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Lorsque l’on présente des excuses, il est essentiel que cela soit fait avec sincérité. Un effort réel est également nécessaire pour que cela soit significatif.
Un juge en Nouvelle-Zélande est confronté à une situation intrigante après avoir reçu des excuses écrites d’un défendeur, qui semblent avoir été générées par un modèle **d’intelligence artificielle**.
Le défendeur avait beaucoup à justifier : accusée d’incendie criminel, elle avait admis avoir brûlé une maison. En détention, elle a mordu un policier, et, avec un certain mépris, a partagé avec lui qu’elle était **porteuse du VIH**. Comme l’a relaté en premier The New Zealand Herald.
Lors de l’audience de **sentencing**, le juge Tom Gilbert, de la cour de district de Christchurch, a interrogé le défendeur concernant les lettres d’excuses qu’elle avait envoyées, l’une à lui et l’autre aux victimes.
Selon un document consulté par le New York Times, Gilbert a mentionné : “La question du **remords** est fascinante. Par curiosité, j’ai demandé à deux outils d’IA de rédiger une lettre pour un juge exprimant des excuses pour mes actes.” Il a constaté que les lettres provenaient bien d’une **intelligence artificielle**, bien qu’elles comportent quelques modifications.
Le remords joue un rôle crucial lors des sentences. Si un individu semble vraiment désolé pour ses actes, cela peut entraîner une **réduction de peine**. Gilbert a précisé qu’il n’était pas contre l’utilisation de l’IA, mais un simple document généré par un ordinateur ne suffisait pas à mesurer l’authenticité des regrets d’une personne.
En conclusion, il a décidé de réduire la peine de cinq pour cent, alors que la défense réclamait dix pour cent. Le défendeur purgera donc **27 mois de prison**. Gilbert a estimé que “10 % n’était pas justifié” et a trouvé que “5 % pouvait être considéré comme raisonnablement généreux.”
L’utilisation de l’IA dans le milieu juridique s’accompagne souvent d’erreurs et de controverses. Des avocats ont été réprimandés après avoir utilisé des outils d’IA entraînant des incohérences dans les documents officiels, incluant des citations erronées et des cas fictifs. Ce genre d’incident a provoqué des **mini-crises** dans plusieurs cabinets juridiques.
Ce n’est pas la première fois qu’une mésaventure liée aux excuses générées par l’IA se produit en cour. En octobre dernier, un avocat de la défense a été surpris d’utiliser un outil d’IA qui produisait des erreurs dans ses documents. Il a tenté de justifier son utilisation de l’IA dans un bref dépôt qui était lui-même rédigé par un outil d’IA, un fait qu’il a d’abord nié avant de s’excuser puis de revenir sur ses déclarations. Cela montre que les juges sont de plus en plus conscients de la **prolifération de technologies d’IA** paresseuses.
Plus sur l’IA : Un cabinet d’avocats renvoie des centaines d’employés en raison d’un changement vers l’IA
FAQ
Qu’est-ce qu’une lettre d’excuses générée par IA ? C’est un document produit par des algorithmes d’intelligence artificielle, souvent utilisé pour exprimer des regrets après un acte criminel.
Quels sont les risques d’utiliser l’IA en milieu juridique ? Les erreurs générées par l’IA, comme des citations incorrectes ou des informations inventées, peuvent compromettre la crédibilité des arguments juridiques et entraîner des sanctions pour les avocats.
Comment les juges perçoivent-ils les excuses générées par IA ? Beaucoup de juges, comme le juge Gilbert, estiment que ces lettres manquent de sincérité et ne peuvent pas refléter de véritables remords.
Quelles sont les conséquences des faux remords en justice ? Les faux remords peuvent influencer négativement la sentence, et un acte d’une personne peut être perçu comme un manque de respect envers le tribunal.
Comment les avocats s’adaptent-ils à l’usage croissant de l’IA ? Les avocats doivent être prudents, s’éduquer sur le sujet et utiliser l’IA de manière éthique pour éviter des complications juridiques.
