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Une ville de l’Arizona réévalue l’utilisation des caméras Flock suite aux inquiétudes de surveillance des résidents.

La situation à Cottonwood : un débat sur la surveillance

À Cottonwood, en Arizona, une pression publique croissante pousse les dirigeants de la ville à reconsidérer l’utilisation des caméras de lecture de plaques d’immatriculation. Pour certains résidents, ces dispositifs représentent un outil essentiel de sécurité publique, tandis que d’autres y voient une expansion inquiétante de la surveillance.

Lors de la réunion du Conseil municipal du 4 août, les responsables ont promis de revenir sur ce sujet lors d’une discussion publique dédiée, comme l’a rapporté JournalAZ.

Informations clés à retenir

La vice-maire, Felicia Coates, a indiqué que toute conversation future devrait permettre aux citoyens de mieux comprendre le système Flock, en évoquant la conservation des données, les mesures de sécurité en place et d’autres enjeux associés. À l’unanimité, le Conseil municipal a convenu de mettre le système de caméras Flock Safety à l’ordre du jour d’une prochaine réunion, soulignant l’absence d’opposition à cette décision.

Les commentaires du public ont majoritairement été défavorables à l’initiative. Sept citoyens ont exprimé leur opposition aux lecteurs de plaques d’immatriculation automatisés, tandis que trois ont montré leur soutien. Environ quinze membres du public se sont également montrés solidaires avec ceux qui ont pris la parole.

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Ce débat se concentre sur un système qui s’est développé discrètement depuis 2021. En effet, seulement quatre caméras Flock avaient été installées cette année-là, et d’ici 2025, il y en avait déjà onze dans la ville. Lors d’un vote du Conseil le 17 juin 2025, un budget de 199 000 dollars a été approuvé pour ajouter huit caméras et deux drones, en plus d’une subvention de 213 992,80 dollars de l’État destinée à lutter contre le trafic humain.

Zachary Jablow, résident de Cottonwood, a exprimé son inquiétude durant les commentaires publics : « Avec ces caméras Flock Safety, nous ne savons pas ce qu’il advient de nos données. D’autres peuvent y accéder et ces appareils peuvent être piratés. »

Contexte supplémentaire

La ville de Sedona a aussi rejoint le débat sur les ALPR (Automatic License Plate Readers). Elle a installé des caméras similaires en juin 2025 sans en informer la population, avant d’annuler son contrat avec Flock et de retirer onze caméras en septembre 2025 après les protestations des habitants.

Des actions organisées contre l’utilisation des caméras continuent à se développer en dehors des réunions du Conseil. Le 1er août, l’organisation Indivisible Cottonwood Clarkdale Cornville a tenu sa troisième réunion pour discuter de cette question. Les organisateurs, Lori Pedersen et Sandy Boyce, ont appelé les résidents à contacter les membres du Conseil, à écrire des lettres et à garder l’attention publique sur les caméras.

Les forces de police défendent néanmoins ces dispositifs comme un outil de lutte contre la criminalité. Gareth Braxton-Johnson, commandant du département de police de Cottonwood, a précisé que le financement avait été obtenu grâce à des subventions de l’État et que les enregistrements réalisés par ces caméras sont soumis aux règles de conservation des archives de l’État de l’Arizona.

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Que se passe-t-il actuellement ?

Un changement important s’annonce : plutôt que de traiter cette question dans le cadre d’un ordre du jour standard, elle sera abordée lors d’une discussion publique où les dirigeants de la ville devraient aborder les règles de conservation des données, l’accès à ces informations et les protections mises en place pour éviter un abus.

Les habitants de Cottonwood cherchent des réponses claires avant l’expansion du système. Au-delà de la question de savoir si ces caméras peuvent contribuer à résoudre des crimes, ils s’interrogent sur qui contrôle les données, la durée de leur conservation et la robustesse des protections contre des utilisations inappropriées.

Pam Wilson, résidente, a résumé les préoccupations lors des commentaires publics : « La communauté mérite d’être informée : comment cela fonctionne, quelles données sont collectées, qui y a accès, combien de temps ces données sont conservées et quelles mesures de sécurité existent pour prévenir les abus. »

FAQ

Quels types de données sont collectées par ces caméras ?

Les caméras Flock enregistrent principalement les plaques d’immatriculation des véhicules, mais elles peuvent également collecter des informations sur la date, l’heure et le lieu de la capture des images.

Qui a accès aux données recueillies ?

En général, l’accès à ces données est limité aux agents de police et à certaines autorités gouvernementales, mais cela peut varier selon les politiques de la ville.

Quelles sont les mesures de protection mises en place ?

Les autorités affirment que des politiques de conservation des données réglementent la durée de stockage et que des systèmes de sécurité sont en place pour protéger ces données contre tout accès non autorisé.

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Que peuvent faire les résidents pour s’opposer à ce système ?

Les citoyens peuvent participer aux réunions du Conseil municipal, envoyer des lettres aux élus et rejoindre des groupes organisés qui s’opposent à ces dispositifs.

Quelles sont les conséquences d’un débat public sur ce sujet ?

Un débat public peut mener à des changements dans les politiques relatives à l’utilisation des caméras, notamment en ce qui concerne la protection des données personnelles et les protocoles de surveillance.