Technologie

Les scientifiques préoccupés : les oiseaux échouent à un test simple durant les vagues de chaleur, révélant des impacts sous-estimés

Les scientifiques préoccupés : les oiseaux échouent à un test simple durant les vagues de chaleur, révélant des impacts sous-estimés

Effets de la chaleur sur les babillers à joues blanches

En Afrique du Sud, les babillers à joues blanches semblent rencontrés des difficultés face à des obstacles simples, notamment par temps chaud. Ces oiseaux, au lieu de contourner une barrière en plastique pour atteindre leur nourriture, continuent de picorer le plastique. Ce comportement pourrait indiquer que des températures extrêmes influencent leur cognition.

Qu’est-ce qui se passe vraiment ?

Des études montrent que les vagues de chaleur ne se limitent pas à impacter le confort physique des animaux. D’après Smithsonian Magazine, des températures élevées pourraient perturber des aspects tels que l’apprentissage, la mémoire, et même l’attention, tout en accentuant les comportements agressifs.

Dans le cas des babillers à joues blanches, les vagues de chaleur ont doublé le nombre de tentatives nécessaires pour qu’ils comprennent quelle couvercle cachait une larve. Dans le désert du Kalahari, lorsque les températures atteignent 36 degrés Celsius, les oiseaux cessent de réagir de manière appropriée face à un modèle de prédateur, le considérant plutôt comme un objet inoffensif. Ce phénomène est aussi observé chez d’autres espèces.

A lire :  Une entreprise dévoile une technologie révolutionnaire inspirée des pyramides, la forme géométrique la plus stable et la plus simple

Par exemple, les bourdons ont plus de difficultés à associer des couleurs à des récompenses lorsque la température atteint 32 degrés Celsius, comparé à 25 degrés. En Italie, les chamois devenaient plus agressifs avec l’augmentation de la chaleur et la raréfaction de la nourriture. Une étude de 2023 a même révélé que le risque de morsures de chiens augmentait de 10 % lorsque la température atteignait 32 degrés par rapport à 16 degrés.

Quelle est l’importance de ces résultats ?

Ces découvertes sont alarmantes tant pour la faune que pour les humains. Si les oiseaux, les abeilles, les poissons et d’autres mammifères ne parviennent pas à réfléchir suffisamment pour trouver de la nourriture ou échapper à des prédateurs, les écosystèmes deviennent fragiles. Les humains, qui dépendent de ces écosystèmes de multiples façons, pourraient aussi ressentir les effets.

Les pollinisateurs, comme les bourdons, jouent un rôle fondamental dans la culture de nombreuses plantes, parmi lesquelles les tomates et les myrtilles. Si un chaleur extrême les empêche de repérer les fleurs récompensantes ou de retourner à leur nid, l’agriculture pourrait en pâtir.

Il a été rapporté que dans le Kalahari, où ces babillers doivent s’appuyer sur des instincts aigus pour survivre, les températures augmentent presque deux fois plus vite que la température mondiale moyenne. En milieu urbain, les températures peuvent être encore plus élevées, exerçant une pression accrue sur les animaux, y compris les animaux de compagnie. La chaleur croissante représente non seulement une menace physique pour ces animaux, mais peut également affecter leurs capacités mentales nécessaires à l’adaptation face à un climat changeant.

A lire :  « Washington DC transforme les lampadaires en bornes de recharge pour véhicules électriques grâce aux frais d'émission de diesel. »

Quelles actions sont envisagées ?

Les chercheurs s’intéressent de plus en plus à la manière dont la chaleur influence le comportement animal, et pas seulement leur survie. Cette perspective pourrait permettre aux conservationnistes d’identifier les espèces les plus vulnérables lors de vagues de chaleur prolongées et de concevoir des mesures de protection adaptées.

Protéger les habitats en offrant de l’ombre, un accès à l’eau, et en modifiant les infrastructures urbaines limitant la chaleur pourraient diminuer le stress sur la faune et les animaux domestiques. Comme le souligne Amanda Ridley, une écologue comportementale, un climat en évolution rend encore plus crucial le fait que les animaux s’adaptent sur le plan comportemental. Elle prévient qu’il est probable que nous sous-estimions les effets de la chaleur sur le fonctionnement cognitif des animaux.

FAQ

Quel type de protection peut-on mettre en place pour les animaux en période de chaleur ?

On peut créer des espaces ombragés, fournir de l’eau fraîche et réduire la chaleur dans les zones urbaines grâce à de la végétation et des matériaux réfléchissants.

Les vagues de chaleur affectent-elles également les humains ?

Oui, des études montrent que la chaleur extrême peut mener à des comportements agressifs et à une altération des fonctions cognitives chez les humains.

Quels autres animaux sont affectés par la chaleur ?

Les abeilles, les oiseaux, les poissons et plusieurs mammifères sont tous touchés par les vagues de chaleur, impactant leur comportement et leur capacité à survivre.

Comment les vagues de chaleur influencent-elles l’agriculture ?

Les pollinisateurs comme les abeilles, qui sont vitaux pour de nombreuses cultures, peuvent éprouver des difficultés à localiser les fleurs et à récolter le nectar pendant des épisodes de chaleur intense.

A lire :  Un expert automobile ébloui par le test de la Tesla avec l'accumulateur d'origine : 'Une avancée majeure souvent sous-estimée'

Quels indices montrent que des espèces d’animaux sont en danger à cause du changement climatique ?

Les études montrent une augmentation des erreurs de comportement et une agressivité accrue chez divers animaux soumis à des températures élevées, renforçant l’idée qu’ils sont plus vulnérables face à un climat changeant.