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Une étude récente suggère que de **petites doses** du médicament **psychédélique LSD** pourraient constituer un **analgésique efficace**, potentiellement aussi puissant que des opioïdes classiques tels que la morphine.
Le chercheur principal, Jan Ramaekers, professeur de psychopharmacologie et toxicologie comportementale à l’Université de Maastricht, a déclaré : « Cette étude réalisée auprès de volontaires en bonne santé montre qu’une faible dose de LSD provoque un effet **analgésique** sans induire d’effet psychédélique, évalué grâce à des tests de pressions froides. La **magnitude de l’effet analgésique** semble comparable à celle des opioïdes dans le même modèle de douleur. »
L’étude, qui a été présentée dans un article récent publié dans le *Journal of Psychopharmacology*, a vu les chercheurs administrer **soit un placebo**, soit de petites quantités de LSD, allant de **cinq à 20 microgrammes**, alors qu’un dosage récréatif se situerait généralement autour de **100 microgrammes ou plus**, à 24 participants.
Les chercheurs ont ensuite soumis les participants à un test appelé « **test de pressor froid** », durant lequel ceux-ci devaient plonger une main dans un bain d’eau presque glacée.
Les résultats ont été plutôt surprenants. Bien que les doses très faibles de LSD n’aient pas semblé affecter la perception de la douleur chez les participants, un dosage de **20 microgrammes** a montré une **réduction de 20 %** dans la perception de la douleur.
Amanda Feilding, directrice de la Fondation Beckley qui a contribué à cette recherche, a exprimé son **enthousiasme** face à ces résultats.
Elle a mentionné : « Les données actuelles indiquent que de faibles doses de LSD pourraient représenter une option de traitement efficace pour la **gestion de la douleur**, sans les conséquences problématiques associées aux médicaments traditionnels comme les opioïdes. Actuellement, plus de **16 millions de personnes** dans le monde souffrent d’un trouble lié à l’usage d’opioïdes, et beaucoup d’autres pourraient tomber dans une dépendance à cause de la surprescription de médicaments antidouleur. »
Bien que cette recherche soit à ses débuts, Ramaekers a appelé à des études supplémentaires pour valider ces résultats. Cela est d’autant plus intéressant, car cela reprend des découvertes antérieures des années 1960 où un chercheur, **Eric Kast**, avait entrepris des expériences prometteuses pour examiner si le LSD pouvait être un **médicament analgésique efficace**.
Ces recherches avaient été interrompues en raison d’une répression gouvernementale sur l’étude du LSD, mais avec un assouplissement des restrictions, des scientifiques comme Ramaekers souhaitent approfondir ce sujet.
Il conclut : « Ces résultats encouragent fortement la réalisation d’essais cliniques auprès de patients souffrant de douleur afin d’évaluer la **réplicabilité** et la **généralisation** de ces constatations. »
Sommaire
ToggleFAQ
Quelles sont les autres applications possibles du LSD en médecine ?
Le LSD pourrait également être exploré pour traiter l’anxiété, la dépression et d’autres troubles psychologiques, en plus de son potentiel en gestion de la douleur.
Comment fonctionne le LSD dans le corps ?
Le LSD agit principalement sur des récepteurs de la sérotonine dans le cerveau, influençant ainsi les perceptions sensorielles et les émotions.
Existe-t-il des effets secondaires associés à la prise de LSD ?
Bien qu’il puisse y avoir des effets indésirables, comme des expériences psychédéliques intenses, les doses très faibles administrées dans l’étude semblent minimiser ces risques.
Quel est l’état actuel de la recherche sur les psychédéliques ?
La recherche sur les psychédéliques reprend de l’ampleur, avec de plus en plus d’études visant à évaluer leurs bénéfices thérapeutiques et leur sécurité d’utilisation.
Comment cette recherche pourrait-elle influencer les futurs traitements antidouleur ?
Si les résultats sont confirmés, cela pourrait mener à une nouvelle classe de médicaments pour gérer la douleur, réduisant ainsi la dépendance aux opioïdes.
