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Un récent rapport a révélé que le logiciel des lunettes intelligentes de Meta intègre, en secret, un code de reconnaissance faciale, suscitant une réaction forte de la direction de l’entreprise. Cette découverte a également ravivé le débat sur la vie privée, la surveillance et les limites que les consommateurs sont prêts à accepter de la technologie portable exploitant l’intelligence artificielle.
Que s’est-il passé ?
Selon un article de Futurism, qui cite une enquête réalisée par Wired, des journalistes ont mis au jour un code suggérant que Meta aurait discrètement intégré une fonction de reconnaissance faciale dans ses lunettes intelligentes dotées d’IA, très populaires. Ce outil, désigné en interne sous le nom de “NameTag,” serait capable de transformer les visages capturés en signatures biométriques uniques, appelées faceprints, et de les comparer avec les données stockées sur le téléphone de l’utilisateur.
Actuellement, cette fonctionnalité est désactivée et inaccessible aux consommateurs. Néanmoins, Futurism a soulevé d’importantes préoccupations concernant la vie privée liée à cette caractéristique controversée.
Dans une réaction sur les réseaux sociaux, le porte-parole de Meta, Andy Stone, a critiqué la manière dont Wired a présenté l’histoire, affirmant que c’était “plus qu’un rapport bâclé, c’est intellectuellement malhonnête.” Il a également qualifié l’article de “publicité-mensongère.”
Le directeur technique de Meta, Andrew Bosworth, a également rejoint cette critique, déclarant que Wired avait « beaucoup d’informations trompeuses » et que cette publication était « absolument malhonnête. » Dans un communiqué complet à Wired, Meta a reconnu qu’elle « explore » des fonctionnalités de reconnaissance faciale, tout en soulignant que « rien n’a été proposé aux consommateurs » et que les plans de développement de cette technologie ne sont pas finalisés. L’entreprise a promis d’adopter une approche réfléchie et transparente si elle devait lancer un produit.
Pourquoi est-ce important ?
Pour les critics, la fonctionnalité NameTag évoque une possible évolution des lunettes intelligentes, qui pourraient, à l’avenir, procéder à des vérifications biométriques dans des situations quotidiennes, bien que cela ne soit pas encore disponible. Ce scénario soulève des craintes concernant des lieux comme les magasins, les trottoirs, les écoles ou même les manifestations, où une telle identification par des caméras portables n’est généralement pas attendue.
Futurism a également évoqué une récente publication du New York Times, qui citait un mémo interne de Meta suggérant que cette fonctionnalité pourrait être lancée « dans un environnement politique dynamique » où de nombreux groupes de la société civile seraient concentrés sur d’autres priorités.
En plus des préoccupations sur la vie privée, les systèmes d’IA nécessitent des centres de données consommateurs une quantité considérable d’électricité et d’eau. Si ces coûts continuent à grimper, les communautés pourraient ressentir cette pression à travers des infrastructures en difficulté ou des factures d’énergie en hausse.
Que pense le public ?
Les opposants à cette technologie affirment que les critiques de Meta concernant l’article de Wired ne font que soulager en partie les craintes plus générales. Cooper Quintin, technologue à la Electronic Frontier Foundation, a déclaré : « Bien que la fonctionnalité ne soit pas encore accessible aux consommateurs, elle semble presque prête à être lancée. Malgré les milliards de raisons de ne pas le faire, Meta semble capable de transformer ses clients en une machine de surveillance distribuée. »
