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Après les inondations au Texas, une étude propose que la culture de nuages puisse un jour influencer les ouragans.

Après les inondations au Texas, une étude propose que la culture de nuages puisse un jour influencer les ouragans.

Une recherche prometteuse sur l’influence humaine sur les tempêtes

Des chercheurs viennent de publier une étude revue par des pairs qui explore une idée novatrice : comment des changements intentionnels dans l’atmosphère pourraient potentiellement influencer la trajectoire ou l’intensité des événements météorologiques extrêmes, au-delà de la simple recherche de pluie supplémentaire.

Les auteurs de cette étude affirment que si les scientifiques parviennent à obtenir un nombre suffisant d’observations en temps réel, de capacités informatiques et de méthodes de diffusion précises, de petites interventions pourraient permettre de détourner des tempêtes menaçantes de zones fortement peuplées.

Que se passe-t-il ?

Un article de PLOS Water suggère que des « nudges » atmosphériques soigneusement chronométrés pourraient théoriquement modifier l’évolution des événements climatiques majeurs avant qu’ils n’atteignent leur intensité maximale, selon un rapport de USA Today.

Dans des scenarios modélisés, les chercheurs ont indiqué que ces interventions auraient pu déplacer l’ouragan Sandy d’environ 300 miles de sa trajectoire vers New York, augmenter d’environ 18 degrés Fahrenheit la température basse lors du gel au Texas en 2021, ou réduire les précipitations d’environ 5 % lors d’une rivière atmosphérique en Californie en 2022.

Cette recherche s’appuie sur le seeding nuageux, une technique utilisée depuis des décennies pour augmenter les précipitations ou réduire la grêle, souvent à l’aide de particules comme l’iodure d’argent. D’après le Bureau de responsabilité gouvernementale, neuf États américains ont recours à cette pratique, alors que d’autres ont restreint ou débattu son utilisation.

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Cependant, il est crucial de noter que passer d’effets de précipitation locaux à la capacité de guider des ouragans représente une énorme avancée.

Katja Friedrich, professeure adjointe au Département de science atmosphérique et océanique de l’Université du Colorado, souligne qu’il n’existe actuellement aucune preuve scientifique que les technologies de seeding existantes puissent modifier des systèmes météorologiques à grande échelle, en particulier des systèmes sévères comme les ouragans.

En somme, cette étude propose un cadre pour de futures recherches plutôt que de présenter une technologie déjà prouvée.

Pourquoi est-ce important ?

Si une technologie pouvait affaiblir en toute sécurité les inondations, les gelées ou les tempêtes, sa valeur serait inestimable dans le monde réel. Cependant, l’article ne démontre pas qu’un tel contrôle est pour l’instant réalisable. Des décennies de recherches indiquent que le seeding nuageux pourrait parfois avoir des effets limités sur les précipitations dans des conditions favorables, ce qui est bien différent du détournement d’une tempête au sein d’une vaste zone.

Les résultats de cette étude se basent sur des modèles théoriques, non sur des preuves issues de l’utilisation dans le monde réel. Ce concept soulève également d’importantes questions éthiques et légales. Détourner une tempête d’une ville pourrait se traduire par un transfert de risque vers une autre région.

Robert Rauber, directeur émérite au Département du climat, de la météorologie et des sciences atmosphériques de l’Université de l’Illinois, met en garde : même si les humains pouvaient déplacer les tempêtes, les conséquences politiques et juridiques seraient telles qu’une telle action ne serait jamais mise en œuvre.

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Après les inondations au Texas en 2025, des accusations ont fusionné la pratique de seeding avec la catastrophe, mais les météorologues ont trouvé aucune preuve à l’appui de ces allégations. Le seeding nuageux n’est pas reconnu pour provoquer des inondations catastrophiques.

Que fait-on à ce sujet ?

Les chercheurs estiment qu’un système futur devrait nécessiter bien plus que les programmes de seeding nuageux actuels. Upmanu Lall, co-auteur de l’étude à l’Université d’État de l’Arizona, a déclaré qu’une telle initiative exigerait de denses observations atmosphériques, une analyse quasi en temps réel, des algorithmes d’intelligence artificielle, ainsi qu’un moyen de délivrer une « poussée » spécifiquement ciblée.

Lall a également souligné que les scientifiques ne savent pas encore quelle serait la meilleure façon d’y parvenir. « Nous travaillons toujours sur la technologie la plus efficace pour délivrer cette intervention. Un effort de seeding nuageux à très grande échelle, à un moment et un endroit opportuns, pourrait être une méthode possible, mais ce n’est pas nécessairement celle qui s’impose », a-t-il ajouté.

Même les auteurs de l’étude se montrent prudents dans leurs affirmations actuelles. « Notre priorité pour l’instant est de développer notre capacité scientifique et technique, tout en restant conscients des enjeux éthiques et de contrôle, mais nous ne les abordons pas encore de manière exhaustive », a précisé Lall.

FAQ

Qu’est-ce que le seeding nuageux ?

Le seeding nuageux est une méthode qui utilise des particules, comme l’iodure d’argent, pour encourager la pluie ou réduire la grêle.

Quelles sont les technologies modernes pour étudier les tempêtes ?

Les chercheurs utilisent actuellement des capteurs atmosphériques avancés, des satellites et des modèles météorologiques basés sur l’intelligence artificielle pour mieux comprendre les tempêtes et leurs impacts.

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Les interventions météorologiques peuvent-elles être prévisibles ?

Pas encore. Bien que des modèles existent, les résultats doivent encore être validés par des observations réelles avant que des interventions puissent être considérées comme fiables.

Quelles sont les implications éthiques du contrôle climatique ?

Les interventions pourraient potentiellement transférer le risque d’une région à une autre, ce qui soulève des questions éthiques importantes sur la responsabilité et les conséquences.

Quels sont les défis de cette recherche ?

Les défis incluent le besoin d’informations en temps réel, la capacité à modéliser les effets de ces interventions et à prédire leurs impacts à grande échelle.