Santé

Le Pentagone appelle les soldats à ne pas partager leur position avec des applications.

Le Pentagone appelle les soldats à ne pas partager leur position avec des applications.

FITNESS SANS SUIVI. Récemment, le Pentagone a adressé une directive à l’ensemble des membres du personnel travaillant dans des bases militaires sensibles : par pitié, cessez d’enregistrer vos courses. Dans un mémo obtenu par The Associated Press, le Pentagone a précisé de nouvelles règles concernant l’utilisation des applications de fitness par les soldats déployés dans des zones de conflit ou à haut risque. En particulier, l’usage du GPS doit être désactivé.

“Ces capacités de géolocalisation peuvent mettre à jour des informations personnelles, leurs emplacements, leurs routines, ainsi que des chiffres relatifs au personnel du DoD, créant potentiellement des conséquences en matière de sécurité et un risque accru pour la force conjointe et la mission”, indique le mémo.

DES LIMITES ÉCLAIRES. En janvier dernier, Nathan Ruser, rédacteur au Australian Strategic Policy Institute, a découvert que l’activité de la carte thermique mondiale sur l’application de fitness Strava révélait l’emplacement des bases militaires américaines en Syrie, où les soldats utilisaient régulièrement l’application.

Les soldats, se servant de l’application pour suivre leur progression lors de leur entraînement et pour courir le long des clôtures de sécurité, avaient ainsi exposé une esquisse des bases dans la carte thermique. Cela donnait aussi un aperçu des routines quotidiennes des soldats à quiconque s’y intéressait un minimum. Il est aisé d’imaginer que des forces hostiles pourraient tirer profit de ce genre d’information. Oops.

Cette carte thermique a aussi mis en lumière l’activité des soldats dans d’autres lieux sensibles tels que la Zone 51 et la base aérienne britannique des Malouines.

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CE N’EST PAS UNE INTERDICTION. Le Pentagone n’a pas interdit l’utilisation des applications de fitness ou des traqueurs d’activité — les militaires peuvent continuer à les utiliser, tant qu’ils veillent à désactiver la collecte de données de localisation ou à ne pas compromettre les opérations militaires. Une porte-parole de Fitbit a déclaré à AP que les dispositifs de l’entreprise ne pouvaient pas suivre quiconque désactivait les services de localisation. Ainsi, il semble qu’il n’y ait aucune raison d’empêcher complètement les soldats de les utiliser.

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Pour en savoir plus sur le suivi de localisation : Google vient d’admettre qu’il suit votre position même lorsque les paramètres sont désactivés

## FAQ

### Pourquoi le Pentagone a-t-il interdit le GPS sur les applications de fitness ?
Le GPS peut révéler des informations critiques sur la localisation et les routines des militaires, posant des risques de sécurité.

### Quels dispositifs sont concernés par cette directive ?
Cette règle s’applique principalement aux applications et dispositifs de fitness qui utilisent des services de géolocalisation.

### Comment les soldats peuvent-ils continuer à s’entraîner en toute sécurité ?
Ils peuvent toujours utiliser des applications de fitness, à condition de désactiver les fonctionnalités de localisation.

### Y a-t-il eu des incidents précédents dus à des informations divulguées par ces applications ?
Oui, des cas antérieurs ont montré que des données de localisation divulguées pouvaient compromettre des bases militaires.

### D’autres mesures de sécurité sont-elles envisagées par le Pentagone ?
Le Pentagone examine continuellement ses politiques de sécurité pour s’assurer qu’elles s’adaptent aux nouveaux défis technologiques.

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