Militaire

L’Institut MIT Développe un “Blubber Artificiel” pour Chauffer les Nageurs d’Élite de la Marine

L'Institut MIT Développe un "Blubber Artificiel" pour Chauffer les Nageurs d'Élite de la Marine

Upgrade de l’équipement des Navy SEALs

Les Navy SEALs, forces d’élite des opérations spéciales militaires, bénéficient d’une mise à jour de leur équipement. Cette nouvelle technologie s’inspire des capacités naturelles de certains animaux marins.

Recherches pour une meilleure protection contre le froid

Des membres de cette force d’élite ont exprimé aux chercheurs du MIT le besoin d’un moyen de survivre plus longtemps dans des eaux glacées sans compromettre leur mobilité. Après deux années de recherche, l’équipe a développé une solution innovante: un traitement de combinaison étanche qui triple le temps de survie sans ajouter de poids inutile.

Publication des résultats de recherche

Leurs travaux ont été publiés dans une étude dans la revue RSC Advances. Cette avancée est inspirée des techniques de défense naturelle que possèdent certains animaux face au froid.

Défenses naturelles dans la nature

Dans le règne animal, il existe trois principaux moyens de résister au froid. Certains, comme le grand requin blanc, génèrent de la chaleur, tandis que d’autres, tels que les pingouins, retiennent des poches d’air dans leurs plumes pour créer une isolation. Un troisième groupe d’animaux, comme les phoques, est protégé par une couche de blubber, une graisse isolante.

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Création d’une « graisse » artificielle

L’équipe du MIT a fusionné les deux dernières stratégies pour développer un blubber artificiel adapté aux besoins des Navy SEALs. La plupart des combinaisons de plongée standard sont fabriquées à partir de néoprène, une sorte de caoutchouc synthétique. Ce matériau possède de nombreuses poches d’air qui ralentissent le transfert de chaleur vers l’eau froide, offrant ainsi une protection de base.

Optimisation de l’isolation thermique

Les chercheurs du MIT ont découvert qu’en remplaçant l’air dans ces poches de néoprène par un gaz inerte lourd, comme le xénon ou le krypton, l’isolation se renforçait encore. Grâce à cette méthode, une personne peut passer de moins d’une heure à deux ou trois heures dans une eau à 10 °C sans risque d’hypothermie.

Record mondial d’isolation

Michael Strano, auteur de l’étude, a annoncé que leur création avait établi un record mondial pour le vêtement ayant la plus faible conductivité thermique. Il a comparé la sensation de porter cette combinaison à celle de « porter un manteau d’air ».

Méthodologie de traitement et durée

Pour réaliser la transformation de l’air en gaz inerte, les chercheurs ont simplement placé une combinaison standard dans un conteneur scellé, similaire à un fût de bière, dans lequel ils ont injecté le gaz lourd jusqu’à atteindre une pression de 20 psi (livre-force par pouce carré).

Une fois traitée, la combinaison conserve ses propriétés d’isolation avancée pendant 20 heures. Si elle est conditionnée dans un sac scellé immédiatement après le traitement, cette durée peut même être prolongée.

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Avantages supplémentaires pour les utilisateurs

Ce traitement ne se limite pas à améliorer la durée de vie en eaux froides. Les utilisateurs de combinaisons étanches ont indiqué qu’ils éprouvaient souvent des difficultés à se mouvoir ou à enfiler/défaire leurs combinaisons. Le système d’isolation MIT pourrait permettre de créer des combinaisons deux fois moins épaisses, tout en conservant le même niveau d’isolation thermique. Cela pourrait avoir des applications particulièrement avantageuses pour les Navy SEALs, les athlètes, ou encore ceux qui participent à des missions de sauvetage en milieu glaciaire.

Prochaines étapes pour la recherche

L’équipe du MIT envisage de trouver un moyen d’injecter le xénon ou le krypton de façon permanente dans le néoprène, possiblement en ajoutant une couche supplémentaire au matériau. Pour l’instant, leur blubber artificiel devrait offrir aux Navy SEALs un temps supplémentaire significatif pour toutes leurs opérations prévues. Après tout, même les vrais phoques ne restent pas 20 heures d’affilée dans des eaux glacées.

FAQ

Quelle est la température maximale à laquelle cette combinaison peut être efficace ?

Cette combinaison a été conçue spécifiquement pour des températures très basses, typiquement autour de 10 °C. Toutefois, elle peut offrir une protection effective dans des eaux encore plus froides.

Peut-on appliquer cette technologie à d’autres types de vêtements ?

Oui, la technologie pourrait être adaptée à différents types de vêtements, notamment pour des applications en extérieur dans des conditions climatiques extrêmes.

Comment la fabrication de ces combinaisons influencera-t-elle le coût ?

Au départ, le coût de production pourrait être plus élevé en raison de la technologie avancée, mais à long terme, elle pourrait réduire les besoins de sécurité et de santé des utilisateurs, permettant une meilleure rentabilité.

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Qui d’autre pourrait bénéficier de cette technologie ?

Des sportifs aquatiques, des chercheurs en environnement ou encore des équipes de secours en milieu aquatique pourraient tous tirer profit de ces combinaisons améliorées.

Existe-t-il des risques associés à l’inhalation de gaz inertes ?

Les recherches ont montré que ces gaz inertes, lorsqu’ils sont utilisés dans le cadre de cette technologie, ne posent pas de risques pour la santé des utilisateurs. Cependant, un suivi médical est toujours recommandé pour les conditions extrêmes.