes de lecture automatique.
Perspectives et future gouvernance
Malgré le rejet de la proposition de Shakur, certains membres du conseil ont exprimé leur souhait de mettre en place une surveillance plus stricte concernant l’utilisation de Flock, tout en restant opposés au système. La conseillère Tamika Stewart a souligné l’importance de mettre en place des safeguards pour toute technologie utilisée dans l’espace public. Elle a déclaré : “Chaque système doit comporter un mécanisme de sécurité, indépendamment de qui l’utilise.”
Changements proposés par Flock
Flock a pris des engagements pour répondre aux préoccupations de vie privée et a annoncé qu’une outil d’audit serait introduit pour détecter des activités de recherche inhabituelles, reliant les recherches aux dossiers de cas, et permettant aux départements de limiter les types d’infractions pour lesquelles les agences extérieures peuvent effectuer des recherches dans leurs données. Flock a également réduit sa période de conservation des données de 30 jours à 7 jours.
Frustration au sein du conseil
Shakur a exprimé sa frustration face à l’inaction, la comparant à une proposition de mariage retardée. “Pourquoi n’avons-nous pas fait avancer cela ces trois derniers mois? C’est un outil de retardement”, a-t-il déclaré.
FAQ
Qu’est-ce que Flock Safety?
Flock Safety est une entreprise spécialisée dans la lecture automatisée des plaques d’immatriculation, offrant des solutions aux autorités pour suivre les véhicules et collecter des données en temps réel.
Quels sont les principaux problèmes soulevés par les opposants à ces dispositifs?
Les critiques se concentrent sur les faux positifs, les dangers potentiels pour les individus innocents, ainsi que des préoccupations relatives à la vie privée et à l’utilisation abusive des données collectées.
Pourquoi certaines villes abandonnent-elles Flock?
De nombreuses municipalités craignent que les données recueillies par Flock ne soient exploitées pour des fins non éthiques telles que la surveillance non autorisée ou le contrôle des immigrants.
Quel est l’avenir de l’accord entre Newburgh et Flock?
Actuellement, l’accord reste en vigueur, mais les préoccupations croissantes pourraient inciter la ville à reconsidérer son utilisation des technologies de surveillance et à mettre en place une meilleure gouvernance.
Quelles mesures Flock prend pour améliorer la confiance des citoyens?
Flock a promis d’introduire des outils de contrôle pour surveiller les recherches effectuées et limiter l’accès aux données, tout en maintenant une durée de conservation des données réduite.
