Technologie

Meta se retire de RE100 après avoir soutenu des centrales à gaz pour ses centres de données IA.

Meta, après avoir investi durant l’année passée dans des centrales à gaz naturel pour alimenter ses opérations d’intelligence artificielle, a décidé de quitter un important groupe corporatif dédié à l’énergie renouvelable. C’est ce que rapporte un article de TechCrunch.

Ce changement illustre une tendance parmi les grandes entreprises qui parlent de “progrès en matière d’énergie propre”, tout en développant des infrastructures susceptibles d’avoir des conséquences négatives sur les communautés environnantes.

Quelle est la situation actuelle ?

Meta ne fait plus partie de l’initiative RE100, qui regroupe des entreprises visant un approvisionnement total en électricité renouvelable, comme l’a signalé TechCrunch le 23 juillet. L’entreprise faisait partie de ce projet depuis près de dix ans, et un représentant a indiqué que cette séparation était mutuelle.

Pour soutenir ses centres de données axés sur l’intelligence artificielle, Meta a financé plusieurs usines de gaz au cours de l’année écoulée, dont une installation de 200 mégawatts dans l’Ohio et dix autres centrales liées à son projet Hyperion en Louisiane.

Les nouvelles constructions en Louisiane devraient générer 7,5 gigawatts d’électricité, assez pour alimenter l’État du Dakota du Sud et au-delà. Malgré cela, Meta a affirmé à TechCrunch qu’elle restait engagée à utiliser “100% d’énergie propre et renouvelable” pour ses centres de données.

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RE100 a récemment renforcé ses exigences de reporting pour ses membres, en réponse à une précédente déclaration de Meta, qui avait promis de fonctionner entièrement à l’énergie renouvelable d’ici 2020.

Pourquoi cela suscite-t-il des inquiétudes ?

Ce phénomène met en lumière l’écart entre les promesses en matière de climat formulées par les entreprises et ce qui est réellement réalisé sur le terrain, surtout avec l’augmentation de la demande en électricité liée à l’intelligence artificielle.

Selon TechCrunch, un centre de données de 1 gigawatt alimenté au gaz, fonctionnant en permanence, pourrait émettre environ 483 tonnes de oxydes d’azote, 164 tonnes de particules fines, 67 tonnes de oxydes de soufre, et 328 tonnes de monoxyde de carbone. Bien que le gaz naturel soit moins polluant que le charbon, ces émissions sont associées à de graves problèmes de santé, tels que l’asthme, les maladies cardiaques et certains types de cancer.

Les répercussions de l’expansion de l’intelligence artificielle ne se réfèrent pas uniquement aux chiffres financiers des entreprises. Elles se traduisent également par un air plus pollué, des systèmes électriques plus sollicités et des communautés vivant à proximité de nouvelles infrastructures alimentées par les fossiles.

Un autre enjeu est le greenwashing. Grâce aux certificats d’attributs environnementaux, une entreprise peut compenser son utilisation d’électricité sur le papier et continuer à mettre en avant ses avancées renouvelables, même si le gaz reste au cœur de ses opérations.

Quelles actions sont menées ?

Certaines entreprises et groupes industriels militent pour des normes comptables plus strictes. Les nouvelles règles de reporting de RE100 en sont un exemple, et plusieurs entreprises technologiques commencent à dépasser le simple « équilibrage annuel » en adoptant un « équilibrage horaire », qui reflète de manière plus précise l’utilisation effective de l’énergie.

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Cette approche plus rigoureuse pourrait encourager des investissements plus propres, comme les énergies renouvelables associées à un stockage par batterie, au lieu de nouvelles centrales à combustibles fossiles. Par exemple, Google a soutenu un tel projet au Minnesota, comme indiqué par TechCrunch en février.

Meta déclare toujours vouloir aligner l’utilisation électrique de ses centres de données avec de l’énergie 100% propre et renouvelable. Toutefois, son engagement antérieur à « faire fonctionner l’ensemble de ses opérations avec de l’électricité renouvelable d’ici 2020 » entre en contradiction avec son projet d’expansion rapide des infrastructures au gaz.

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FAQ

Quelle est l’initiative RE100 ?

RE100 est une coalition d’entreprises engagées à adopter 100% d’électricité renouvelable pour leurs opérations.

Pourquoi l’expansion de l’IA augmente-t-elle la demande en électricité ?

Les technologies d’intelligence artificielle nécessitent d’importants centres de données fonctionnant de manière continue, entraînant une consommation d’énergie accrue.

Quelles sont les conséquences des émissions de gaz à effet de serre ?

Les émissions liées aux combustibles fossiles peuvent provoquer des problèmes de santé, comme l’asthme et les maladies cardiovasculaires, et contribuer au changement climatique.

Qu’est-ce que le greenwashing ?

Le greenwashing désigne une stratégie marketing consistant à présenter une entreprise comme respectueuse de l’environnement, même si ses pratiques opérationnelles ne le reflètent pas réellement.

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Quelles alternatives aux centrales à gaz existent ?

Les énergies renouvelables telles que l’éolien, le solaire et l’hydroélectrique, ainsi que le stockage d’énergie par batterie, constituent des alternatives viables aux énergies fossiles.