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ToggleLes moustiques : des vecteurs d’infection
Les moustiques sont souvent perçus comme des insectes désagréables, car Ils bourdonnent, piquent et dérangent. Cependant, leur impact va bien au-delà de l’irritation causée par leurs piqûres ; ces créatures sont porteuses de parasites responsables de la malaria. Lorsqu’une personne se fait piquer par un moustique infecté, elle peut souffrir de symptômes graves tels que fièvre, frissons, vomissements, et, dans les cas les plus extrêmes, la mort.
La Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime qu’environ 3,2 milliards de personnes, soit la moitié de la population mondiale, sont exposées à ce risque. En 2015, parmi ces individus vulnérables, près de 214 millions ont été infectés, entraînant la perte d’au moins 438 000 vies.
Bien que des efforts globaux aient permis de réduire de 60 % l’incidence de la malaria depuis 2000, une nouvelle vaccin pourrait conduire à des avancées encore plus significatives.
OMS : Faits clés sur la malaria (mis à jour)
Une nouvelle approche de la vaccination
Le développement d’un vaccin contre la malaria a posé de nombreux défis à la communauté médicale, du fait que la maladie est causée par un parasite et non par un virus. Pour concevoir ce nouveau vaccin expérimental, le Sanaria® PfSPZ, une forme atténuée du parasite responsable des infections chez les humains a été utilisée. Ce parasite, appelé sporozoïte, a été élaboré par Sanaria Inc grâce à une étude clinique menée par des chercheurs des National Institutes of Health (NIH) et de l’Université de Bamako, au Mali.
Ce vaccin a montré des résultats prometteurs, affichant une efficacité de 100 % lors d’essais cliniques aux États-Unis et de 48 % lors d’autres essais au Mali. Dr. Sara Healy, qui a participé à l’essai malien, a déclaré que ce niveau de protection contre l’infection par la malaria, dans une région à forte transmission, n’avait jamais été observé auparavant, offrant un nouvel espoir pour ce vaccin récemment développé.
Cependant, le vaccin de Sanaria n’est pas le seul en cours de développement. Le vaccin Mosquirix™ de GSK devrait être mis à disposition du public en 2018. Bien qu’il soit moins prometteur que PfSPZ, il a progressé plus rapidement dans son développement, puisque PfSPZ vient tout juste de passer la phase II des essais cliniques. Jusqu’à présent, nous n’avions pas de réelles mesures préventives contre la malaria, et l’avènement de ces vaccins pourrait marquer un tournant majeur.
FAQ
Qu’est-ce que la malaria ?
La malaria est une maladie infectieuse causée par des parasites transmissibles par les moustiques, entraînant des symptômes graves et potentiellement mortels.
Comment se propage la malaria ?
La malaria se propage par la piqûre de moustiques femelles infectés, qui transmettent le parasite lors de l’alimentation en sang.
Quels sont les symptômes de la malaria ?
Les symptômes courants comprennent la fièvre, les frissons, des douleurs musculaires, des nausées et des vomissements.
Qui court le plus de risques de contracter la maladie ?
Les personnes vivant dans des régions tropicales et subtropicales, particulièrement celles à proximité de zones à forte transmission, sont plus à risque.
Comment peut-on prévenir la malaria ?
La prévention se fait principalement par l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide, le port de vêtements longs et l’utilisation de répulsifs cutanés, en plus des vaccinations émergentes.
