Santé

Lutte Contre le Cancer : Première Essai Humain avec la Modification Génétique par CRISPR

Lutte Contre le Cancer : Première Essai Humain avec la Modification Génétique par CRISPR

Une avancée dans l’utilisation de CRISPR pour combattre le cancer

Des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie ont récemment fait un pas significatif concernant l’application de la technologie CRISPR pour traiter le cancer. Leur projet a reçu une première validation de la part du Comité consultatif sur l’ADN recombinant (RAC) aux National Institutes of Health américains. Ce projet vise à expérimenter sur des patients pour évaluer un nouveau traitement.

Détails de l’expérimentation

Lors d’un vote le 21 juin, le RAC a donné son accord pour un essai clinique qui utilisera la technologie CRISPR-Cas9 afin de créer des cellules immunitaires génétiquement modifiées. Ces cellules auront pour objet de cibler et d’attaquer trois types de cancer : le myélome, le sarcome et le mélanome. Ce programme de recherche, qui s’étalera sur deux ans, prévoit de traiter un groupe de 18 patients qui ne répondent plus aux traitements traditionnels. Les essais se dérouleront dans trois établissements de santé : l’Université de Penn, l’Université de San Francisco en Californie, et le MD Anderson Cancer Center de l’Université du Texas à Houston.

Ces essais bénéficieront de soutiens financiers fournis par l’Institut Parker pour l’immunothérapie du cancer, fondé par le milliardaire technologique Sean Parker. Son organisation se consacre à la lutte contre le cancer et financera les essais cliniques.

A lire :  Impression 3D de Peau Humaine Vivante Directement sur les Plaies

La stratégie immunitaire

Le principe sous-jacent à cette recherche consiste à renforcer les cellules immunitaires afin qu’elles soient plus efficaces pour combattre les tumeurs. Une étude clinique précédente a démontré que les cellules T d’un patient, lorsqu’elles sont dotées d’un récepteur spécifique, peuvent mieux cibler les tumeurs exprimant la protéine NY-ESO-1. Cette protéine se retrouve fréquemment sur certaines tumeurs, mais est généralement absente des cellules saines.

D’après les résultats précédents, les tumeurs peuvent contourner la réponse immunitaire en activant la protéine PD-1 présente à la surface des cellules T, ce qui inhibe leur activité. Les chercheurs ambitionnent d’utiliser CRISPR pour interrompre le gène responsable de cette protéine, pour permettre aux cellules T de mieux lutter contre les tumeurs.

De plus, ils envisagent également de retirer des gènes qui codent pour deux protéines constituant le récepteur principal des cellules T, afin de maximiser l’efficacité du récepteur NS-ESO-1 conçu génétiquement.

Bien que l’expérimentation ait reçu l’aval du RAC, elle devra encore passer par plusieurs étapes d’approbation supplémentaires, notamment auprès des trois centres médicaux impliqués, ainsi que le consentement de la Food and Drug Administration.

FAQ

Quelle est la principale innovation de cette étude ?

L’essai innove en utilisant la technologie CRISPR pour modifier les cellules immunitaires afin qu’elles puissent mieux détecter et attaquer les cellules tumorales.

Combien de temps durera l’étude ?

Le projet est programmé sur une période de deux ans, durant laquelle plusieurs patients seront traités et suivis.

Quelles sont les implications si l’essai s’avère concluant ?

Si l’essai réussit, cela pourrait mener à une nouvelle approche dans le traitement du cancer, en offrant une alternative aux chimiothérapies et autres traitements actuels qui peuvent être moins efficaces.

A lire :  Des Milliers de Cas de Surdosage d'Ozempic Signalés

Qu’est-ce que la protéine NY-ESO-1 ?

Il s’agit d’une protéine souvent présente dans certaines tumeurs. Son ciblage pourrait permettre aux cellules T modifiées d’identifi er et d’attaquer ces cellules cancéreuses plus efficacement.

Comment fonctionne le système PD-1 ?

Cette protéine joue un rôle dans la régulation de la réponse immunitaire en inhibant l’activité des cellules T, ce qui peut être exploité par les tumeurs pour échapper à la détection du système immunitaire.