Un aperçu des découvertes inattendues en recherche organique
Des cellules cérébrales se sont révélées là où elles n’auraient pas dû être. Une équipe de chercheurs de l’Université de Washington à St. Louis (WUSTL) a fait cette découverte étonnante en analyzant des mini reins cultivés à partir de cellules souches en laboratoire. Ces cellules inattendues se sont avérées être des cellules cérébrales et musculaires, un véritable choc pour les scientifiques qui attendaient de trouver uniquement des cellules rénales.
Éviter les surprises indésirables
Heureusement, les chercheurs de WUSTL ont développé une méthode pour réduire la présence de ces cellules non désirées dans les mini reins. Cette technique pourrait également être utile pour d’autres organes miniatures, permettant ainsi de s’assurer que les cellules cultivées correspondent à la destination souhaitée.
Les enjeux des organoïdes
Les organoïdes, ou organes miniatures cultivés en laboratoire, sont composites de cellules qui imitent le fonctionnement des organes complets. Leur utilité en recherche médicale est indéniable, car ils permettent d’étudier les maladies humaines et les traitements potentiels. Pour les cultiver, les scientifiques introduisent des cellules souches humaines dans des solutions chimiques qui les transforment en différents types de cellules adultes.
Dans une étude récente publiée dans la revue Cell Stem Cell, l’équipe de WUSTL a examiné plus de 83 000 cellules provenant de 65 organoïdes rénaux à l’aide d’une méthode nommée séquençage RNA à cellule unique. Les résultats étaient alarmants : environ 10 à 20 % des cellules étudiées étaient en réalité des cellules cérébrales ou musculaires, et non des cellules rénales comme initialement espéré. Cela pose un problème car ces cellules indésirables peuvent compliquer les recherches et diminuer l’efficacité des mini organes.
Revenir sur la bonne voie
Les chercheurs ont alors décidé d’analyser le processus de développement des cellules souches pour identifier à quel stade les cellules indésirables apparaissaient. Ils ont découvert qu’en inhibant certains facteurs de croissance pendant le développement des organoïdes, ils pouvaient réduire jusqu’à 90 % le nombre de cellules cérébrales et musculaires non désirées.
Selon le chercheur Benjamin D. Humphreys, cette avancée devrait permettre d’accélérer la création d’organismes miniatures plus efficaces pour étudier les maladies rénales humaines et pour la découverte de nouveaux médicaments. De plus, cette technique pourrait être applicable à d’autres organoïdes afin d’éliminer les cellules indésirables.
En savoir plus
Pour ceux qui désirent approfondir leurs connaissances, voici des lectures complémentaires sur le sujet des organoïdes et leurs implications dans la recherche scientifique.
FAQ
Pourquoi est-il important d’étudier les organoïdes ?
Étudier les organoïdes permet aux chercheurs de mieux comprendre les maladies humaines, de tester des traitements et d’apprendre comment les organes se développent, ce qui pourrait mener à des avancées médicales significatives.
Comment cultive-t-on des organoïdes en laboratoire ?
Les scientifiques prennent des cellules souches humaines et les placent dans un environnement riche en nutriments et en facteurs de croissance pour encourager leur développement en structures organisées qui imitent des organes.
Quels autres types de cellules pourraient être problématiques dans la recherche sur les organoïdes ?
Outre les cellules cérébrales et musculaires, d’autres types de cellules indésirables peuvent inclure des cellules provenant de différents tissus, comme celles des poumons ou du foie, ce qui peut altérer la recherche à long terme.
Quelles sont les applications pratiques des découvertes concernant les organoïdes ?
Les découvertes sur les organoïdes peuvent mener à de nouveaux traitements pour des maladies rénales et d’autres affections, ainsi qu’à de meilleures méthodes pour tester la toxicité des médicaments sans recourir à des essais sur des animaux.
Les robots sont-ils utilisés dans la création d’organoïdes ?
Oui, des robots sont désormais capables de cultiver des organoïdes de manière plus rapide et efficace que les méthodes manuelles, ce qui ouvre de nouvelles perspectives pour la recherche biomédicale.
