Versius : Un nouvel assistant chirurgical
D’ici fin 2018, les chirurgiens britanniques risquent de bénéficier d’un nouvel allié au bloc opératoire : Versius, le plus petit robot chirurgical au monde.
Une invention prometteuse
Développé par CMR Surgical, ce robot se compose de trois bras robotiques montés sur une unité mobile de la taille d’un tabouret. Selon un article récent de The Guardian, cet ingénieux système permet aux chirurgiens de contrôler le robot via un panneau de commande, dirigeant ainsi les bras lors de chirurgies mini-invasives. Ces interventions, réalisées par de minuscules incisions, sont nettement moins invasives que les opérations ouvertes, qui nécessitent des incisions beaucoup plus larges.
Avantages pour les chirurgiens
CMR Surgical s’efforce actuellement d’obtenir l’aval des autorités régulatrices britanniques pour que Versius puisse passer du cadre d’entraînement à la salle d’opération. L’entreprise espère surmonter cette étape réglementaire d’ici la fin de l’année. Si Versius est approuvé, il pourrait apporter de grands bénéfices tant pour les chirurgiens que pour les patients durant les interventions.
Les médecins, pour réaliser des chirurgies mini-invasives, sont souvent contraints d’adopter des postures inconfortables. Ils doivent parfois se plier dans des positions étranges et y demeurer longuement. Grâce à Versius, ces angles contraignants pourront être évités, le robot se chargeant des manœuvres tandis que les chirurgiens resteront assis ou debout confortablement à leur console.
Avantages pour les patients
Pour les patients, les chirurgies mini-invasives présentent plusieurs bénéfices. Elles diminuent de 50 % les risques de développer une hernie, nécessitent moins de médicaments contre la douleur après l’opération et réduisent le taux d’infections. Cependant, du fait des compétences techniques élevées requises pour ces procédures, elles sont souvent remplacées par des opérations ouvertes.
Versius pourrait transformer la formation des chirurgiens en rendant leur apprentissage plus rapide. Par exemple, alors qu’un chirurgien a habituellement besoin de 60 à 80 heures de pratique pour maîtriser la technique du nœud chirurgical par une petite incision, avec Versius, ce temps pourrait être réduit à seulement 30 minutes. Cela pourrait ainsi élargir le nombre de médecins capables de pratiquer des interventions mini-invasives, rendant ces procédures plus fréquentes.
Les obstacles réglementaires
Il convient de noter que Versius n’est pas le premier robot chirurgical. Néanmoins, la tendance semble aller vers des robots plus simples à utiliser et plus mobiles. À l’avenir, le personnel hospitalier pourrait facilement faire entrer et sortir Versius des salles d’opération, bien sûr, si les autorisations réglementaires sont données.
En savoir plus
Pour davantage d’informations, consultez cet article : Les robots aidant les chirurgiens du NHS à être plus performants et rapides [The Guardian].
FAQ
Quels types d’interventions peuvent être réalisées avec Versius ?
Versius est conçu pour effectuer principalement des procédures mini-invasives, telles que les laparoscopies, qui consistent à opérer à travers de très petites incisions.
Quelle est la durée de formation requise pour utiliser Versius ?
Avec l’assistance de Versius, les chirurgiens peuvent maîtriser les techniques nécessaires en seulement 30 minutes, alors qu’ils auraient nécessité des heures de pratique sans ce robot.
Quels sont les effets secondaires possibles des chirurgies mini-invasives ?
Bien que les chirurgies mini-invasives entraînent généralement moins de complications que les interventions ouvertes, des risques comme des infections, des saignements ou des réactions à l’anesthésie subsistent.
À quel point Versius est-il mobile ?
Versius est conçu pour être facilement transportable, ce qui signifie qu’il peut être déplacé d’une salle d’opération à une autre selon les besoins de l’hôpital.
Quand Versius sera-t-il utilisé dans les hôpitaux ?
Cela dépend de l’approbation réglementaire en cours. CMR Surgical espère que Versius pourra être utilisé dans les blocs opératoires d’ici la fin de l’année.
