L’avenir de la robotique ne se trouve peut-être pas dans les androïdes encombrants auxquels nous nous habituons ces derniers temps, mais plutôt dans des constructions surprenantes et arachnides, composées de supports qui se déplacent dans des environnements variés.
Ces machines, surnommées « **métamachines** », ressemblent à de géants caltrop fabriqués en **Magnétix**, animés par la capacité de se mouvoir. Si leur apparence peut sembler amusante, il est important de noter que leurs créateurs affirment que la conception inspirée par l’IA leur permet de continuer à fonctionner même en perdant des membres, comme une main sectionnée d’un robot tueur d’un film d’horreur.
Dans une vidéo dévoilant les exploits de ces **métamachines**, un chercheur frappe l’une d’elles avec un bâton lourd, sectionnant sa partie arrière. Alors que cela aurait immobilisé, voire détruit, un robodog ou un humanoïde, cette machine blessée continue néanmoins à avancer sans se laisser perturber.
Cette résilience est attribuée à leur **design modulaire** : chaque patte, mesurant un mètre de long, fonctionne comme un robot à part entière, se reliant aux autres par des articulations sphériques. En théorie, cela leur confère une **exceptionnelle flexibilité**, les rendant capables de se réorganiser pour naviguer dans des environnements complexes.
« Nous créons des robots faits de robots, d’où le terme **métamachines** », explique Sam Kriegman, roboticien à l’Université Northwestern et co-auteur d’une **étude récente** publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. « Si l’une des parties est endommagée, le reste fonctionne toujours. Il survit et continue de fonctionner. »
Les chercheurs de l’Université Northwestern ont développé des robots modulaires grâce à l’IA, capables de s’adapter aux dommages et de naviguer dans des terrains imprévisibles, selon une nouvelle étude. pic.twitter.com/RpzXkz6zqx
— Reuters (@Reuters)
Les chercheurs comparent leur design à une nouvelle « **espèce** » de machines, capables de s’adapter comme des caméléons. Continuant avec les analogies animales, un communiqué universitaire décrit les **métamachines** comme capables de « onduler comme des phoques, bondir comme des lézards ou sauter comme des kangourous ». Leur apparence évoque davantage une araignée mal formée. De plus, ces robots surpassent de nombreux coléoptères en étant capables de se remettre sur pattes de manière **instinctive** s’ils tombent, exhibant parfois des acrobaties telles que des pirouettes dans les airs.
« Notre objectif était de concevoir des robots plus résilients, capables d’évoluer », a déclaré Kriegman. « Nous avons développé ces machines pour leurs capacités de mouvement dans le monde, avec une touche d’**athlétisme**. Elles sont plus agiles que n’importe quel autre robot modulaire terrestre. »
Cette recherche sur les robots modulaires n’est pas unique. Une équipe de l’Université Columbia a élaboré un prototype de plateforme robotique appelée **Truss Link**, virtuelle pour combiner plusieurs unités et former un ensemble plus grand, capable de grimper et de se déplacer sur les obstacles. De même, des ingénieurs de la NASA ont créé un robot en forme de serpent destiné à explorer les failles sur la surface de la lune **Encelade** de Saturne. Ces conceptions non conventionnelles laissent penser qu’il existe des alternatives prometteuses aux designs bipédaux et quadripédaux qui dominent l’imaginaire collectif.
Autres informations sur les robots : Le phénomène des robots de livraison qui traversent en toute une démarche désordonnée une vitre d’abri à bus à Chicago, à quelques jours d’intervalle, est réellement **étonnant**.
Quelles sont les applications possibles des métamachines ?
Les métamachines pourraient trouver des applications dans des environnements difficiles comme le sauvetage, l’exploration spatiale ou dans des zones où des catastrophes naturelles se produisent.
Comment ces robots peuvent-ils être améliorés ?
Les chercheurs envisagent d’intégrer des capteurs avancés pour permettre aux métamachines d’interagir plus efficacement avec leur environnement tout en améliorant leur autonomie.
Quel est l’impact de l’IA sur le développement de ces robots ?
L’intelligence artificielle joue un rôle clé en permettant aux métamachines de s’adapter à des situations imprévues et d’apprendre de leurs erreurs pour améliorer leur efficacité.
Quels défis restent à relever ?
Les défis comprennent le développement d’un système énergétique durable, l’amélioration de l’interface utilisateur pour la commande des robots, ainsi que les préoccupations éthiques liées à l’utilisation de l’IA dans la robotique.
