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L’énigmatique “chien fantôme” d’Amazonie pourrait être plus répandu que prévu, selon une étude de 25 ans.

L'énigmatique "chien fantôme" d'Amazonie pourrait être plus répandu que prévu, selon une étude de 25 ans.

Crédit photo : G. Ayala & M.E Viscarra

Un chien sauvage mystérieux de l’Amazonie

Dans les recoins éloignés des forêts amazoniennes en Bolivie et Pérou, se cache un chien sauvage si rare qu’il est souvent appelé le « chien fantôme ». Pendant des décennies, cette espèce méconnue a évité les humains, ce qui en fait l’un des canidés les moins compris au monde, comme le révèle un article de Popular Science.

Des découvertes récentes encourageantes

Après une recherche de 25 ans, des scientifiques partagent, dans une étude, que cet animal insaisissable pourrait se porter mieux que ce que l’on pensait auparavant. Cette étude, publiée dans la revue Neotropical Biology and Conservation, indique que le chien à oreilles courtes ou Atelocynus microtis pourrait être plus abondant que les chercheurs ne l’avaient imaginé. Ces conclusions reposent sur plus de vingt années d’observation sur le terrain, comme l’ont expliqué les chercheurs dans un communiqué.

Durant cette période, 34 enquêtes basées sur des caméras pièges ont été réalisées dans les zones basses de la Bolivie et du Pérou. Ce travail a permis de capturer 594 images de cette espèce, offrant ainsi aux scientifiques un aperçu de son pelage foncé, de sa grande tête, de ses pattes courtes, de ses oreilles petites et rondes, ainsi que de sa longue queue touffue, visible dans une vidéo partagée par Popular Science.

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En se basant sur ces images, l’équipe a calculé une densité de population d’environ 15 chiens pour 38,61 miles carrés. Ainsi, cette espèce se trouve en plus grand nombre que les jaguars dans la même région, bien qu’elle reste moins abondante que les ocelots. L’étude a également révélé que l’activité du chien est à son maximum entre 6 heures et midi. Les chercheurs ont exprimé leur surprise en déclarant que, malgré son caractère presque mythique, le chien à oreilles courtes est en réalité bien plus répandu que ce qu’ils avaient pensé.

Importance des résultats

Ces nouvelles données peuvent avoir un impact significatif sur les décisions en matière de conservation, profitant à la fois aux populations humaines et à la faune. Les écosystèmes sains de l’Amazonie jouent un rôle crucial dans le maintien de la biodiversité, le régulation des cycles de l’eau et la captation de grandes quantités de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.

Le comportement du chien à oreilles courtes contribue à expliquer pourquoi son étude est si complexe. Bien qu’il possède des pattes partiellement palmées, il est considéré comme un « véritable spécialiste de la forêt » car il préfère les forêts d’altitude loin des rivières. Sa nature discrète et ses sens aiguisés l’aident à rester en grande partie en dehors du champ de vision des humains.

Cette énigme a suscité des inquiétudes pendant des années. L’absence de rencontres fréquentes avec cet animal a mené à croire que sa population était à un niveau critique. Cependant, les nouvelles données suggèrent qu’il pourrait être plus résilient que prévu, bien qu’il ne soit pas pour autant en grande quantité.

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Protéger l’habitat d’un prédateur rare peut également contribuer à sauvegarder des paysages forestiers plus larges qui soutiennent la gérance par les peuples autochtones, la stabilité écologique et les moyens de subsistance locaux.

Quelles actions sont entreprises ?

De nouvelles techniques de piégeage photographique et de télédétection ont permis aux chercheurs de mieux comprendre où ces animaux vivent et combien ils sont nombreux.

Les observations montrent que l’espèce est détectée plus fréquemment dans les aires protégées nationales et sur les territoires autochtones que sur des terres non protégées. Ce constat indique que les politiques de conservation et la gestion des terres ont déjà des effets mesurables.

Renforcer et gérer efficacement ces zones protégées pourrait être essentiel pour assurer la sécurité de cette espèce. Ces conclusions soulignent également l’importance de soutenir les communautés autochtones, dont les territoires chevauchent souvent certaines des parties les plus riches en biodiversité de l’Amazonie.

Les chercheurs ont conclu dans leur communiqué que la stratégie de gestion la plus cruciale serait la protection de la canopée forestière amazonienne, nécessitant la création et la gestion efficace des aires protégées, combinées à une gestion durable des territoires autochtones.

FAQ

Qu’est-ce qui rend le chien à oreilles courtes unique ?

Le chien à oreilles courtes est unique par son habitat isolé et son comportement nocturne qui le rend difficile à observer.

Quelle est la principale menace pour cet animal ?

Les principaux dangers pour cette espèce comprennent souvent la déforestation et la perte d’habitat due à l’exploitation humaine.

Comment les données actuelles peuvent-elles aider à la conservation ?

Les informations récentes permettent d’étayer des stratégies de protection plus efficaces pour maintenir l’équilibre des écosystèmes et de la biodiversité.

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Pourquoi les communautés autochtones sont-elles importantes pour la conservation ?

Ces communautés ont une connaissance approfondie de l’écosystème local et jouent un rôle essentiel dans la gestion des ressources naturelles de manière durable.

Comment peut-on soutenir la conservation de l’Amazonie ?

Il est possible de soutenir la conservation en faisant des dons à des organisations engagées, en adoptant des modes de vie durables ou en sensibilisant sur l’importance de la protection de l’environnement.