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Percée majeure: des chercheurs démontrent qu’une invention révolutionnaire améliore les cultures — « La preuve que c’est possible »

Percée majeure: des chercheurs démontrent qu’une invention révolutionnaire améliore les cultures — « La preuve que c’est possible »

Pourquoi repenser nos habitudes de jardinage

Beaucoup de passionnés de jardinage cherchent à limiter les contaminants dans leurs potagers. Or, des produits courants, comme certaines toiles paysagères ou les paillis en caoutchouc, contiennent des plastiques ou des substances agressives. La toile anti-herbes, souvent vantée, s’avère par ailleurs peu efficace sur le long terme. Résultat: on se retrouve avec des sols appauvris, des déchets difficiles à gérer et un risque de microplastiques, problématique pour celles et ceux qui cultivent leurs propres aliments.

Une piste sérieuse: des films de paillage plus propres

Contrairement aux toiles, les films de paillage sont réputés utiles: ils freinent les mauvaises herbes, régulent la température du sol et limitent l’évaporation. Le problème, jusqu’ici, tenait au matériau: la plupart sont en plastique classique, qui se fragmente avec le temps en microplastiques. Des chercheurs ont toutefois mis en avant une alternative fondée sur un biopolymère: l’acétate de cellulose.

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L’acétate de cellulose, c’est quoi ?

Issu de la cellulose, l’acétate de cellulose est un matériau biodégradable dans de nombreuses conditions. Il se dégrade plus vite que les plastiques conventionnels et, surtout, se prête très bien à la fabrication de films souples et résistants. Autre intérêt: sa surface peut être rendue hydrophobe, ce qui aide à gérer l’humidité indésirable à la surface du film, tout en jouant un rôle de barrière contre l’évaporation directe du sol.

Quand la citronnelle s’invite dans le film

L’équipe de recherche a mis au point un film de paillage biodégradable à base d’acétate de cellulose dans lequel est incorporée de l’huile de citronnelle — un répulsif naturel largement considéré comme sûr. Des prototypes avec différentes concentrations d’huile ont été testés. Bonne nouvelle: l’ajout de citronnelle n’a pas compromis la durabilité ni la flexibilité du matériau, deux critères essentiels pour résister au vent, au piétinement léger et aux aléas du jardin.

Efficacité observée sur une culture “aimant” les ravageurs

Pour évaluer ce film, les chercheurs ont choisi une culture souvent ciblée par les aleurodes (mouches blanches): la fraise. Ils ont comparé des plants protégés par ce nouveau film à des plants sous film classique.

Des résultats très encourageants

Au terme des essais, les plants couverts par le film infusé à la citronnelle présentaient en moyenne environ six œufs d’aleurodes par plant, contre plus de trente sur les plants protégés par des films conventionnels. Autrement dit, le film biodégradable a fortement réduit la pression des ravageurs tout en conservant les bénéfices attendus d’un paillage: limitation des mauvaises herbes, meilleure maîtrise de l’eau et stabilité thermique du sol.

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Pourquoi c’est important pour l’agriculture et le jardinage

Cette approche montre qu’on peut protéger les cultures sans recourir systématiquement à des pesticides ou à des plastiques polluants. Pour les maraîchers comme pour les jardiniers amateurs, cela pourrait signifier:

  • moins d’intrants chimiques;
  • des sols moins contaminés;
  • des pratiques plus durables, mieux alignées avec la santé des écosystèmes.

Des étapes restent à franchir

Entre la preuve de concept et une commercialisation à grande échelle, le chemin est souvent long. Il faut encore optimiser les coûts, valider la dégradation dans divers climats et évaluer la performance sur d’autres cultures et ravageurs. Mais la voie est ouverte: on tient là une solution qui réduit la pollution plastique tout en améliorant la protection des plantes.

Que faire dès maintenant si l’on veut éviter le plastique et les produits agressifs

En attendant une disponibilité large de ces nouveaux films, plusieurs options simples existent:

  • utiliser des paillis organiques (paille, feuilles, broyat de rameaux);
  • pratiquer le désherbage régulier et la rotation des cultures;
  • installer des filets anti-insectes ou des pièges collants contre les mouches blanches;
  • miser sur les plantes compagnes qui déroutent les ravageurs;
  • arroser de façon ciblée pour limiter l’humidité propice aux insectes et maladies.

Ces gestes cumulés réduisent le recours au plastique et aux produits potentiellement nocifs, tout en préservant la santé du sol et la biodiversité du jardin.

FAQ

Ce type de film est-il compatible avec le jardinage biologique ?

Oui. Un film biodégradable à base d’acétate de cellulose avec citronnelle s’inscrit dans l’esprit du bio: réduction des intrants de synthèse et moindre impact sur le sol. Il faudra toutefois vérifier la conformité auprès des labels de votre pays avant usage professionnel.

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À quelle vitesse ces films se dégradent-ils dans la réalité ?

La dégradation dépend de la température, de l’humidité, de l’activité microbienne et de l’épaisseur du film. En conditions favorables, l’acétate de cellulose se fragmentera et se biodégradera plus vite que les plastiques traditionnels, sans laisser de microplastiques persistants.

La surface hydrophobe n’empêche-t-elle pas l’eau d’atteindre le sol ?

Le rôle principal du film est de servir de barrière contre l’évaporation et les pluies battantes. On arrose souvent par goutte-à-goutte ou au pied des plants. L’hydrophobie aide surtout à éviter l’humidité stagnante au contact des fruits et du feuillage.

Peut-on associer ce film à d’autres méthodes anti-ravageurs ?

Absolument. Il fonctionne très bien en stratégie intégrée avec des filets, des auxiliaires (comme les coccinelles), des rotations et des plantes compagnes. Le but est de cumuler des mesures complémentaires pour réduire la pression des ravageurs.

Quel impact sur la qualité des fruits et la productivité ?

En limitant les ravageurs et en stabilisant le microclimat du sol, ces films peuvent contribuer à des fruits plus sains et à une croissance régulière. Les gains précis dépendent néanmoins de la variété, du climat et des pratiques culturales adoptées.