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Découverte des premiers génomes anciens de la variole en Amérique : un lien avec la colonisation européenne.

Découverte des premiers génomes anciens de la variole en Amérique : un lien avec la colonisation européenne.

Découverte majeure sur l’origine de la variole en Amérique

Une étude récente met en lumière l’arrivée de la variole en Amérique après le contact avec les Européens, en se basant sur l’ADN ancien extrait des restes de deux individus retrouvés dans le nord du Chili. Cette recherche pourrait apporter des réponses à une question complexe et douloureuse de l’histoire américaine.

L’équipe de chercheurs de Trinity College Dublin a reconstitué les génomes de la variole issus de l’époque coloniale, établissant ainsi un lien direct entre les épidémies sur le continent américain et les souches du virus présentes dans le Vieux Monde. Pour la première fois, ces résultats confirment l’idée que les Européens ont introduit cette maladie lors de leur arrivée sur le continent.

Les restes étudiés datent d’une période comprise entre la fin du XVe siècle et le début du XVIIe siècle. Selon The Express, l’analyse a révélé que le virus appartenait à une branche éteinte du virus variolique, responsable de la variole. Ces scientifiques ont observé une évolution de cette lignée, qui s’est développée à partir de formes médiévales européennes jusqu’à celles présentes plus tard.

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Bruno Romero González, étudiant en doctorat à l’école de médecine de Trinity, a déclaré que les résultats montrent l’impact que des événements historiques majeurs tels que la colonisation, les changements démographiques et la vaccination ont eu sur l’évolution de cette maladie. Il a également souligné l’importance de l’ADN ancien pour éclaircir des questions que les archives écrites ne peuvent pas résoudre à elles seules.

Pourquoi cette découverte est-elle déterminante ?

L’impact de la colonisation européenne sur les populations indigènes des Amériques a été dévastateur, et la variole a joué un rôle central dans cet effondrement démographique. Les chercheurs ont longtemps noté que les agents pathogènes transportés par les colons ont transformé les sociétés, mais l’absence de preuves moléculaires reliant la variole colonial aux souches anciennes du Vieux Monde a compliqué ces théories.

Les nouvelles données contribuent à combler cette lacune, indiquant que l’évolution des maladies ne se limite pas à une histoire biologique, mais est influencée par des facteurs tels que la migration, la colonisation, l’immunité et la santé publique. Dr. Lara Cassidy, spécialiste en génétique et microbiologie, a précisé que le virus avait connu des mutations pendant plusieurs siècles avant de se propager rapidement dans les populations peu immunisées.

Quelles recherches sont en cours ?

Cette étude représente un avancement significatif dans le domaine de la génomique des pathogènes anciens, où l’on utilise des fragments d’ADN pour comprendre la propagation et l’évolution des maladies au fil du temps. Une meilleure compréhension des épidémies passées peut aussi apporter des lumières sur l’adaptation des maladies infectieuses à l’heure actuelle.

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Par ailleurs, les mesures de santé publique ont un rôle clé dans l’évolution des maladies, parfois de manière dont les effets ne sont visibles qu’après des années. Les chercheurs ont également noté une possible accélération de l’évolution du virus dans le XIXe siècle, en raison de l’introduction de la vaccination et de l’augmentation de l’immunité dans les populations.

FAQ

Quelle est l’importance de cette découverte pour l’histoire ?

Cette recherche permet de mieux comprendre l’impact de la variole sur les sociétés autochtones et comment les maladies ont façonné les échanges culturels et démographiques.

Comment l’ADN ancien a-t-il été récupéré ?

Les scientifiques ont extrait des échantillons d’ADN des restes de deux individus, en utilisant des techniques avancées de séquençage génétique.

Quelles autres maladies ont été affectées par la colonisation européenne ?

Outre la variole, d’autres maladies comme la grippe, le typhus, et la rougeole ont également eu des effets dévastateurs sur les populations indigènes après le contact avec les Européens.

Peut-on dire que la vaccination a joué un rôle dans l’évolution des maladies ?

Oui, les chercheurs soulignent que la vaccination et l’immunité collective ont un impact sur la manière dont un virus évolue et se propage dans une population.

Quel est l’avenir de cette recherche sur les pathogènes anciens ?

Les scientifiques continuent d’explorer le génome des pathogènes anciens pour mieux comprendre les épidémies passées et développer des stratégies de santé publique adaptées aux défis actuels et futurs.