Thérapie Injectable
Une étude sur deux ans a démontré que les injections mensuelles d’antirétroviraux (ART) sont tout aussi efficaces pour maintenir le VIH sous contrôle qu’un traitement quotidien par comprimés. Cette efficacité est mesurée par une présence du virus dans le sang de moins de 50 copies par millilitre. Parmi les 286 participants à l’essai, 269, soit 94 %, ont atteint cet objectif, contrairement à 84 % de ceux qui prenaient des comprimés quotidiennement.
Cette thérapie combine deux médicaments, cabotegravir et rilpivirine, qui ne détruisent pas le virus mais inhibent sa croissance. Une fois administrée, l’injection dans la fesse libère lentement les médicaments dans le corps sur plusieurs semaines. Selon Peter Williams, responsable de ce projet chez la firme pharmaceutique Janssen, « une seule dose peut durer 48 semaines ou plus ».
La révélation de cette avancée a eu lieu lors d’une conférence de la Société Internationale du VIH à Paris, présentée par Joseph Eron, directeur du UNC Center for AIDS Research.
Aider les personnes stigmatisées
Aux États-Unis, le VIH touche environ 1,1 million de personnes, et des progrès dans le traitement affectent donc un grand nombre d’individus. Mahesh Mahalingam, du Programme des Nations Unies sur le VIH/SIDA, a déclaré que cette méthode pourrait éliminer la contrainte de la prise quotidienne de médicaments, tout en améliorant significativement la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH.
Récemment, des scientifiques ont utilisé des vaches pour étudier comment le virus pénètre dans le système immunitaire humain en favorisant la libération d’anticorps largement neutralisants, essentiels pour vaincre le VIH. Lors de la même conférence, Anthony Fauci, éminent membre de l’Institut National des Allergies et des Maladies Infectieuses des États-Unis, a annoncé qu’un enfant sud-africain de neuf ans était « pratiquement guéri » grâce à un traitement reçu dès sa naissance.
Cette thérapie injectable présente un avantage notable par rapport aux traitements quotidiens, notamment dans les régions où le VIH est entouré de tabous sociaux. En remplaçant les refill constants de médicaments par une injection mensuelle, la gestion de la maladie devient plus accessible, surtout dans des conditions difficiles.
Le développement de cette thérapie s’inscrit dans un ensemble de recherches prometteuses sur le VIH, certaines d’entre elles pouvant potentiellement aboutir à un cure définitif à l’avenir.
FAQ
Qu’est-ce que l’ART ?
L’ART, ou thérapie antirétrovirale, comprend plusieurs médicaments conçus pour contrôler le VIH, empêchant sa réplication et protégeant ainsi le système immunitaire.
Qui peut bénéficier de cette nouvelle thérapie injectable ?
Cette thérapie peut être particulièrement bénéfique pour ceux qui ont du mal à suivre un traitement quotidien, en raison d’aspects logistiques ou stigmatisants.
Quels sont les effets secondaires potentiels des injections ?
Les effets secondaires peuvent varier selon les individus, mais les plus fréquents incluent des douleurs au site d’injection et des réactions allergiques occasionnelles.
Y a-t-il un risque de résistance au traitement ?
Comme avec tous les traitements antirétroviraux, il existe un risque de résistance, ce qui souligne l’importance d’un suivi médical régulier.
Comment cette thérapie a-t-elle été accueillie par la communauté médicale ?
La communauté médicale a accueilli cette avancée avec enthousiasme, la considérant comme un pas important vers l’amélioration du traitement et de la vie des personnes vivant avec le VIH.
