Cas de surveillance excessive d’une travailleuse à domicile du New Jersey
Une employée travaillant à distance dans le New Jersey a porté des accusations contre son employeur, affirmant que celui-ci exigeait qu’elle prenne des photos par webcam tous les trois minutes dans son propre domicile. De plus, son employeur aurait utilisé un système de reconnaissance faciale sur chacune de ces images. Cette situation s’est aggravée lorsque l’employée a demandé un aménagement médical pour réduire la fréquence de ces surveillances, entraînant finalement son licenciement.
Points clés à retenir
Selon une explication largement diffusée sur TikTok par The Unraveling, cette affaire a conduit à un procès. Le récit de l’expérience de l’employée a été présenté dans un article de Inc., qui souligne les détails de la situation.
“Une travailleuse à distance a été congédiée après que son employeur a exigé qu’elle prenne des photos par webcam toutes les 3 minutes. Selon son procès, un outil d’IA nommé Sentinel AI capturait son image environ 160 fois par jour et effectuait une reconnaissance faciale sur chaque cliché,” a rapporté un utilisateur TikTok.
Dans sa plainte, l’employée évoque un changement significatif des politiques au sein de Sutherland Healthcare Solutions, où elle avait été employée pendant plus d’une décennie et avait reçu de bonnes évaluations de ses performances. Avant son licenciement, le logiciel d’intelligence artificielle aurait pris son image environ 160 fois par jour et tenté de la reconnaître à chaque fois.
Elle ne demandait pas une suspension totale de la surveillance, mais souhaitait simplement que l’on réduise le nombre de photos. Selon ses médecins, un stress accru avait aggravé une condition médicale. Ce niveau de surveillance a provoqué une réaction négative sur les réseaux sociaux, des utilisateurs se demandant pourquoi un tel dispositif était nécessaire si ses performances étaient bonnes.
Contexte supplémentaire
Au lieu d’acheter une licence pour le logiciel Sentinel AI, la société Sutherland l’a développé en interne, obtenant même un brevet pour cela. Ce logiciel est déjà utilisé par des entreprises dans divers secteurs tels que la finance, les télécommunications et la santé, en affirmant qu’il est capable de déceler des objets ou des visages non autorisés. Un communiqué de presse a mentionné que cet outil pourrait réduire de 90 % le temps que les superviseurs passent à surveiller le personnel, entraînant ainsi d’importantes économies financières.
Des études de l’American Psychological Association ont également été citées pour montrer que presque la moitié des travailleurs savent déjà qu’ils sont surveillés par leur employeur. Parmi ceux qui font face à cette surveillance, 56 % se disent stressés au travail, alors que seulement 40 % de ceux qui ne sont pas observés ressentent cette tension.
Bien que les systèmes d’IA présentent des avantages pour optimiser la consommation d’énergie et prévoir la demande, ils nécessitent une infrastructure informatique énergivore, ce qui soulève des préoccupations en matière de sécurité et de durabilité.
Mesures prises
Cette plainte est déposée dans le cadre de la législation sur la discrimination du New Jersey, qui protège les travailleurs handicapés. Les employeurs y sont tenus de procéder à une démarche d’aménagement raisonnable. L’employée a affirmé que cette démarche n’avait pas été respectée. Selon sa version, elle a été contrainte d’accepter la caméra, de faire un trajet quotidien de six heures pour se rendre au bureau, ou bien de perdre son emploi.
À titre de comparaison, le Maine interdit aux employeurs de diriger une caméra chez un employé à domicile, sauf si cela est absolument nécessaire pour le travail, établissant ainsi une limite rare à la surveillance à distance.
Étant donné que Sutherland commercialise Sentinel AI au-delà de son propre personnel, cette affaire pourrait également aider à définir les limites de l’usage de la surveillance par reconnaissance faciale dans les environnements de travail à domicile.
En somme, il semble que la motivation derrière cette surveillance soit économique, car “une caméra dans votre salon coûte moins cher qu’un manager,” comme l’indique The Unraveling. Cela dit, de nombreux internautes estiment que l’entreprise a franchi une limite.
Questions fréquentes
Quelle réaction a suscité cette affaire dans le secteur professionnel ?
De nombreux travailleurs et experts s’inquiètent de l’impact que cette surveillance excessive pourrait avoir sur la confidentialité et le bien-être des employés, soulignant un malaise croissant face à l’automatisation et à la surveillance au travail.
Quelles mesures de protection existent pour les travailleurs à domicile ?
Des lois varient selon les États, mais en général, les employés doivent être informés des pratiques de surveillance et donner leur consentement. Certaines législations protectrices obligent les employeurs à mener des discussions pour des aménagements raisonnables.
Quelles sont les alternatives à la surveillance par webcam ?
Certaines entreprises pourraient envisager des évaluations de performances plus humaines et personnalisées, en privilégiant la communication directe avec leurs employés au lieu d’une surveillance constante.
Quelles sont les implications de la reconnaissance faciale dans le milieu professionnel ?
L’utilisation de la reconnaissance faciale soulève des questions d’éthique, notamment en matière de confidentialité des données et de risques de discrimination, ce qui amène des autorités à évoquer des régulations plus strictes.
La technologie de surveillance est-elle en augmentation ?
Oui, le déploiement de technologies de surveillance dans les environnements de travail est en augmentation, suscitée par la montée du télétravail et les préoccupations de sécurité accrue, mais cela soulève aussi de fortes réticences parmi les travailleurs.
