Flock Safety est sous le feu des critiques, confrontée à de graves accusations concernant son rôle dans la mise en place d’un État de surveillance dystopique.
L’entreprise fait face à une crise de communication grandissante, alors qu’un nombre croissant d’Américains s’attaquent à ses caméras de lecture des plaques d’immatriculation, jugées défectueuses. Cette situation a entraîné la perte de nombreux contrats avec des municipalités, remettant en question sa valeur pour les forces de l’ordre.
Actuellement, Flock cherche à répondre aux préoccupations relatives à la vie privée en promettant des mises à jour logicielles sans grande portée, tout en intensifiant ses efforts avec une nouvelle technologie de drones appelée « Drone comme premier intervenant » (DFR). Ces drones, équipés de caméras puissantes, sont capables d’identifier des plaques d’immatriculation à une distance de 2 000 pieds, comme le rapporte Techspot.
Lors d’un podcast lundi, le PDG de Flock, Garrett Langley, a détaillé cette dernière initiative de l’entreprise axée sur les drones équipés de caméras, qu’il décrit comme la “division à la croissance la plus rapide” de Flock. Selon lui, ces drones déployés depuis les toits des postes de police ou des casernes de pompiers peuvent répondre aux appels d’urgence plus rapidement que les véhicules de patrouille, en se déplaçant directement vers la source de l’appel.
Langley a illustré son propos avec un exemple, décrivant une situation où une femme a contacté les services d’urgence pour signaler un homme qu’elle croyait armé, alors qu’il ne tenait qu’un briquet. Au lieu d’attendre qu’un policier se rende sur place, le drone pouvait être immédiatement envoyé.
Il a également affirmé que “nous avons des milliers d’histoires similaires démontrant que nos drones contribuent à rendre les communautés plus sûres.” Selon lui, la présence des caméras Flock améliore la sécurité des lieux concernés.
Les spécifications des drones de surveillance sont impressionnantes. D’après Langley, ces appareils peuvent voler à 400 pieds d’altitude à une vitesse maximale de 60 mph.
Un représentant de Techspot a indiqué que Flock avait déjà sécurisé 200 clients dans le cadre de son programme DFR, comprenant des départements de police et des entreprises privées.
Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large, le groupe de défense des droits numériques Electronic Frontier Foundation (EFF) ayant averti en juillet que “de nombreux départements de police à travers le pays se préparent à déployer des programmes DFR” et que “des centaines d’entre eux ont franchi des étapes cruciales pour rendre cette mise en œuvre possible.”
Selon l’EFF, plus de 1 000 agences de sécurité publique avaient reçu des dérogations de la Federal Aviation Administration pour automatiser les opérations de drone dès février de cette année.
De plus, l’EFF a mis en garde contre les capacités des drones à “capturer des images dans des zones généralement inaccessibles aux patrouilles de routine — arrière-cours, toits, fenêtres — à des distances qui peuvent laisser les personnes surveillées complètement inconscientes de la présence de l’espion dans le ciel.”
En savoir plus sur Flock : La valeur du réseau de Flock diminue à mesure que de plus en plus de ses caméras cessent de fonctionner.
#### FAQ
##### Quelles sont les implications légales de l’utilisation de drones par la police ?
Les implications légales varient selon les juridictions, mais il est crucial de respecter les lois sur la vie privée et d’éviter les abus de surveillance.
##### Comment les citoyens peuvent-ils s’opposer à ce type de surveillance ?
Les citoyens peuvent participer à des discussions publiques, voter pour des représentants qui partagent leurs préoccupations, et signer des pétitions pour s’opposer aux programmes de drone.
##### Quels sont les avantages et inconvénients des drones de surveillance ?
Les avantages incluent une réponse rapide aux urgences et une couverture accrue des zones difficiles d’accès. Les inconvénients mettent en avant des préoccupations en matière de vie privée et une potentielle sur-surveillance.
##### Existe-t-il des alternatives aux drones pour la sécurité publique ?
Oui, les initiatives communautaires, l’amélioration de la présence policière et l’utilisation de technologie de prévention de la criminalité peuvent être des alternatives viables.
##### Comment la technologie des drones évolue-t-elle dans le contexte de la sécurité publique ?
La technologie des drones continue d’évoluer rapidement, intégrant des capacités avancées d’analyse et de reconnaissance qui soulèvent des questions éthiques et pratiques concernant leur utilisation dans un cadre sécuritaire.
