Crédit photo : Kathryn Killackey
Des archéologues découvrent des chiots vieux de 15 800 ans enterrés comme des humains.
- by Équipe de ADGO.ca
- 10 juin 2026
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ToggleMise à jour sur les chiens domestiques
Des découvertes récentes en Turquie centrale révèlent que certains des plus anciens chiens domestiques connus, y compris deux chiots enterrés il y a près de 16 000 ans, jouaient déjà un rôle significatif au sein des communautés humaines.
Que s’est-il passé ?
Des chercheurs ont exploré deux sites préhistoriques en Anatolie centrale et ont identifié des chiens domestiques parmi les plus anciens, avec des chiots datés d’environ 15 800 ans. Ces résultats, publiés dans deux études récentes dans la revue Nature, se concentrent sur les sites de Pınarbaşı et Boncuklu.
À Pınarbaşı, l’analyse de l’ADN ancien a démontré que les restes de canidés trouvés là étaient bien des chiens domestiques, faisant de ces animaux les plus anciens confirmés par cette méthode. Ce site, utilisé par des chasseurs-cueilleurs nomades pendant la période Épipaléolithique (entre 16 000 et 10 000 ans), montre que ces chiens n’étaient pas de simples charognards. Des enterraments spécifiques soulignent leur importance rituelle et émotionnelle.
Une analyse de leur alimentation suggère également une relation étroite entre les humains et ces animaux. Les tests isotopiques montrent que les chiens consommaient une grande quantité de poisson, une part essentielle du régime alimentaire humain sur le site, indiquant un partage régulier bien avant l’émergence de l’agriculture ou des villes.
Pourquoi est-ce important ?
Ces recherches soulèvent une question essentielle de l’histoire animale : comment les chiens ont-ils pu se propager aussi rapidement et devenir de si proches compagnons des humains ? Les scientifiques ont trouvé des chiens anciens liés à d’autres sites en Allemagne, Italie, et Suisse, prouvant que ces chiens domestiques étaient déjà présents dans toute l’Europe et l’Anatolie il y a 14 000 ans. En comparant les chiens turcs aux restes canidés préhistoriques découverts dans Gough’s Cave au Royaume-Uni, des similitudes génétiques frappantes ont été mises en évidence.
Les chiens sont sans doute parmi les premiers animaux avec lesquels les humains ont établi des partenariats durables. Comprendre les débuts de cette relation pourrait aider à retracer les déplacements, les techniques de chasse, les modes de vie et l’organisation sociale des peuples anciens. Le site de Boncuklu, datant d’environ 9000 av. J.-C., illustre une phase ultérieure où les descendants des chasseurs-cueilleurs vivant dans des habitats permanents ont commencé à cultiver des plantes domestiquées. De même, des chiens ont encore été enterrés aux côtés des humains, indiquant une forte continuation de ce lien.
Quelles sont les prochaines étapes ?
Les équipes de l’Université de Liverpool, avec des partenaires d’Oxford, de Munich et du Musée d’Histoire Naturelle, combinent les données d’excavation avec des analyses d’ADN et d’isotope pour identifier les chiens et retracer leur propagation en Europe. À Boncuklu, une autre étude a utilisé des méthodes génétiques avancées sur de grandes collections de restes canidés, permettant ainsi de différencier les chiens domestiques de leurs cousins sauvages.
Les résultats montrent également que lorsque les agriculteurs d’Anatolie occidentale se sont déplacés vers l’Europe, ils ont emporté avec eux des chiens. Ces chiens anatoliens se sont ensuite mêlés aux populations locales de chiens européens, même davantage que les groupes humains de cultivateurs eux-mêmes.
Le professeur Douglas Baird a souligné l’importance de ces découvertes : “L’archéologie montre clairement que ces chiens étaient des compagnons proches des humains. Tout comme les humains, ils ont été soigneusement enterrés dans l’abri rocheux et ont semblé recevoir des traitements rituels similaires à ceux accordés aux personnes.”
FAQ
Quelle est l’importance des découvertes archéologiques concernant les chiens ?
Ces découvertes offrent des insights précieux sur l’évolution de la relation entre les chiens et les humains et sur la façon dont cette interaction a façonné nos sociétés.
Quels autres animaux étaient domestiqués par les humains anciens ?
En plus des chiens, d’autres animaux comme les chats, les moutons, et les chèvres ont également été domestiqués, mais leur histoire est souvent moins bien documentée.
Les chiens avaient-ils un rôle spécifique dans les communautés humaines anciennes ?
Oui, les chiens servaient non seulement de compagnons, mais également d’outils pour la chasse, la protection du foyer, et même comme animaux rituels.
Comment les scientifiques déterminent-ils si un animal était domesticé ?
Les chercheurs utilisent des analyses génétiques, isotopiques et des preuves archéologiques, notamment des méthodes d’enterrement et des marqueurs alimentaires pour identifier les caractéristiques de la domestication.
Quelles sont les implications de ces recherches pour notre compréhension des migrations humaines ?
Ces études peuvent éclairer sur comment les déplacements des êtres humains en Europe ont été influencés par la domestication des animaux, renforçant ainsi les liens entre les humains et leurs compagnons animaux.
