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<em>Image : Getty Images/Futurism</em> </figcaption>
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Une révélation troublante
Saviez-vous que des données ADN provenant d’un nouveau-né ont été utilisées pour arrêter son père pour un crime présumé datant de plusieurs décennies ? Cette affaire, dévoilée récemment dans le New Jersey, soulève de sérieuses questions sur l’usage de la technologie génétique dans le cadre des enquêtes policières.
Une enquête qui soulève des inquiétudes
Selon un rapport de Wired, la demande de documents publics faite par le bureau du défenseur public du New Jersey a contraint l’État à admettre qu’il avait utilisé l’ADN prélevé sur un échantillon de sang d’un nouveau-né pour incriminer son père dans une affaire d’agression sexuelle survenue en 1996. Ce cas est le premier connu à faire appel à l’ADN de bébés pour poursuivre un membre de la famille.
La collecte d’échantillons sanguins : une pratique courante
Si vous n’êtes pas au courant que des échantillons sanguins sont prélevés chez les bébés, ce n’est pas surprenant. Depuis les années 1970, la plupart des enfants aux États-Unis voient leur sang analysé pour déceler certaines maladies. Cependant, avec la montée en puissance de l’analyse génétique à bas prix, ces échantillons, qui étaient autrefois considérés comme des simples tests de santé, sont maintenant intégrés dans des débats juridiques.
Un consentement controversé
Ces tests sont souvent réalisés sans le consentement des parents, bien qu’il existe des possibilités d’exemption pour des motifs religieux. De plus, ces échantillons sont non seulement utilisés à des fins de santé, mais peuvent également être intégrés dans la recherche biomédicale, sans que les parents soient toujours consultés. Cela pose une problématique éthique importante puisque l’usage de ces échantillons à des fins judiciaires n’était pas envisagé à l’origine.
Le père découvre la vérité par une convocation
Dans l’affaire en question, le père anonyme a appris que la police avait fait appel à un laboratoire d’État pour utiliser l’ADN de son enfant âgé de neuf ans afin d’établir un lien familial dans une affaire non résolue. Ce n’est qu’en étant lui-même convoqué pour fournir un écouvillon buccal qu’il a découvert que son ADN correspondait à celui prélevé lors de l’agression d’il y a des années.
Une riposte juridique
Le bureau du défenseur public considère que l’utilisation de l’ADN du nouveau-né pour obtenir un mandat d’écouvillon buccal constitue une recherche illégale. L’organisme souhaite maintenant enquêter sur la fréquence à laquelle la police utilise l’ADN des bébés dans ses enquêtes.
Jennifer Sellitti, avocate du bureau, décrit cette affaire comme une couche dystopique : « Chaque fois que nous décortiquons une nouvelle couche, nous découvrons une nouvelle violation de la vie privée. »
Un nouveau chapitre dans l’utilisation de l’ADN
Bien que l’utilisation de l’ADN familial ne soit pas en soi une nouveauté — le cas du Golden State Killer en 2018 ayant précédemment révélé l’utilisation de séquences d’ADN des consommateurs pour résoudre des affaires anciennes — l’idée de se servir de l’ADN d’un nouveau-né, prélevé sans consentement, pour des affaires criminelles semble inquiétante et éthiquement problématique.
FAQ
Qu’est-ce que l’ADN des nouveau-nés ?
L’ADN des nouveau-nés est généralement prélevé via un échantillon de sang pour tester des maladies, une pratique courante dans de nombreux pays pour assurer la santé des bébés.
Les parents peuvent-ils refuser le prélèvement ?
Oui, les parents peuvent demander une exemption pour des motifs religieux, mais dans bien des cas, ils ne sont pas informés que ces échantillons peuvent être utilisés à des fins autres que médicales.
Quel est le but des tests ADN dans les enquêtes criminelles ?
Les tests ADN permettent aux autorités policières d’établir des liens familiaux ou des correspondances génétiques qui pourraient aider à résoudre des affaires criminelles.
Quel est l’impact des nouvelles technologies sur la vie privée ?
Les avancées technologiques en matière d’analyse ADN soulèvent des préoccupations croissantes quant à la protection de la vie privée et à l’utilisation éthique des données génétiques.
Existe-t-il des lois sur l’utilisation de l’ADN dans les enquêtes criminelles ?
Oui, des lois régissent l’utilisation de l’ADN dans les enquêtes criminelles, mais elles varient d’un État à l’autre, ce qui peut entraîner des abus et des violations de la vie privée.
