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Une Tesla fait le tour de l’Australie, propulsée exclusivement par l’énergie solaire

Une Tesla fait le tour de l’Australie, propulsée exclusivement par l’énergie solaire

Un périple solaire autour de l’Australie

Une équipe de chercheurs s’apprête à parcourir environ 15 000 km autour de l’Australie à bord d’une Tesla alimentée uniquement par l’énergie solaire. L’idée est simple et ambitieuse à la fois: montrer qu’un véhicule électrique peut avancer loin des villes, sans dépendre de bornes publiques, en se contentant du soleil pour recharger ses batteries.

Pourquoi ce défi compte

Au-delà de la performance, le projet veut prouver trois choses essentielles:

  • Dans les zones isolées, l’absence de bornes ne doit pas être un frein à l’adoption des véhicules électriques.
  • La démonstration peut aider à réduire l’anxiété d’autonomie, encore présente chez de nombreux conducteurs.
  • La recharge solaire itinérante peut contribuer à un avenir plus vert, en complétant les infrastructures existantes et en réduisant la trace carbone des déplacements.

La méthode: recharger en déroulant des panneaux

Le principe est malin: l’équipe voyage avec 18 panneaux solaires imprimés en plastique, chacun d’environ 18 mètres de long. À chaque arrêt, ils sont déroulés au sol à côté de la voiture pour capter un maximum de lumière, puis enroulés de nouveau avant de reprendre la route. Ce n’est pas une recharge fulgurante, mais une solution mobile, autonome et adaptée aux grandes distances dans des régions peu équipées.

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Un banc d’essai pour les environnements extrêmes

Selon les concepteurs, ce périple sert aussi de laboratoire en conditions réelles. Comprendre comment alimenter efficacement des équipements en milieux isolés — qu’il s’agisse de déserts, de zones rurales ou même de missions spatiales — aide à concevoir des technologies plus robustes, plus légères et plus faciles à déployer.

Des panneaux plastiques imprimés, légers et peu coûteux

Les panneaux sont constitués de couches laminées en PET (le plastique des bouteilles d’eau), imprimées pour capter la lumière et la convertir en électricité. Cette approche “impression” permet une production à très bas coût — annoncée à moins de 10 dollars le mètre carré — et une logistique simple: les rouleaux voyagent dans une valise d’environ 45 kg. Légers, flexibles et remplaçables, ils sont conçus pour être déployés rapidement, puis stockés sans encombre.

Un itinéraire au rythme du soleil

Le voyage, prévu sur deux mois, impose une cadence dictée par la météo et la course du soleil. Le conducteur — le fondateur de Charge Around Australia, Stuart McBaine — avance en alternant longues phases de charge et courtes périodes de conduite: on parle d’environ six heures d’ensoleillement pour à peu près deux heures sur la route. Rien à voir avec un Supercharger: l’objectif ici n’est pas la vitesse, mais l’autonomie énergétique totale. Le départ est prévu en septembre, avec un itinéraire qui traverse des zones très peu dotées en bornes publiques.

Et après?

Si l’expérience tient ses promesses, elle ouvrira la voie à des usages concrets: équiper des communautés éloignées, proposer des kits de recharge d’appoint pour les expéditions, ou encore tester des systèmes hybrides combinant solaire, batteries et micro-réseaux. Le message central reste le même: avec des solutions bien pensées, l’électromobilité peut s’étendre partout, même loin des infrastructures classiques.

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FAQ

Ces panneaux peuvent-ils recharger une voiture en roulant ?

Non. Pour obtenir une surface suffisante, ils doivent être déployés à l’arrêt. Les panneaux montés sur le toit d’une voiture sont trop petits pour couvrir les besoins d’un trajet entier; le déploiement au sol maximise la surface exposée et donc l’énergie captée.

Que se passe-t-il par temps couvert ou pluvieux ?

La production chute fortement. L’équipe planifie donc les arrêts en fonction de la météo et de l’ensoleillement. Dans un usage quotidien, on pourrait combiner le solaire avec d’autres sources (bornes, micro-réseaux) pour sécuriser l’autonomie.

Quelle est la puissance typique de ce type de panneaux ?

Elle reste modeste par rapport à une borne rapide. Ces panneaux servent surtout à une recharge lente et continue, adaptée aux longues pauses. Leur intérêt majeur tient à la mobilité et au faible coût, pas à la vitesse.

Sont-ils assez robustes pour un usage intensif en extérieur ?

Ils sont conçus pour être flexibles et résistants, mais exigent des précautions: ancrage contre le vent, nettoyage de la poussière, vérification des connexions. Le PET laminé protège les couches actives, et des segments peuvent être remplacés en cas d’usure.

Peut-on acheter ces panneaux aujourd’hui ?

Il s’agit de prototypes destinés à la recherche et aux démonstrations. Une commercialisation large demanderait encore des étapes: améliorer le rendement, garantir la durabilité, et mettre en place une production à grande échelle.