Un financement saoudien confirmé
La semaine dernière, Elon Musk a révélé son intention de rendre Tesla une entreprise privée. Sur Twitter, puis dans une déclaration officielle, il a indiqué avoir sécurisé le financement nécessaire, et non, ce n’était pas une blague.
Les interrogations des investisseurs
Évidemment, cette annonce a suscité de nombreuses questions, notamment : qui est à l’origine de son soutien financier ? Le géant japonais SoftBank, qui avait discuté avec Musk l’an passé ? Non. Et qu’en est-il de la Chine ? Peut-être pas non plus.
Sur Twitter, Musk a simplement déclaré : “Je songe à privatiser Tesla à 420 $ par action. Financement sécurisé.” Cette annonce, transmise le 7 août 2018, a clairement attiré l’attention.
Apparente volonté de rassurer
Pour apaiser les investisseurs et répondre aux préoccupations d’une enquête de la Securities and Exchange Commission (SEC), Elon Musk a récemment apporté des précisions. Dans une mise à jour sur le site de Tesla, il a voulu être très clair concernant ses intentions et le sens de son affirmation sur le financement.
Musk a expliqué qu’il était en contact avec des investisseurs saoudiens depuis début 2017 pour discuter de la privatisation de l’entreprise. Il a également affirmé qu’ils disposaient d’une vaste capacité financière pour mener à bien cette opération, insinuant qu’ils étaient largement en mesure d’acquérir Tesla.
Un rapport contradictoire
Cependant, les déclarations de Musk sont en contradiction avec un article de Reuters qui stipule que le Fonds d’Investissement Public d’Arabie Saoudite n’a jusqu’à présent montré aucun intérêt à financer un rachat de Tesla. Cela soulève des questions sur la validité des affirmations de Musk.
Complexités logistiques à surmonter
Avant toute opération de privatisation, des questions logistiques doivent être résolues. Généralement, un acheteur hérite des dettes d’une entreprise, et un “rachat par emprunt” pourrait engendrer encore plus de dettes. Actuellement, la situation financière de Tesla est délicate avec plus de 10 milliards de dollars de dettes. C’est pourquoi Musk vise un financement principalement basé sur l’équité plutôt que sur la dette.
Stratégie de rachat audacieuse
Musk propose de transférer les deux tiers des actionnaires de Tesla vers une entité nouvellement privatisée, en utilisant surtout des actions. Si ce plan fonctionne comme il l’imagine, cela pourrait coûter beaucoup moins cher qu’un rachat estimé à environ 70 milliards de dollars. Musk n’a pas précisé le coût final de sa méthode basée sur l’équité.
Un comité spécial au sein du conseil d’administration de Tesla se penche actuellement sur les coûts de cette privatisation. Les actionnaires seront appelés à se prononcer sur le plan approuvé par le conseil. Étant donné la lourde dette actuelle, un investissement du PIF saoudien, ou d’un autre investisseur, pourrait offrir un répit significatif aux actionnaires qui ont longtemps été engagés malgré l’absence de perspectives de rentabilité explicites.
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FAQ
Quel est l’objectif de Musk en privatisant Tesla ?
Elon Musk souhaite que Tesla ne soit plus soumis à la pression des marchés boursiers, ce qui pourrait permettre une plus grande flexibilité dans la réalisation des projets à long terme.
Quelles sont les implications de l’endettement de Tesla ?
La forte dette de Tesla pourrait compliquer un rachat, car cela pourrait nécessiter des garanties supplémentaires de la part des nouveaux investisseurs.
Qui d’autre pourrait être intéressé par un rachat de Tesla ?
Outre le PIF saoudien, d’autres fonds d’investissement ou investisseurs privés pourraient envisager de financer la privatisation, surtout si les conditions s’avèrent favorables.
Quels pourraient être les impacts sur les employés de Tesla ?
La privatisation pourrait entraîner des changements dans la structure de l’entreprise, ce qui pourrait affecter à la fois les employés et la culture d’entreprise.
L’annonce de Musk est-elle juridiquement viable ?
Les déclarations de Musk sont sujettes à une enquête par la SEC, nécessitant un respect strict des règlements financiers qui régissent les marchés boursiers.
