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Des activistes californiens appellent la ville à abandonner les caméras Flock pour protéger la vie privée et prévenir le harcèlement

Crédit photo : Pasadena Privacy

De nombreux habitants de Pasadena, en Californie, s’inquiètent de la présence de caméras installées sur des poteaux. Pour eux, chaque trajet dans la ville pourrait laisser une empreinte numérique, enregistrée et consultable ultérieurement.

Cette appréhension alimente les efforts de divers activistes qui demandent l’annulation du contrat de la ville avec Flock. Ils estiment que cette surveillance permanente réduit la liberté et la confiance des communautés, sans pour autant les rendre plus sûres.

Ce qu’il faut savoir

D’après le Orange County Register, le groupe Pasadena Privacy a recueilli plus de 2 700 lettres incitant les dirigeants de la ville à ne pas renouveler le contrat Flock lorsque celui-ci prendra fin le mois prochain. Les membres estiment que les systèmes de reconnaissance de plaques d’immatriculation posent de réelles préoccupations en matière de vie privée et qu’ils peuvent être exploités abusivement par les forces de l’ordre.

Aux États-Unis, plus de 5 000 agences de police et 1 000 entreprises utilisent les caméras Flock. Actuellement, Pasadena en possède 61, avec des affirmations selon lesquelles elles ont contribué à retrouver 30% des véhicules volés dans la région l’année précédente, représentant environ 700 000 $ de biens récupérés.

Cependant, les détracteurs soulignent que le débat va bien au-delà des simples voitures volées. Ils font remarquer que des agences de contrôle dans des comtés voisins ont partagé des données de plaques d’immatriculation avec des autorités fédérales. Lauren Bonds, directrice exécutive du National Police Accountability Project, a confié à un journal que ces technologies existent réellement et qu’elles engendrent des implications négatives pour le public.

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Yadi Younse, membre de Pasadena Privacy, a ajouté qu’il n’était pas surpris de la réaction vive et qu’il s’en réjouissait.

Contexte plus large

La situation à Pasadena s’inscrit dans un mouvement plus vaste en Californie et ailleurs aux États-Unis. Les caméras Flock capturent des images de véhicules, enregistrant les plaques d’immatriculation et d’autres détails dans des bases de données consultables, permettant ainsi aux autorités de retracer les déplacements d’une voiture.

Les partisans affirment que cela aide la police à retrouver des véhicules volés, des personnes disparues, et des véhicules suspects. En revanche, les critiques soutiennent que ce même système peut favoriser le harcèlement, une sur-police, et un partage excessif des données.

Des agences ont partagé des données de plaques d’immatriculation avec des fonctionnaires de l’immigration fédérale, et des policiers ont utilisé ces systèmes pour suivre des partenaires romantiques ou des ex.

Plusieurs villes, comme South Pasadena, El Cerrito, et Mountain View, ont déjà décidé de mettre fin à leurs contrats avec Flock.

Mesures envisagées

Aucun décision n’a encore été annoncée par Pasadena. Un porte-parole a mentionné que les responsables mettent en place des discussions avec les représentants de la ville ainsi que d’autres acteurs lors d’une réunion du Public Safety Committee prévue dans les prochains mois.

Tyron Hampton, membre du conseil municipal, a déclaré qu’il souhaitait que la ville retire son réseau Flock et envisage d’autres systèmes d’identification automatique des plaques qui, selon lui, protègeraient mieux la vie privée. Cependant, des défenseurs des droits de la vie privée pensent qu’un simple changement de fournisseur ne résoudra pas le problème.

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D’autres villes ont choisi d’affiner les règlements au lieu d’abandonner les systèmes de surveillance. Ainsi, à Costa Mesa, la durée de conservation des données a été réduite de un an à 45 jours, selon le Register. Une proposition de loi en Californie envisagerait de limiter cette durée à 30 jours dans de nombreux cas.

Jess Rivas, vice-maire de Pasadena, a exprimé son ressentiment à l’égard du gouvernement fédéral, affirmant qu’il ne se sentirait pas à l’aise de poursuivre ce type de discussions dans un avenir proche.

FAQ

Quelles sont les préoccupations principales concernant Flock ?

Les préoccupations majeures incluent des implications sur la vie privée, la possibilité d’abus par les forces de l’ordre et des cas de harcèlement.

Existe-t-il d’autres villes qui ont annulé leurs contrats avec Flock ?

Oui, plusieurs villes telles que South Pasadena, El Cerrito et Mountain View ont déjà mis fin à leurs contrats avec Flock, face à des préoccupations similaires.

Quelles sont les alternatives proposées ?

Tyron Hampton souhaite explorer d’autres systèmes d’automatisation des plaques d’immatriculation qui offriraient une meilleure protection de la vie privée, plutôt qu’un simple changement de fournisseur.

Comment les données des caméras Flock sont-elles utilisées ?

Les données recueillies par les caméras Flock sont utilisées par les forces de l’ordre pour retrouver des véhicules volés, des personnes disparues et pour surveiller les déplacements des citoyens.

Quelle est la réaction des citoyens face à cette situation ?

De nombreux habitants s’opposent à la surveillance constante, craignant pour leur vie privée et prônant une réduction de la surveillance policière dans leur communauté.

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