Crédit photo : United States Geological Survey
Un projet mené au mois de mai à Canyon Creek a permis la réintroduction de 21 serpents à nez étroits, une espèce menacée, dans un nouvel habitat. Cet événement marque un jalon important pour le zoo de Phoenix, qui atteint ainsi un total de 100 serpents ayant été relâchés dans la nature.
Pour cette espèce qui ne prospère que dans une zone restreinte du Sud-Ouest américain, chaque succès lors de ces relâchés contribue à sa réhabilitation et son avenir.
Que s’est-il passé ?
Le 19 mai, un groupe composé de membres du Département des jeux et de la faune de l’Arizona, du Centre de conservation de la nature/Phoenix Zoo, du Service Forestier des États-Unis, de l’Amphibian and Reptile Conservancy et de l’Université de l’Arizona, s’est rendu dans la forêt nationale de Tonto pour libérer 21 serpents à nez étroits nés en captivité dans Canyon Creek, comme l’a rapporté le Sedona Red Rock News.
Les habitats naturels de cette espèce sont limités à des ruisseaux rocheux de la Mogollon Rim, à proximité de forêts de pins ponderosa, y compris la zone de relâchement le long de Canyon Creek. Le **Thamnophis rufipunctatus**, un serpent non venimeux originaire de l’Arizona et du Nouveau-Mexique, se distingue par sa tête longue et étroite, ainsi que par sa coloration variant de l’olive au bleu-gris, ornée de taches rouges.
Pour assurer le suivi des serpents, chaque individu a reçu une micro-puce, semblable à celles utilisées pour les animaux de compagnie. Des installations de suivi ont été mises en place le long du ruisseau afin de garder un œil sur les serpents relâchés, ainsi que sur ceux vivant dans la nature pendant l’été.
Pourquoi est-ce important ?
Considéré comme une espèce menacée par la loi fédérale, le serpent à nez étroit doit faire face à une multitude de défis, notamment la **perte d’habitat**, la **sécheresse** et les menaces posées par des espèces envahissantes comme certains poissons et écrevisses. Étant donné qu’il dépend des rivières rocheuses pour survivre, la récupération de cette espèce nécessite également une attention particulière sur l’état de ces cours d’eau, particulièrement dans une région déjà en crise hydrique.
Des ruisseaux en bonne santé nourrissent des écosystèmes diversifiés, soutiennent la faune locale et préservent les paysages naturels si caractéristiques de nombreuses communautés en Arizona. Les efforts de rétablissement, comme celui-ci, peuvent également favoriser la collaboration entre les agences, les scientifiques, les ONG et les gestionnaires des terres locales, en promouvant une approche de **gestion durable** plutôt qu’un simple sauvetage à court terme.
Les programmes de reproduction en captivité ne se limitent pas à maintenir les espèces en vie sous soins humains. Leur réussite offre la possibilité de restaurer des populations sauvages et d’accorder aux animaux menacés une réelle chance de retrouver leur place dans l’écosystème.
Que disent les experts ?
Mason Ryan, coordinateur des Projets d’espèces en danger au Département des jeux et de la faune de l’Arizona, a souligné que cette libération est un reflet de l’engagement global du programme : “C’est bien plus qu’une simple étape — cela démontre la détermination à établir un programme de reproduction qui permette à cette espèce délicate de prospérer.”
Pour les organismes impliqués, ce relâché constitue un repère dans la campagne plus large visant à rétablir le serpent, et sa portée dépendra de la capacité de Canyon Creek à soutenir une population sauvage plus robuste.
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