Technologie

Des chercheurs découvrent que l’ADN endommagé peut se transmettre entre les cellules humaines, ouvrant une nouvelle voie potentielle pour le cancer.

Des chercheurs découvrent que l'ADN endommagé peut se transmettre entre les cellules humaines, ouvrant une nouvelle voie potentielle pour le cancer.

Crédit photo : Peter Ly/E.G. Maurais et al. / Cell 2026

Une nouvelle recherche fait sensation : des scientifiques ont découvert que l’ADN endommagé pourrait **se déplacer directement** d’une cellule humaine à une autre.

Cette découverte, récemment **publiée** dans la revue *Cell*, suggère une **nouvelle manière** dont les problèmes liés au cancer pourraient se propager à l’intérieur du corps.

Que se passe-t-il ?

D’après un rapport de Science News, une équipe de chercheurs de l’Institut de recherche médicale du centre hospitalier pour enfants de UT Southwestern, à Dallas, a mélangé deux types de cellules humaines en laboratoire avant de provoquer des dommages au sein de leurs génomes. Ce qu’ils ont constaté a été inattendu : des fragments d’ADN semblaient quitter une cellule pour migrer vers une cellule adjacente.

Sous un microscope, il a été observé que les cellules étaient reliées par des structures ultra-minces appelées tubes de nanoparticules. Bien que ces tubes soient reconnus pour le transport de matériel entre les cellules, cette étude est la première à établir un lien clair avec le transfert d’ADN.

Ce résultat est particulièrement intrigant, car il montre que l’ADN transféré ne semble pas être un simple débris inoffensif.

A lire :  Conducteur de Cybertruck arrêté après avoir "intentionnellement" plongé dans un lac pour tester le mode "Wade"

Dans un des expérimentations, les chercheurs ont inséré un gène de résistance aux antibiotiques dans le chromosome Y de cellules mâles, qui est ensuite apparu dans des cellules femelles voisines. Cela indique que l’ADN transféré peut avoir des conséquences biologiques réelles.

Pourquoi est-ce important ?

Les dommages à l’ADN et les erreurs chromosomiques sont fréquents dans les tumeurs. Les scientifiques cherchent maintenant à comprendre si les cellules cancéreuses utilisent ces “autoroutes” en nanotubes pour transmettre des fragments d’ADN nocifs à des cellules voisines.

Si cela se produit dans des tumeurs vivantes, cela pourrait expliquer comment la résistance aux traitements se propage ou pourquoi certains cancers deviennent plus difficiles à contrôler avec le temps. Un fragment contenant une mutation dangereuse ou un trait de résistance à la thérapie pourrait ne pas rester confiné à une seule cellule.

Pour le grand public, il est essentiel de souligner que ces recherches ne sont qu’à un stade précoce et ne constituent pas encore un nouvel outil de diagnostic ou un traitement efficace.

Néanmoins, cette découverte est significative car elle invite à reconsidérer la manière dont les médecins et chercheurs envisagent la propagation des maladies dans le corps. Elle rappelle également que le cancer n’agit pas toujours comme une simple accumulation de cellules malades ; il peut fonctionner davantage comme un réseau où les cellules s’influencent mutuellement d’une manière que nous commençons à peine à explorer.

Cette étude établit aussi un lien avec des indices antérieurs suggérant que les cellules humaines pourraient échanger de l’ADN à travers des contacts rapprochés ou de petites structures en forme de bulle, fournissant ainsi des preuves plus solides pour une voie de transfert directe.

A lire :  Les scientifiques dévoilent une innovation révolutionnaire qui pourrait transformer la technologie : 'Un exploit remarquable'

Que disent les experts ?

Paul Mischel, biologiste spécialisé dans le cancer à l’Université de Stanford, qualifie cette recherche d’« importante et passionnante ». Selon lui, cette découverte soulève des questions majeures sur l’impact de ce phénomène sur le cancer.

Christoph Gerdes, du Centre de cancérologie Princess Margaret à Toronto, a noté que le travail ouvre de nouvelles perspectives, notamment en ce qui concerne la propagation de traits de résistance à la chimiothérapie entre cellules.

De son côté, Peter Ly, biologist cellulaire et principal chercheur, a remarqué qu’il reste encore beaucoup de travail à réaliser pour déterminer la fréquence de ce phénomène et s’il se manifeste à travers différents types de tumeurs.

Recevez les bulletins d’information gratuits de TCD pour des astuces pratiques, des conseils intelligents et une chance de gagner 5 000 $ pour des rénovations à domicile. Pour voir plus d’histoires comme celle-ci, modifiez vos préférences Google ici.


FAQ

À quel stade se trouvent ces recherches ?

Ces recherches sont au stade précoce et ne représentent pas encore une méthode de diagnostic ou de traitement validée.

Comment les nanotubes fonctionnent-ils dans le transfert d’ADN ?

Les nanotubes, également appelés tubes de nanoparticules, permettent de relier des cellules entre elles, facilitant ainsi le passage de matériel génétique.

Quels autres types de cellules pourraient être impliqués dans ce phénomène ?

Bien que cette étude se concentre sur des cellules humaines, il est possible que d’autres types de cellules, y compris celles d’autres espèces, présentent des comportements similaires.

Quelle est l’importance de la résistance aux traitements dans le cancer ?

La résistance aux traitements est un défi majeur dans la lutte contre le cancer, car elle réduit l’efficacité des thérapies conventionnelles et complique le processus de guérison.

A lire :  La Chine lance la construction d'une centrale nucléaire innovante : 'Adopter cette technologie'

Y a-t-il des implications pour le traitement du cancer à l’avenir ?

Bien que les résultats soient encore préliminaires, ils pourraient encourager de nouvelles stratégies de traitement ciblant la communication cellulaire dans le contexte tumoral.