Santé

Des scientifiques réfutent l’idée d’une création en laboratoire d’un COVID mortel.

Des scientifiques réfutent l'idée d'une création en laboratoire d'un COVID mortel.

Clarification sur une Étude Relativement au COVID-19

Des chercheurs de l’Université de Boston ont formellement démenti avoir créé une variante de COVID-19 particulièrement mortelle dans leurs laboratoires. Ils affirment avoir développé une version hybride qui serait même moins dangereuse que celles précédemment observées.

Une Étude qui Soulève des Questions

Au cours de la semaine dernière, une étude préliminaire réalisée par le Laboratoire National des Maladies Infectieuses Emergentes (NEIDL) de l’université a provoqué une importante attention médiatique. Cette étude visait à comparer la souche originale du COVID-19, qui circulait au début de la pandémie, à la souche Omicron.

Une Controverse Étonnante

Ce qui est surprenant, c’est que la polémique n’a pas été alimentée par le National Institute of Allergy and Infectious Diseases, qui a financé l’étude, mais par des allégations selon lesquelles les chercheurs n’auraient pas obtenu l’autorisation nécessaire pour mener leurs travaux, comme le rapporte STAT News.

Influence d’un Rapport Sensationnaliste

La controverse a été en grande partie intensifiée par un article jugé sensationnaliste du tabloïd britannique The Daily Mail. Selon un communiqué de l’université, cet article a faussement affirmé que des scientifiques avaient “créé une nouvelle souche mortelle de COVID.”

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La couverture médiatique du Daily Mail s’est concentrée sur une section hors contexte de l’abstract de l’étude, prétendant que les chercheurs avaient élaboré une « souche de COVID avec un taux de mortalité de 80 % » — une affirmation qui a rapidement été relayée par Fox News, qui a amplifié ce que l’université qualifie de reportage faux et inexact.

Réaction de l’Université

Ronald B. Corley, directeur du NEIDL, a exprimé son indignation dans un communiqué : « Ce message a été exagéré et déformé, et l’étude a ainsi été mal représentée dans son ensemble. »

Les informations diffusées par The Daily Mail provenaient de déclarations de deux universitaires qui n’étaient pas impliqués dans les recherches. L’un d’eux s’est même permis de déclarer que l’université se livrait à des recherches de “gain de fonction”, une pratique où les virus sont modifiés pour les rendre plus puissants.

Clarifications Cruciales sur la Recherche

Les assertions concernant les recherches sur le gain de fonction, souvent associées à des théories du complot sur l’origine du COVID-19, ont été qualifiées de fausses. L’établissement a spécifiquement noté que cette recherche ne visait pas à augmenter le danger du virus, mais plutôt à le rendre moins pernicieux.

« Ce travail n’entraîne pas une amplification de la souche SARS-CoV-2 », a précisé l’université. « Au contraire, il a contribué à une réplication moins virulente du virus. »

Corley a également souligné que les chiffres évoquant un taux de mortalité de 80 % avaient été largement mal interprétés dans les rapports, en précisant que ce chiffre ne concernait pas les humains. Ce chiffre se rapportait à un modèle animal impliquant une souche spécifique de souris.

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Mésinformation Persistante

Bien que le Daily Mail ait publié un avis de mise à jour en incluant la déclaration de l’Université de Boston, l’article n’a pas changé son titre ni intégré cette correction de manière proéminente. Cela soulève des questions sur la probabilité que les lecteurs tombent sur les clarifications importantes au cœur de l’article.

Comme pour de nombreux cas de mésinformation, il est peu probable que les lecteurs du tabloïd effectuent des recherches approfondies pour vérifier les faits présentés.

Conclusion

Cette situation démontre les dangers d’une couverture médiatique imprécise, qui peut facilement nourrir des récits trompeurs et alimenter des paniques inutiles autour de sujets aussi critiques que la santé publique.

FAQ

Qu’est-ce que le gain de fonction en recherche scientifique ?

Le gain de fonction se réfère à des manipulations de virus pour accroître leur virulence ou leur transmissibilité dans des études de recherche.

Pourquoi est-il important de bien comprendre les souches de COVID ?

Comprendre les différences entre les souches permet d’adapter les stratégies de traitement et de vaccination, en protégeant ainsi mieux la population.

L’Université de Boston a-t-elle fourni des détails sur ses recherches ?

Oui, l’université a précisé que leurs recherches avaient pour but de rendre le virus moins dangereux et non plus puissant.

Quel est le risque de publier des informations inexactes ?

Des informations inexactes peuvent engendrer la panique, la méfiance envers les institutions de santé et perturber les efforts de santé publique.

Comment les gens peuvent-ils reconnaître les nouvelles fiables ?

Il est essentiel de consulter des sources reconnues, de vérifier plusieurs articles et de se renseigner sur les experts impliqués dans un sujet donné.

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