Santé

Les diables de Tasmanie s’adaptent pour résister à un cancer contagieux du visage.

Les diables de Tasmanie s’adaptent pour résister à un cancer contagieux du visage.

Les diables de Tasmanie en évolution

Les diables de Tasmanie connaissent une évolution rapide pour se défendre contre un cancer facial qui a gravement réduit leur nombre dans la nature.

Depuis la fin des années 1990, une maladie transmissible appelée maladie tumorale faciale du diable a menacé la survie de ces marsupiaux carnivores. Cette maladie a entraîné une diminution drastique de 80 % de leur population, poussant les autorités à les classer comme espèces en danger en 2008. Cette maladie est l’une des trois cancers contagieux observés dans la nature. À l’époque de sa découverte, les experts pensaient que les diables de Tasmanie seraient éteints aujourd’hui. Pourtant, malgré le faible effectif, ces animaux continuent de survivre, et une récente étude génétique a mis en lumière leurs stratégies d’adaptation.

Comprendre le génome du diable

Une équipe de chercheurs originaires des États-Unis, de Royaume-Uni et d’Australie a fait une découverte fascinante : deux petites sections du génome des diables semblent évoluer très rapidement, et elles pourraient même abriter des gènes susceptibles de lutter contre le cancer.

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Cette étude, parue dans le journal Nature Communications, a reposé sur l’analyse d’échantillons de tissus prélevés chez 294 animaux provenant de trois régions de Tasmanie avant, pendant et après l’apparition de la maladie. Ces échantillons, recueillis entre 1999 et 2014, font partie d’un ensemble de 10 000 échantillons conservés par Menna Jones, une des co-auteurs de l’étude.

Grâce aux techniques avancées de séquençage de l’ADN, l’équipe a pu identifier des modifications dans le génome des diables. Ils ont effectivement trouvé deux segments d’ADN qui subissaient des changements plus rapides que la moyenne.

Menna Jones, professeure associée à l’École des sciences biologiques de l’Université de Tasmanie, a déclaré à ABC News : « Le principal résultat de cette étude est que le diable évolue à un niveau génomique. Nous nous attendons à ce que le pathogène, dans ce cas le cancer, devienne moins menaçant au fil du temps, et nous anticipons que les diables développeront une résistance et une tolérance. C’est la première preuve que nous avons à ce sujet. »

FAQ

Quelles sont les caractéristiques de la maladie tumorale faciale du diable ?

Cette maladie entraîne la formation de tumeurs sur le visage des diables de Tasmanie, rendant l’alimentation et la reproduction difficiles, ce qui les mène à la mort.

Pourquoi les diables de Tasmanie ne sont-ils pas encore éteints ?

Malgré les prévisions pessimistes, une partie de la population a su s’adapter et développer des mécanismes de résistance, comme le montre l’évolution de leur génome.

Quelle est l’importance de l’étude du génome pour la conservation ?

L’analyse génomique offre des pistes pour comprendre comment ces animaux s’adaptent à des menaces environnementales, ce qui peut aider à mettre en place des mesures de conservation plus efficaces.

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Existe-t-il d’autres espèces affectées par des maladies transmissibles similaires ?

Oui, certaines autres espèces animales, comme les phoques et les ours, subissent également les effets de maladies contagieuses qui influencent leur survie.

Que peuvent faire les chercheurs pour aider les diables de Tasmanie ?

Les chercheurs peuvent travailler à la vaccination, à la surveillance des populations et à la création de réserves naturelles pour protéger les diables et favoriser leur reproduction.