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« Une solution innovante pour gérer les 20 plans d’espèces chevauchantes sur les bases militaires : l’initiative de Virginia Tech »

« Une solution innovante pour gérer les 20 plans d'espèces chevauchantes sur les bases militaires : l'initiative de Virginia Tech »

La protection des espèces sauvages sur les bases militaires

Les installations militaires peuvent abriter de vastes étendues de milieux naturels, ce qui complique la tâche de protéger la faune. Les chercheurs de Virginia Tech ont récemment reçu deux subventions de 2 millions de dollars pour améliorer la gestion des espèces menacées sur ces terres. Au lieu de se concentrer sur des plans de conservation distincts pour chaque espèce, les scientifiques souhaitent adopter une approche globale en gérant l’écosystème dans son intégralité.

Qui mène cette initiative ?

Le projet est dirigé par la professeure associée Haldre Rogers et la professeure adjointe Elizabeth Hunter, toutes deux du Département de Conservation des Poissons et de la Faune. Leur recherche bénéficie du soutien du Département de la Défense, à travers son programme de recherche environnementale. Leur objectif est de résoudre un problème courant sur les terres militaires : la planification de la conservation devient complexe lorsqu’un grand nombre d’espèces est impliqué.

Les bases militaires peuvent en effet contenir des habitats qui sont occupés simultanément par plusieurs espèces protégées, chacune ayant ses propres obligations de récupération. Cela peut entraîner la mise en œuvre de plusieurs plans de gestion dans une même zone, ce qui est inefficace.

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Rogers illustre ce défi : « Imaginez avoir 20 plans distincts qui se chevauchent au même endroit. Il faudrait alors effectuer 20 actions de gestion et réaliser 20 types de surveillances. À mesure que de nouvelles espèces sont intégrées, ce modèle devient inefficace. »

Quelles recherches sont en cours ?

Dans le sud-est de la Géorgie, l’équipe de Hunter examine des écosystèmes gérés par le feu, où les brûlages prescrits font déjà partie intégrante de la gestion des terres. Son équipe envisage de collecter des données sur un large éventail d’espèces — des oiseaux, chauves-souris, amphibiens, reptiles, petits mammifères, insectes et pollinisateurs — afin de déterminer quelles stratégies de brûlage seraient bénéfiques pour le plus grand nombre d’espèces, plutôt que de privilégier seulement quelques-unes.

Pourquoi est-ce significatif ?

Les bases militaires, en raison de leurs restrictions d’accès et de leur gestion active, conservent souvent des habitats fauniques essentiels. Si des chercheurs parviennent à simplifier la gestion des paysages pour la conservation, cette même méthode pourrait être appliquée ailleurs, où des plans de récupération qui se chevauchent ralentissent le progrès. Des écosystèmes en meilleure santé favorisent une eau plus propre, une biodiversité accrue et des forêts plus résilientes.

Une approche de conservation mieux coordonnée pourrait également réduire le gaspillage de temps et d’argent en diminuant le nombre d’enquêtes et d’actions de gestion qui pourraient se contrarier.

Le projet de Rogers, qui se déroule dans les Îles Mariannes, vise à tester si la planification basée sur les habitats peut surpasser la gestion axée sur des espèces uniques, comme stipulé par la Loi sur les Espèces en Danger. L’équipe compte utiliser des hypergraphes écosystémiques pour cartographier les interactions entre les espèces, la connectivité des habitats et les histoires de vie, afin d’identifier des groupes d’espèces à protéger ensemble.

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Comment les experts perçoivent-ils les enjeux ?

Hunter souligne que les démarches antérieures étaient souvent trop limitées : « Auparavant, nous nous concentrions surtout sur quelques espèces clés, comme le pic à dos rouge. » Elle ajoute : « Nous devons envisager les choses dans leur ensemble pour déterminer si, en procédant à des brûlages de cette manière, nous pouvons améliorer la situation de nombreuses espèces simultanément. »

Rogers partage un objectif similaire, affirmant que les chercheurs cherchent à trouver une méthode pour gérer et surveiller l’intégralité de l’écosystème, afin de s’assurer qu’une action bénéfique pour une espèce ne nuise pas à une autre.

FAQ

Pourquoi les bases militaires sont-elles importantes pour la conservation ?

Les bases militaires préservent souvent des habitats de faune importants en raison de leur gestion active et de leurs restrictions d’accès.

Comment les chercheurs identifient-ils les meilleures stratégies de brûlage ?

Ils collectent des données sur de nombreuses espèces pour déterminer les méthodes de brûlage qui peuvent bénéficier à un maximum d’espèces en même temps.

Quelles sortes d’espèces sont-elles étudiées ?

Leur recherche inclut une variété d’espèces, y compris des oiseaux, des mammifères, des reptiles, des insectes et des amphibians.

Quel est l’impact d’une approche de gestion intégrée ?

En gérant les écosystèmes dans leur ensemble, il est possible de réduire les doublons dans les actions de conservation, menant à une utilisation plus efficace des ressources.

Comment la recherche sur les îles Mariannes contribue-t-elle à la conservation ?

Cette recherche teste la planification basée sur les habitats pour voir si elle peut améliorer les résultats de conservation par rapport à une approche axée sur les espèces individuelles.

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