Alerte sur une “pandémie silencieuse” liée à la violence numérique
Des responsables de la santé publique mondiale ont récemment attiré l’attention sur un phénomène inquiétant que le média numérique Streamline Feed qualifie de “pandémie silencieuse” alimentée par l’intelligence artificielle, touchant particulièrement les femmes, les journalistes et ceux qui militent pour les droits.
Que se passe-t-il ?
À la fin de l’année 2025, une équipe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au sein de la EPI-WIN, a organisé un webinaire pour discuter d’un problème croissant : la violence numérique. Le groupe de défense des droits humains, Amnesty International, a également publié un document sur ce sujet, mettant en garde contre les dangers du cyberharcèlement et du harcèlement en ligne, qui peuvent causer des dommages dans la vie réelle.
D’après des données des Nations Unies, le pourcentage d’adolescents utilisant de manière problématique les réseaux sociaux est passé de 7 % en 2018 à 11 % en 2024, et cette augmentation pourrait être encore plus marquée aujourd’hui. Cette forme d’usage excessif de l’internet, connue sous le nom de PSMU (problèmes d’utilisation des médias sociaux), est reconnus comme un risque pour la santé, bien qu’il n’existe pas encore de diagnostic clinique officiel.
Western researchers ont constaté que la plupart des études sur la violence numérique ont été publiées avant que l’intelligence artificielle ne devienne répandue, mais aujourd’hui, l’IA est identifiée comme un facteur majeur contribuant à ce phénomène. Selon l’ONU, la violence technologique à l’encontre des femmes et des filles est en forte augmentation, l’IA créant de nouvelles formes d’abus et amplifiant celles qui existent déjà à des vitesses alarmantes.
Pourquoi la violence numérique est-elle préoccupante ?
Un chercheur principal a déclaré qu’il y a des signes de cerveaux réorganisés par le traumatisme. Le 9 décembre 2025, l’Associated Press a rapporté qu’une proportion écrasante de deux tiers des journalistes, des défenseurs des droits et des activistes a subi de la violence numérique, plus de 40 % d’entre eux affirmant avoir aussi subi des attaques dans la vie réelle en conséquence.
La situation des journalistes est préoccupante car elle représente un risque pour la démocratie, en raison de l’effet dissuasif que ces menaces peuvent engendrer. Bien que l’IA générative soit relativement récente, il existe un manque de données quantitatives sur l’étendue du problème et les effets à long terme des abus facilités par l’IA.
Un rapport de l’ONU Femmes de décembre 2025, qui a interrogé 640 femmes dans 119 pays, a révélé des résultats inquiétants. Bien que l’IA soit encore récente, 24 % des répondantes avaient déjà subi de la violence en ligne assistée par l’IA. De plus, près de 44 % des défenseurs des droits humains interrogés ont signalé des violences réelles comme le doxxing, le swatting et le harcèlement en lien avec des abus numériques.
Quelles actions sont entreprises ?
Dans son rapport, l’ONU Femmes a souligné l’importance urgente de développer des outils pour identifier, surveiller et prévenir la violence en ligne assistée par l’IA. Des recommandations ont aussi été faites aux politiques pour mettre en place des voies légales et réglementaires afin de tenir les auteurs et les plateformes technologiques responsables.
FAQ
Quels sont les typologies de violence numérique ?
La violence numérique inclut le cyberharcèlement, les menaces en ligne, le doxxing, et les attaques de deepfake. Chacune de ces formes peut causer des dommages psychologiques ou physiques réels.
Quelles conséquences la violence numérique peut-elle avoir sur les victimes ?
Les victimes peuvent éprouver une série de conséquences, notamment l’anxiété, la dépression et un sentiment d’isolement. De plus, cela peut affecter leur capacité à travailler ou à s’engager dans des activités publiques.
Comment les gouvernements peuvent-ils aider ?
Les gouvernements peuvent établir des lois plus strictes concernant la violence en ligne et investissent dans la sensibilisation et l’éducation des utilisateurs sur les risques associés à l’usage des réseaux sociaux.
Quelles ressources sont disponibles pour les victimes de violence numérique ?
De nombreuses organisations, telles qu’Amnesty International et des lignes d’assistance locales, offrent des ressources et du soutien aux victimes de violence numérique.
Comment les individus peuvent-ils se protéger en ligne ?
La mise en place de paramètres de confidentialité, l’utilisation de mots de passe forts et le signalement immédiat des comportements suspects sont des premières étapes efficaces pour se protéger en ligne.
