“Pas de vaccin, pas de jeux”
Le Premier ministre australien Malcolm Turnbull prend les vaccins très au sérieux. Il propose d’interdire l’accès aux garderies et aux écoles maternelles aux enfants non vaccinés. Cette initiative, appelée « pas de vaccin, pas de jeux », fait partie des efforts du gouvernement australien pour augmenter le taux de vaccination des enfants de 93 % à 95 %.
Les vaccins standards pour les enfants incluent ceux contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, regroupés sous le nom de vaccin MMR. Ces vaccins ne protègent pas seulement les enfants d’école, mais ils préservent aussi les nourrissons qui ne peuvent pas encore être vaccinés, ainsi que ceux qui en sont incapables pour des raisons médicales.
Atteindre un taux de 93 % de vaccination n’est pas un objectif facile à réaliser, mais l’Australie a déjà réussi. Pour améliorer ce chiffre, le gouvernement a mis en place d’autres mesures. Par exemple, à partir de janvier 2016, les familles ayant des enfants non vaccinés ne peuvent plus recevoir de subventions pour la garde d’enfants.
Des politiques déjà en place
Certaines régions, comme Victoria, Nouvelle-Galles du Sud et Queensland, appliquent déjà une version de cette nouvelle réglementation. La proposition de Turnbull s’inspire d’une politique mise en œuvre à Victoria, qui est l’une des plus strictes du pays. Cette politique exige que tous les enfants soient complètement immunisés, sauf pour ceux qui ne peuvent pas l’être pour des raisons médicales, comme une allergie. Dans d’autres états, les enfants non vaccinés doivent rester chez eux uniquement s’il y a une épidémie.
Les vaccins sauvent des vies
Certains critiques jugent cette politique sévère, même injustifiée. D’autres craignent qu’elle puisse susciter des réactions indésirables. Julie Leask, de l’Université de Sydney, estime que ces mesures pourraient renforcer les groupes anti-vaccins. Selon elle, « des personnes habituellement indifférentes à la vaccination pourraient se rallier à leur cause, préoccupées par la menace sur les libertés civiles ».
Nesha Hutchinson, membre de l’Australian Childcare Alliance, s’inquiète que cette politique empêche les enfants des parents anti-vaccins d’accéder à l’éducation préscolaire. Toutefois, elle reste convaincue qu’une telle réglementation nationale pourrait effectivement améliorer les taux de vaccination.
La Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé qu’en 1967, la variole avait causé la mort d’environ 2 millions de personnes dans le monde.
Des taux de vaccination plus élevés signifient une meilleure protection contre des maladies infectieuses qui peuvent être mortelles. Prenons l’exemple de la variole, qui était extrêmement dangereuse. Ce virus, très contagieux, a causé la mort de plus de 300 millions de personnes rien qu’au cours du XXe siècle. L’OMS a rapporté qu’en 1967, la variole a tué environ 2 millions de personnes dans le monde. On pense qu’elle a touché les populations humaines dès 10 000 av. J.-C., ce qui rend difficile le décompte total des décès qu’elle a causés.
Cela dit, grâce à la vaccination, personne ne meurt de la variole aujourd’hui. Le dernier cas naturel a été signalé en 1977, et en 1980, l’OMS a déclaré la variole éradiquée, principalement grâce à une campagne mondiale de vaccination.
Bien que la variole ne soit qu’une des nombreuses maladies infectieuses, son histoire démontre l’impact d’un programme de vaccination efficace. En effet, cela peut et cela sauve des vies.
FAQ
Quels sont les bénéfices des vaccins pour les enfants ?
Les vaccins protègent les enfants contre des maladies potentiellement graves, réduisant ainsi les risques d’hospitalisation et de complications à long terme.
Que doivent faire les parents d’enfants non vaccinés ?
Ils doivent consulter un professionnel de la santé pour discuter des risques de santé pour leur enfant et des implications de ne pas recevoir de vaccins.
Quelles mesures peuvent être prises si un enfant n’est pas vacciné ?
Les parents doivent s’informer sur les programmes de rattrapage de vaccination et consulter leur pédiatre pour déterminer le meilleur plan d’action.
Existe-t-il des contre-indications aux vaccins ?
Oui, certaines conditions médicales, comme des allergies graves, peuvent empêcher la vaccination. Il est important de parler à un médecin pour évaluer chaque situation.
Comment la société profite-t-elle de la vaccination ?
Un taux élevé de vaccination permet d’atteindre l’immunité collective, réduisant ainsi la propagation des maladies et protégeant notamment les plus vulnérables.
