Une Nouvelle Perspective sur un Monuments Préhistorique
Des études récentes sur l’ADN ancien révèlent des liens d’ascendance inattendus associés à une sépulture médiévale située dans un monument néolithique en Espagne. Cette découverte, menée par le Groupe de Recherche ATLAS de l’Université de Séville, ouvre un nouveau chapitre fascinant dans l’histoire de ce site emblématique, situé à Antequera, Malaga.
Contexte de la Recherche
Ce projet fait partie d’une initiative plus vaste en archéogénomique, visant à examiner les restes de deux individus masculins du Moyen Âge. Selon les chercheurs, ces hommes auraient été enterrés au sein du dolmen de Menga, un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. La date de leur inhumation est estimée entre le 8ème et le 11ème siècle de notre ère, durant la période andalouse.
Le dolmen de Menga, construit il y a environ 5 000 ans, fait partie d’un ensemble archéologique remarquable. L’analyse antérieure du lieu a révélé que les deux hommes avaient été enterrés dans une position très cérémonieuse, la tête tournée vers l’intérieur, à l’entrée de la structure.
Les Défis de l’Analyse ADN
L’équipe de recherche a tenté d’extraire de l’ADN des deux hommes. Malheureusement, la quantité d’ADN était extrêmement limitée et très dégradée, un constat courant dans les sites historiques et préhistoriques de la région ibérique méditerranéenne. Cependant, grâce à une technique avancée de richesse génétique, les scientifiques ont pu obtenir le profil génétique d’un des individus.
Ce dernier présentait des lignées génétiques que l’on trouve couramment dans les populations européennes, mais également des liens avec des individus d’Afrique du Nord. Cela montre une diversité génétique plus large, illuminant les mélanges culturels qui ont pu se produire au cours de cette époque.
Interprétation Archéologique des Sépultures
L’étude offre aussi une nouvelle interprétation des inhumations. Elle les remet dans un contexte plus large de réutilisation des monuments préhistoriques au Moyen Âge, une pratique documentée à travers toute la péninsule ibérique. Il est probable que, lors de ces inhumations, le dolmen ait été utilisé comme un ermitage ou un sanctuaire.
La continuité d’utilisation de ce site sacré, dès sa construction aux alentours de 3800-3600 avant JC, témoigne de l’importance qu’il a conservée à travers les âges, tant pour les rituels funéraires que pour un usage spirituel.
Références
L’étude est référencée dans le Journal of Archaeological Science Reports et met en lumière les perspectives génétiques et historiques des inhumations médiévales découvertes au dolmen de Menga.
FAQ
Quel est le dolmen de Menga ?
Le dolmen de Menga est un monument préhistorique en Espagne, considéré comme une importante structure funéraire datant d’environ 5 000 ans, situé à Antequera.
Pourquoi l’analyse ADN est-elle si difficile ?
L’analyse de l’ADN ancien est souvent compliquée en raison de la dégradation du matériel génétique et de la quantité limitée d’ADN récupérable dans des contextes archéologiques.
Quels autres types de recherches sont menés sur les sites préhistoriques ?
Les chercheurs utilisent diverses techniques, y compris la datation au radiocarbone, l’analyse isotopique et des fouilles stratigraphiques pour mieux comprendre les aspects culturels et historiques des sociétés anciennes.
L’ADN ancien peut-il révéler des informations sur la santé des personnes étudiées ?
Oui, des études d’ADN peuvent parfois fournir des informations sur des maladies génétiques, des régimes alimentaires et des adaptations environnementales des populations anciennes.
Quelle est la méthode de SNP enrichment ?
Le SNP enrichment est une technique qui permet de concentrer et récupérer des données génétiques utiles, même lorsque l’échantillon d’ADN est très dégradé ou se présente en faibles quantités.
