Santé

Un neuroscientifique de Stanford développe des yeux de cyborg sans fil pour les personnes aveugles.

Un neuroscientifique de Stanford développe des yeux de cyborg sans fil pour les personnes aveugles.

Une Lumière sur l’Avenir

Une Technologie Prometteuse

Pour près de deux millions d’Américains souffrant de maladies dégénératives des yeux, la perte de vision est un risque danser. Bien que des mesures préventives, comme la prise de vitamines spécifiques, puissent ralentir le déclin de la vue, il n’existe aucune solution qui rétablisse complètement la vision. Une fois la vue perdue, il est impossible de la recouvrer.

Les deux affections les plus fréquemment évoquées sont la rétinite pigmentaire et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Ces maladies entraînent la mort progressive des cellules de la rétine, région cruciale de l’œil qui transforme la lumière en signaux électriques. Par conséquent, les personnes touchées par ces pathologies perdent progressivement leur vue avec l’âge, inquiétant davantage avec l’augmentation de notre population vieillissante.

Vers Une Révolution

Une réponse innovante pourrait se dessiner à l’horizon, intégrant des éléments de la technologie cyborg. Ces dernières années, certains patients ont eu la chance de bénéficier d’implants rétiniens pour retrouver une partie de leur vision. Malheureusement, ces appareils ne fournissent qu’une faible perception, offrant seulement des points de lumière sans détails, et leur coût peut dépasser les 150 000 dollars. Pour plusieurs, c’est un début. Un bénéficiaire a exprimé en 2014 qu’il n’attendait pas de retrouver une vision parfaite, mais qu’il souhaitait simplement voir ses petits-enfants courir dans le jardin.

A lire :  Oprah Interroge l'Essence de WeightWatchers à l'Ère de Wegovy

Une Vision Élargie

E.J. Chichilnisky, professeur en chirurgie neurologique et ophtalmologie à l’Université de Stanford, rêve d’améliorer ces implants. Selon lui, il est crucial de développer des appareils qui interagissent avec le cerveau de manière plus sophistiquée. En effet, dans un œil sain, la lumière traverse la cornée et la lentille, atteignant la rétine où divers types de cellules transforment cette lumière en signaux, lesquels sont ensuite envoyés au cerveau via le nerf optique.

Actuellement, les implants prendront la place des cellules mortes, mais tous les types de cellules dans la rétine ne sont pas affectés par les maladies. Les cellules ganglionnaires rétiniennes survivent généralement, et il en existe une vingtaine de types, chacun transmettant des informations différentes au cerveau.

Un Dialogue Nécessaire

Pour que la vue fonctionne de manière optimale, il est essentiel que chacun de ces types de cellules transmettent des signaux au bon moment. La désactivation simultanée des différents types de cellules produit des interprétations erronées pour le cerveau. Chichilnisky fait une analogie avec un orchestre, où chaque instrument doit jouer au bon moment pour produire une musique cohérente.

Son objectif est de rendre chaque type de cellule ganglionnaire capable de recevoir des signaux au moment adéquat. Pour ce faire, son équipe travaille sur des prothèses « intelligentes » à implanter chirurgicalement, alimentées sans fil par des lunettes spécialisées.

En Route Vers L’Avenir

Actuellement, l’équipe de Chichilnisky, constituée de neuroscientifiques et de chirurgiens oculaires, s’emploie à concevoir précisément leur appareil en expérimentant différentes techniques sur des rétines animales et cherchant à réduire leur équipement de laboratoire à un simple chip implanté.

A lire :  Une protéine suffit à régénérer une articulation de doigt entière, ravivant l’espoir de faire repousser des membres

Mais d’autres équipes de scientifiques travaillent également sur des techniques comme la thérapie génique ou les cellules souches pour restaurer la vision. Chichilnisky, cependant, reste confiant dans le potentiel de sa technologie, la considérant comme un avenir non seulement pour la vision, mais pour de nombreuses autres applications.

Son ambition ? Développer des appareils qui peuvent à la fois « écouter » et « parler » au cerveau. Cela pourrait transformer le traitement de maladies neurodégénératives telles que Parkinson ou Alzheimer, et même améliorer nos capacités biologiques.

FAQ

Quels types de maladies peuvent être traités avec ces implants rétiniens ?

Les implants rétiniens visent principalement à traiter les maladies telles que la rétinite pigmentaire et la dégénérescence maculaire liée à l’âge, mais pourraient également avoir des applications dans d’autres maladies dégénératives de la rétine.

Comment fonctionne la technologie des prothèses rétiniennes ?

Ces prothèses convertissent la lumière en signaux électriques, imitant les cellules ganglionnaires rétiniennes mortes, pour transmettre une information visuelle au cerveau.

Quand ces technologies seront-elles disponibles pour les humains ?

Bien que des prototypes soient en développement, des tests humains ne devraient pas commencer avant plusieurs années, avec l’espoir de voir des avancées significatives dans la prochaine décennie.

Quels autres bénéfices ces technologies pourraient-elles apporter ?

En plus de restaurer la vision, les technologies similaires pourraient permettre de traiter des maladies neurologiques et d’améliorer les fonctions cognitives, telles que la mémoire.

Comment ces avancées technologiques pourraient-elles influencer le futur de la médecine ?

Ces innovations pourraient marquer un tournant dans le développement de prothèses avancées et dans l’interaction entre l’homme et la machine, ouvrant la voie à des traitements révolutionnaires pour diverses conditions de santé.

A lire :  Une cycliste affirme qu’un robotaxi Waymo l’a percutée et projetée contre un second, provoquant des lésions cérébrales et rachidiennes