Technologie

Projet de loi néerlandais lutte contre les techniques d’engagement des applications incitant à la dépense.

Une initiative législative néerlandaise pour réguler les applications

Un député néerlandais se préoccupe des choix de design qui incitent à passer du temps sur les applications et à effectuer des dépenses. Barbara Kathmann, une députée du parti Pro, a mis sur la table une proposition de loi visant à réguler les designs considérés comme manipulatoires, sans bannir les plateformes elles-mêmes.

Ce qu’il faut savoir

Cette proposition de loi concerne plusieurs types de services numériques : les réseaux sociaux, les jeux, les applications de rencontre et même les chatbots. Selon les informations rapportées par DutchNews, ce texte de loi classerait les designs en ligne manipulatoires dans la catégorie des “pratiques commerciales déloyales”, déjà prohibées par la législation néerlandaise sur la consommation.

Avec la proposition de Kathmann, le fonctionnement des services numériques pourrait être régi par la loi sur la consommation. Elle a déclaré à la chaîne de télévision NOS que les protections actuelles sont principalement axées sur les produits physiques, laissant de côté les services numériques et leurs caractéristiques de design.

Parmi les exemples de designs problématiques, le rapport cite le scrolling infini, sans toutefois fournir une liste exhaustive des pratiques qui seraient interdites.

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Contexte élargi

Barbara Kathmann voit la question au-delà du simple temps passé en ligne ; elle s’inquiète également des dépenses que les utilisateurs réalisent en utilisant ces applications. Elle a affirmé que les produits numériques présentent des techniques qui rendent les gens « accros » et les incitent à dépenser de l’argent, ce qui profite à quelques milliardaires de la technologie. Elle compare les plateformes en ligne à « l’ancienne rue commerçante ou marché », soulignant leur rôle central dans notre consommation moderne.

Le rapport ne précise cependant pas les éventuelles sanctions ou modalités de mise en œuvre de cette loi.

Quelles actions sont entreprises ?

Kathmann espère qu’une loi néerlandaise incitera l’Union Européenne à réagir. Bien qu’elle soit en faveur d’une approche continentale, elle estime que le processus pourrait prendre trop de temps. Son initiative ne se limite pas aux Pays-Bas ; des législateurs d’autres pays européens comme l’Allemagne, la France, la Belgique, le Luxembourg, l’Autriche, l’Italie et le Portugal collaborent avec elle pour élaborer des législations similaires.

Récemment, une décision judiciaire a maintenu une ordonnance exigeant que Meta offre aux utilisateurs de Facebook et Instagram aux Pays-Bas la possibilité de choisir un fil d’actualité chronologique par défaut, plutôt qu’algorithmiquement. La défense des droits numériques Bits of Freedom a initié cette action.

Kathmann a exprimé que « si une poupée est dangereuse, nous la retirons du marché ». Elle indique que les plateformes de médias sociaux doivent également être repensées si elles s’avèrent dangereuses.

Informations supplémentaires

Des préoccupations sur des designs d’applications addictifs et leurs incitations à la dépense existent également aux États-Unis, entraînant des actions législatives. Par exemple :

  • La Californie a voté pour l’adoption de plusieurs lois concernant la sécurité des enfants, axées sur les médias sociaux et l’intelligence artificielle.
  • Le Caroline du Nord tente de porter plainte contre ByteDance, accusant TikTok de rendre les enfants dépendants grâce à son design.
  • Des anciens employés de DraftKings ont rapporté que l’intelligence artificielle ciblait des promotions de paris gratuits pour les joueurs les plus susceptibles de perdre de l’argent.
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FAQ

Quels sont les principaux objectifs de la loi proposée ?

La loi vise à réguler les designs d’applications qui incitent les utilisateurs à passer trop de temps en ligne et à dépenser de l’argent.

Quels types de plateformes seront touchés par cette législation ?

Les réseaux sociaux, les jeux, les applications de rencontre et les chatbots sont concernés par la proposition.

Y a-t-il des exemples concrets de pratiques que la loi pourrait interdire ?

Le scrolling infini est mentionné comme un exemple, mais la proposition n’énumère pas toutes les pratiques susceptibles d’être interdites.

Comment la proposition de loi pourrait-elle impacter d’autres pays ?

Il pourrait encourager des législateurs d’autres pays européens à développer des lois similaires pour lutter contre le design manipulatoire.

Quels sont les risques associés à l’absence de cette réglementation ?

Sans régulation, les utilisateurs pourraient continuer à être exposés à des techniques de design manipulatoires, entraînant des conséquences sur leur bien-être et leur finances personnelles.