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Ce qui peut sembler être une nouvelle stratégie de surveillance dystopique impliquant des caméras de reconnaissance faciale est en réalité une initiative bien plus modeste du **Département des Transports de New York**. Leur objectif principal est de suivre les différents modes de transport afin d’améliorer la conception des routes.
D’après le site Gothamist, le département a déployé 100 capteurs routiers à travers la ville pour recueillir des données sur la circulation des véhicules, des cyclistes et des piétons.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet pilote lancé en 2023, qui visait à recueillir des données sur le trafic urbain en installant 20 capteurs similaires sur des panneaux de signalisation à divers endroits. Ces capteurs utilisant l’apprentissage automatique sont conçus pour anonymiser les visages et les plaques d’immatriculation. Eric Beaton, le commissaire adjoint du DOT, a expliqué à Gothamist que ces outils sont destinés à améliorer les passages piétonniers et les infrastructures cyclables.
Une image fournie par le DOT montre un capteur en action : bien que des éléments restent flous, un algorithme d’apprentissage automatique assure un suivi visuel précis des piétons et des véhicules, avec des boîtes de couleurs différentes pour chaque entité.
Selon Beaton, il n’y a rien dans les données collectées qui puisse identifier un individu ou un véhicule. « Ces capteurs nous offrent une base de données beaucoup plus riche », a-t-il affirmé.
En lien avec cette initiative de surveillance, le DOT a indiqué qu’il partagerait une partie des données avec la communauté. Cependant, des **organisations de surveillance** appellent à la transparence totale concernant ces informations.
« En tant qu’agence financée par les contribuables, il est légitime que nous sachions ce que ces données révèlent, et pour cela, nous devrions avoir des rapports réguliers », a déclaré Jon Orcutt, défenseur des transports et ancien directeur des politiques au DOT, à Gothamist.
Cette situation souligne la complexité à laquelle sont confrontés les responsables de la ville : collecter suffisamment de données pour prendre des décisions éclairées concernant les options de transport nécessite souvent une extension de la surveillance municipale.
Orcutt a précisé : « Actuellement, il existe 20 ou 25 sites où les vélos sont comptés. Cela ne représente qu’un très petit ensemble de données, alors que nous avons 6 000 miles de routes à prendre en compte. »
Pour en savoir plus sur New York : Les autorités préoccupées par l’apparition de silhouettes mystérieuses surgies des égouts
Sommaire
ToggleFAQ
Quel est le but principal de l’initiative du DOT de New York ?
L’objectif principal est d’améliorer la conception des routes en recueillant des données sur les modes de transport à travers la ville.
Ces capteurs sont-ils intrusifs ?
Non, selon le DOT, ils anonymisent les données pour préserver l’identité des individus et des véhicules.
Quelles données seront partagées avec la communauté ?
Le DOT a promis de partager une partie des données collectées, bien que la nature exacte de ces informations reste à préciser.
Pourquoi est-il important de collecter davantage de données sur le trafic ?
Plus de données permettent aux responsables municipaux de prendre de meilleures décisions pour améliorer les infrastructures de transport et répondre aux besoins des usagers.
Qui peut accéder aux données collectées ?
Actuellement, les organismes de surveillance réclament un accès total aux données, étant donné que l’agence est financée par les contribuables.
