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Changements prévus à l’université de santé d’Oregon
L’Université de santé et de sciences de l’Oregon prépare des modifications au sein de son centre de primates, visant à réduire le reprovisionnement et l’expérimentation sur les singes dans l’État. Cela soulève des interrogations chez les défenseurs des animaux sur le sort qui leur sera réservé par la suite : seront-ils envoyés dans des sanctuaires ou déplacés vers d’autres laboratoires ?
Détails des nouvelles orientations
D’après des informations fournies par Humane World For Animals, un plan a été élaboré suite à une résolution approuvée par l’université en juillet. Ce plan envisage de diminuer significativement la reproduction et les tests sur les singes, en orientant davantage la recherche vers des méthodes non animales. Chaque année, le centre utilise et met fin à la vie de plus de 1 000 singes.
Ce laboratoire en Oregon s’inscrit dans un système plus vaste aux États-Unis, où plus de 60 000 singes sont soumis à des expérimentations chaque année, tandis que près de 45 000 sont conservés pour la reproduction. Entre 2001 et 2024, des statistiques d’importation ont révélé qu’au moins 100 000 singes sont entrés sur le territoire américain, en provenance notamment du Cambodge et du Vietnam.
Initiatives de réglementation à Salem
La situation a également suscité une réponse au sein de la capitale de l’État, Salem. En 2023, une loi sur la transparence a été adoptée, soutenue par le député David Gomberg. En 2025, il a proposé un autre projet de loi, qui aurait permis d’éliminer progressivement les expérimentations sur les singes au sein du centre, selon Humane World.
Contexte supplémentaire sur la population de primates
Au centre de l’Oregon, on estime qu’environ 5 000 singes sont logés, ce qui en fait le plus grand des sept centres de primates soutenus au niveau fédéral aux États-Unis. Ensemble, ces sept centres abritent entre 18 000 et 20 000 primates, incluant des espèces telles que les babuins, macaques et marmosets.
Par ailleurs, Humane World for Animals fait valoir que les financements fédéraux se dirigent progressivement vers des méthodes de recherche s’appuyant sur la biologie humaine, considérées comme plus efficaces pour faire avancer la médecine.
Les préoccupations des défenseurs des animaux
Le grand point d’interrogation demeure le destin des singes déjà présents dans l’établissement. Dans un premier temps, OHSU a envisagé de transformer son site de Hillsboro en sanctuaire, mais cette idée a été abandonnée en raison des coûts. La direction de l’université a désormais décidé de transférer certains primates vers d’autres institutions, de réduire la reproduction, d’étudier les options de transfert vers des sanctuaires, tout en restreignant davantage la recherche en primatologie.
Les défenseurs des droits des animaux exercent des pressions sur OHSU afin d’éviter le transfert de singes vers des installations où la reproduction et les expérimentations continueraient. Ils affirment que déplacer les animaux d’un laboratoire à un autre ne fait que déplacer la souffrance et non la réduire, surtout tant que de grandes opérations financées par les contribuables demeurent actives.
Humane World for Animals s’engage également à stopper l’importation de singes, à interdire l’ouverture de nouveaux centres de reproduction et de recherche, et à élargir les options de retraite pour les primates. Ils ont joué un rôle actif dans l’arrêt d’un projet d’élevage de singes à Bainbridge, en Géorgie, en 2024.
FAQ
Pourquoi OHSU veut-elle réduire les expérimentations ?
OHSU cherche à aligner ses recherches sur des méthodes non animales, répondant à des préoccupations éthiques croissantes et à la pression des groupes de défense des animaux.
Quels types de singes se trouvent à l’Oregon National Primate Research Center ?
Le centre abrite principalement des macaques, des babuins et des marmosets, représentant différentes espèces de primates.
Que se passe-t-il avec les singes qui ne peuvent pas être placés dans des sanctuaires ?
Si des sanctuaires ne peuvent pas accueillir tous les singes, cela soulève la question des laboratoires où ils pourraient être transférés, ce qui pourrait entraîner la continuation des expérimentations.
Quels impacts ont les changements de législation sur la recherche sur les primates ?
Les changements législatifs favorisent la transparence et pourraient conduire à des restrictions sur l’expérimentation animale, incitant les institutions à adopter des pratiques plus éthiques.
OHSU a-t-elle un plan pour la retraite des singes ?
OHSU envisage d’évaluer les options de retraite pour les singes, mais les détails restent à définir selon les besoins de l’institution et les capacités des sanctuaires.
