Une Innovation Révolutionnaire dans le Domaine des Neurosciences
Une startup spécialisée dans la biotechnologie, nommée Bexorg, s’attaque à un projet qui semble tout droit sorti d’un film de science-fiction. Cette entreprise a développé une méthode permettant d’extraire les cerveaux humains quelques heures après le décès de leurs utilisateurs, qu’elle connecte ensuite à des machines de soutien vital spécifiques.
Une Exploration aux Frontières de la Vie et de la Mort
Bien que ces cerveaux soient dépourvus d’activité électrique, nombre de leurs fonctions essentielles demeurent actives. Cette avancée permet aux chercheurs de tester des médicaments expérimentaux, notamment pour des maladies comme l’Alzheimer, d’une manière inédite. Ce fonctionnement peut sembler inquiétant, car, selon certaines sources, un cerveau relié à un appareil de soutien créé par Bexorg, connu sous le nom de BrainEX, se situe dans un état incertain, fluctuant entre la vie et la mort. Selon les responsables de l’entreprise, il n’y a pas de conscience présente, mais ces cerveaux sont maintenus en fonctionnement grâce à des systèmes artificiels de respiration et de circulation.
Une Éthique Controversée
Cette situation suscite un débat éthique significatif. Brendan Parent, l’un des éthiciens travaillant avec Bexorg, assure que ces cerveaux ne présentent pas les caractéristiques nécessaires pour une conscience minimale. Pour éviter toute activité électrique troublante, on leur administre un anesthésique. Cependant, la nécessité de recourir à de telles mesures soulève des interrogations sur la nature même de ces cerveaux extraits.
Un Potentiel Scientifique Prometteur
Malgré les défis éthiques, Bexorg voit un potentiel immense dans ces cerveaux extraits. Selon son PDG, Zvonimir Vrselja, ces cerveaux possèdent une vaste historique d’exposition environnementale et de traitements médicamenteux, ce qui les rend plus adaptés aux études pharmacologiques. Des chercheurs tels que Bruna Bellaver, spécialisée dans la neurodégénérescence à l’Université de Pittsburgh, soulignent également l’importance de cette avancée, la qualifiant d’une amélioration significative par rapport aux modèles animaux.
Une Évolution depuis l’Expérience sur les Porcs
Bexorg est connu pour avoir démontré sa capacité à maintenir des cerveaux de porc décapités en vie pendant 36 heures, grâce à son appareil d’expérimentation. Actuellement, les cerveaux humains ne survivent pas aussi longtemps. Au bout de 24 heures, ils sont découpés en centaines de morceaux pour analyse par les scientifiques, avec un objectif de traitement jusqu’à 1 600 cerveaux par an à l’aide d’un robot.
Une Collaboration avec l’Industrie Pharmaceutique
Bien que Bexorg n’ait pas encore publié de travaux sur ses résultats, d’autres entreprises comme Biohaven ont commencé à expérimenter avec les cerveaux extraits pour tester de nouveaux médicaments. Biohaven a déjà utilisé 130 cerveaux dans ses recherches, y compris pour un traitement potentiel de la maladie de Parkinson, et envisage des essais cliniques basés sur ces données.
FAQ
Que fait Bexorg précisément avec les cerveaux extraits ?
Bexorg prélève des cerveaux humains récemment décédés et les connecte à un système de soutien vital pour réaliser des recherches sur les effets de médicaments, notamment pour des maladies comme Alzheimer.
Quelles sont les implications éthiques de ce travail ?
Le travail de Bexorg pose des questions éthiques relatives à la définition de la vie et de la mort, ainsi qu’à la conduite des expériences sur des cerveaux humains.
Comment les cerveaux sont-ils maintenus en vie ?
Les cerveaux sont reliés à des machines qui fournissent une circulation sanguine et une oxygénation, ainsi qu’un anesthésique pour éviter toute activité électrique indésirable.
D’autres entreprises effectuent-elles des travaux similaires ?
Oui, certaines entreprises comme Biohaven testent déjà des médicaments sur des cerveaux humains extraits, tirant parti des caractéristiques spécifiques de ces tissus.
Quels sont les avantages de cette approche par rapport aux modèles animaux ?
Les cerveaux humains extraits possèdent un historique d’exposition aux médicaments et à l’environnement, offrant des données plus pertinentes pour les essais cliniques par rapport à ceux effectués sur des animaux.
