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Des journées plus chaudes exacerbent le problème persistant de la pollution de l’air à Mexico

Des journées plus chaudes exacerbent le problème persistant de la pollution de l'air à Mexico

L’air à Mexico : Des efforts mais des défis persistent

Les initiatives de la ville de Mexico pour améliorer la qualité de l’air ont conduit à des résultats positifs dans plusieurs domaines. Cependant, la pollution par l’ozone au niveau du sol reste un problème tenace. Des chercheurs avancent que l’augmentation des températures pourrait jouer un rôle clé dans cette situation.

À savoir

Une étude mentionnée par Eos a utilisé des données de 2000 à 2021 provenant de la Réseau Automatique de Surveillance Atmosphérique (RAMA) et du Réseau de Météorologie et de Radiations Solaires (REDMET). Telma Castro, chercheuse à l’Institut des Sciences de l’Atmosphère et du Changement Climatique à l’Université Nationale Autonome de Mexico, et ses collègues ont établi un lien exponentiel entre l’augmentation des températures et les pics d’ozone observés dans la métropole.

Au cours de cette période, la température moyenne maximale dans la région a grimpé de 32,5°C à 33,2°C, et leur modèle a pu expliquer plus de 70 % des variations dans les concentrations d’ozone maximales.

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Contrairement à d’autres polluants qui proviennent directement des véhicules ou des usines, l’ozone au sol est généré dans l’atmosphère. Des réactions chimiques sous l’effet de la lumière du soleil, impliquant des oxydes d’azote et des composés organiques volatils, génèrent cet ozone, et ce processus est accéléré par des conditions météorologiques plus chaudes et ensoleillées.

Les programmes ProAire de la ville ont inclus l’utilisation de carburants peu soufrés, des vaccinations de véhicules, ainsi que des mesures ciblant les émissions industrielles et de transport, l’expansion du système Metrobús, et des projets de reforestation.

Cependant, cela signifie que le réchauffement climatique pourrait diminuer les avancées faites grâce à ces politiques, permettant à l’ozone de rester à des niveaux dangereux, même si d’autres précurseurs et polluants majeurs diminuent.

Dans la zone métropolitaine, les épisodes d’ozone se produisent le plus souvent en fin de saison sèche, principalement en avril et mai, mais peuvent également se répéter durant l’hiver. Ce phénomène printanier coïncide avec une radiation solaire plus intense et un air plus chaud, tandis que les épisodes hivernaux sont associés à un air stagnant et à une couche limite moins profonde qui piège la pollution près du sol.

Impacts sur la santé

Près du sol, l’ozone peut nuire à certaines plantes et est lié à des problèmes respiratoires tels que l’inflammation des voies respiratoires, une plus grande vulnérabilité aux infections pulmonaires, ainsi qu’une aggravation de maladies respiratoires préexistantes. Les groupes les plus à risque incluent les enfants, les personnes âgées, les travailleurs de plein air et ceux souffrant de maladies respiratoires.

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Contexte additionnel

La métropole de Mexico, située à une altitude élevée entourée de montagnes, limite la ventilation et complique la dispersion de la pollution, ce qui a fait que la ville a connu de graves épisodes de brume jusqu’à ce que des efforts de nettoyage aient commencé à porter leurs fruits. Même durant la pandémie de COVID-19, lorsque les mouvements et certaines émissions ont diminué, l’ozone n’a pas chuté de manière significative.

Cela s’explique en partie par le fait que la réduction des oxydes d’azote diminue également la réaction du monoxyde d’azote qui élimine l’ozone, pendant que les composés organiques volatils, la lumière du soleil, et des températures élevées favorisent toujours sa formation.

Quelles solutions en cours ?

Les chercheurs estiment que les futures politiques devront considérer l’ozone comme un élément d’une stratégie de contrôle plus vaste, coordonnée avec les prévisions météorologiques ainsi que le lien entre les oxydes d’azote et les composés organiques volatils, surtout entre mars et mai, période où les niveaux d’ozone sont les plus élevés.

Les événements de pic d’ozone se produisent souvent en raison d’une combinaison de températures élevées, fortes ensoleillements, air stagnant, et mélange vertical limité. Des actions ciblées à court terme pendant ces périodes critiques pourraient aider à limiter les expositions les plus intenses.

Des mesures comme l’expansion de la végétation urbaine, la protection des espaces verts, l’utilisation de matériaux réfléchissants, et l’amélioration de l’efficacité des bâtiments pourraient également atténuer les conditions qui favorisent la formation de l’ozone.

Conclusion

Telma Castro et ses co-auteurs ont souligné que “la ville court une course où la ligne d’arrivée, l’air pur, s’éloigne de plus en plus à cause du réchauffement climatique”.

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FAQ

Quelles sont les principales raisons de la formation de l’ozone au niveau du sol ?

L’ozone est créé par des réactions chimiques entre des polluants tels que les oxydes d’azote et les composés organiques volatils, exacerbés par la chaleur et la lumière du soleil.

Pourquoi la ville de Mexico est-elle particulièrement vulnérable à la pollution de l’air ?

Sa situation géographique, à haute altitude et entourée de montagnes, limite la circulation de l’air et la dispersion des polluants, contribuant à des niveaux d’ozone plus élevés.

Quels effets la pollution par l’ozone a-t-elle sur la santé publique ?

Elle peut provoquer ou aggraver des problèmes respiratoires, affecter la santé des enfants et des personnes âgées, et réduire la qualité de vie des travailleurs exposés pendant de longues heures en extérieur.

Quelles actions peuvent être mises en place pour améliorer la situation ?

Implémenter des politiques visant à réduire les émissions des véhicules, promouvoir un urbanisme plus vert, et renforcer les infrastructures de transport en commun peuvent contribuer à améliorer la qualité de l’air.

Existe-t-il des solutions innovantes pour lutter contre la pollution atmosphérique ?

Des technologies émergentes, comme la réduction des NOx dans les véhicules, ainsi que des initiatives de reforestation et l’adoption de carburants alternatifs, montrent des promesses dans la lutte contre la pollution de l’air.