Découverte d’un nouveau variant de COVID
Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont récemment signalé la présence d’un variant BA.3.2 du COVID-19 dans des échantillons de eaux usées prélevés dans plus de deux douzaines d’États américains. Cette information provient d’un rapport publié par l’agence, le Morbidity and Mortality Weekly Report.
Quelle est la situation actuelle ?
Le Center for Infectious Disease Research and Policy de l’Université du Minnesota a qualifié ce nouveau variant de « fortement muté », lors d’une mise à jour lundi dernier. L’étude de surveillance des maladies infectieuses prend du temps, mais il a été confirmé que BA.3.2 était déjà détecté dans 23 pays au 11 février.
En outre, le variant a été retrouvé dans divers échantillons, comprenant des écouvillons nasaux de quatre voyageurs américains, des échantillons cliniques de cinq patients, et des échantillons de eaux usées prélevés dans trois avions ainsi que dans 132 échantillons de surveillance provenant de 25 États. Cette information a été rapportée par le CIDRAP, en se basant sur les données du CDC.
La première identification de BA.3.2 remonte à novembre 2024 en Afrique du Sud. Des analyses plus approfondies ont révélé l’émergence de deux sous-lignées de ce variant, à savoir BA.3.2.1 et BA.3.2.2, ce qui indique que le virus continue d’évoluer.
Pourquoi est-ce préoccupant ?
Entre novembre de l’année dernière et janvier, le variant BA.3.2 représentait 30 % des infections détectées dans trois pays européens : Danemark, Allemagne, et Pays-Bas. Bien que les taux d’infection globaux soient restés constants, cette émergence soulève des inquiétudes.
Dans le bulletin du CDC concernant BA.3.2, il a été annoncé que le premier cas domestique confirmé de ce variant a été détecté le 27 juin. Ce cas a été identifié à l’aéroport international de San Francisco et concernait un individu revenu d’un voyage aux Pays-Bas.
Ce variant présente entre 70 et 75 modifications dans sa protéine spike par rapport à l’ancien variant JN.1, ce qui pourrait potentiellement diminuer l’immunité conférée par des infections antérieures ou des vaccinations.
Ce point est particulièrement inquiétant, car les vaccins mRNA contre le COVID de 2025 et 2026 sont bien plus efficaces contre le variant JN.1, mais montrent une neutralisation d’anticorps beaucoup plus faible vis-à-vis de BA.3.2, comme le révèle une étude en laboratoire portant sur sept variants.
En outre, le CDC a indiqué que la prévalence de ce nouveau variant pourrait être supérieure à ce qui avait été estimé précédemment, en raison des insuffisances de surveillance et de tests dans plusieurs pays. Ils ont noté que le nombre de détections signalées a augmenté depuis septembre 2025, mais que beaucoup de pays ne disposent pas de capacités suffisantes pour détecter et surveiller génétiquement les variants, ce qui pourrait entraîner une sous-estimation de leur propagation réelle.
Quelles mesures sont prises ?
Le CDC a mis en garde que ce nouveau variant pourrait « échapper aux anticorps », appelant à une surveillance robuste de BA.3.2. À un niveau individuel, le port d’un masque de haute filtration, comme un KN95, peut aider à réduire le risque d’exposition et de transmission dans les lieux publics.
FAQ
Quelle est la principale préoccupation avec le variant BA.3.2 ?
La préoccupation majeure est que ce variant montre des mutations significatives qui pourraient diminuer l’efficacité des vaccins et la protection immunitaire acquise.
Comment le variant BA.3.2 se propage-t-il ?
Il se propage par les voies respiratoires, comme d’autres variants, et peut être détecté dans des échantillons de eaux usées ou par des tests de dépistage chez des individus infectés.
Quels conseils de prévention sont recommandés pour le nouveau variant ?
Il est conseillé de continuer à porter des masques protecteurs, de se faire vacciner et de maintenir une bonne hygiène des mains pour réduire les risques de transmission.
Y a-t-il des recommandations spécifiques pour les voyageurs ?
Les voyageurs devraient suivre les directives sanitaires en vigueur, se faire tester avant et après leur voyage et envisager de s’abstenir de voyager dans les zones où le variant est largement répandu.
Quelles sont les prochaines étapes pour les chercheurs et les autorités de santé publique ?
Les chercheurs et les autorités continuent de surveiller l’évolution du variant et d’étudier son impact sur les vaccins, tout en préparant des stratégies pour répondre aux défis posés par sa propagation.
