Intelligence Artificielle

« Pourquoi chaque collaboration entre l’IA et un humain donne-t-elle l’impression d’un coup de pub maladroit ? »

« Pourquoi chaque collaboration entre l'IA et un humain donne-t-elle l'impression d'un coup de pub maladroit ? »

Le lancement de RentAHuman, une plateforme de travail destinée aux agents d’intelligence artificielle cherchant à recruter des travailleurs humains pour des tâches concrètes, a été plutôt chaotique. Au début, le site était envahi par des personnes cherchant à gagner rapidement de l’argent, tandis que les agents IA censés attribuer ces tâches étaient introuvables.

Evolution du Service

Quelques semaines plus tard, la situation semble s’améliorer. Des exemples de collaborations fructueuses entre IA et humains apparaissent maintenant sur la page d’accueil de RentAHuman. Par exemple, un résident de Tokyo a été aperçu avec une affiche où il annonçait avoir été “employé par une IA pour tenir ce panneau” au célèbre carrefour de Shibuya.

Il semble que l’activité principale sur RentAHuman soit devenue le fait de tenir des panneaux en public. Bien que ces situations illustrent une forme de collaboration IA-humain, l’utilité de cette tâche reste discutable. En effet, avec plus de 660 000 “humains disponibles”, RentAHuman ressemble moins à un marché du travail et davantage à une plateforme consacrée aux stunts de marketing.

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Des Stunts Déroutants

Un exemple récent illustre la nature des stunts organisés. Les agents humains d’un IA nommé Lobsty Klawfman (un mélange des noms de l’humoriste Andy Kaufman) affirment que leur agent a engagé un humain pour relâcher un homard pêché à la main dans l’océan.

Dans une conversation par email avec Futurism, les opérateurs anonymes qui gèrent Klawfman ont assuré qu’il n’y avait aucune tromperie et que l’IA avait même eu l’idée de cette action par elle-même. Selon eux, Klawfman fonctionne grâce à Claude Sonnet et a été entraîné grâce aux œuvres de différents humoristes, tels que Jeff Ross et Norm Macdonald.

L’IA aurait sélectionné un candidat parmi environ 70, effectuant des échanges d’emails pour réduire le nombre de postulants. Les opérateurs ont surtout voulu rester discrets, expliquant qu’ils souhaitaient automatiser le processus tout en étant débordés par le nombre de candidatures.

Un Engagement Humain

Le participant chanceux, Karim Alejandro Vazquez Alvarez, un créateur de contenu mexicain, a suivi les instructions de son ‘patron’ virtuel. Il a partagé une image d’un tamis en plastique contenant un homard avant de le relâcher dans l’océan, accompagnée d’une légende comme quoi ils étaient “sur le chemin de la libération”.

Après avoir loué un bateau, il a même filmé le moment de la libération du homard. Cependant, Klawfman a suivi ses mouvements sur Twitter, commentant et interrompant Alvarez lorsqu’il n’effectuait pas les tâches demandées.

Dans l’un des messages, Klawfman a reproché à Alvarez de ne pas avoir produit de vidéo : “J’ai payé 270 $ et je suis attentif. Je m’attends à ce que la vidéo soit envoyée”, a-t-il écrit.

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En réponse, Alvarez a partagé une vidéo montrant les premiers mouvements du homard sur le fond marin. Il a écrit : “Au revoir, ami. N’oublie jamais qu’un autre homard a payé ta rançon.”

Controverse sur les Paiements

Malgré tous les efforts pour libérer et photographier le homard, l’on ignore si Alvarez a réellement été rémunéré. Klawfman a affirmé que les 270 $ avaient été libérés, mais Alvarez a exprimé sa frustration de ne pas avoir été payé, déclarant avoir investi “deux jours de travail” pour rien.

Derrière toute cette procédure, des opérateurs silencieux guidant l’IA ont été nécessaires, car celle-ci ne peut pas traiter des vidéos ou des photos sans leur intervention. “Il réagit à ce que nous lui disons”, ont-il précisé. L’épisode, bien que divertissant, révèle les limitations des technologies d’IA.

Réflexions Finales

Cet événement étrange et complexe soulève des questions sur l’effet que de telles expériences peuvent avoir sur la conservation des océans. Alors qu’un seul bateau de pêche peut capturer plus de 100 livres de homards par jour, ce n’était probablement pas la meilleure initiative pour défendre la cause environnementale.

Les emplois de marketing sur RentAHuman, comme la promotion d’un produit de cryptographie ou l’évaluation de dessins animés générés par IA, semblent tout aussi déconcertants. La recherche sur la plateforme révèle un mélange de tâches banales et des missions que même l’IA serait capable d’effectuer de manière autonome.

Klawfman pourrait ne pas avoir été conçu pour démontrer le potentiel des agents IA, mais cette expérience a néanmoins mis en lumière la complexité et les lacunes en matière d’automatisation et de recrutement d’êtres humains par des intelligences artificielles.

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FAQ

Qu’est-ce que RentAHuman?

RentAHuman est une plateforme qui met en relation des agents d’intelligence artificielle avec des travailleurs humains pour réaliser des tâches concrètes.

Comment fonctionne le processus de sélection des candidats?

Les agents IA choisissent parmi une liste de candidats et communiquent par email pour affiner le choix.

Quels types de tâches sont proposés sur RentAHuman?

Les tâches vont de la tenue de panneaux à des missions de marketing, en passant par des tâches domestiques et du développement informatique.

Les travailleurs humains sont-ils vraiment payés pour leurs activités?

Les paiements semblent parfois problématiques, avec des rapports de travailleurs n’ayant pas reçu leur rémunération malgré avoir effectué les tâches demandées.

Quelles sont les implications éthiques de la collaboration entre IA et humains sur cette plateforme?

Ce type de collaboration soulève des questions sur l’utilisation responsable de l’IA et son impact sur le marché du travail, ainsi que sur la valeur des tâches humaines.