Intelligence Artificielle

Le Parlement européen suspend l’utilisation de l’IA sur les appareils des députés par crainte de sécurité

Le Parlement européen suspend l'utilisation de l'IA sur les appareils des députés par crainte de sécurité
Les recommandations de contenu et de produits d’ADGO.ca sont éditorialement indépendantes. Nous pourrions toucher des commissions lorsqu’un utilisateur clique sur des liens vers nos partenaires.
En savoir plus

Le Parlement européen a décidé de désactiver les fonctionnalités d’intelligence artificielle intégrées sur les appareils de travail utilisés par ses députés et leur personnel, en raison de préoccupations internes relatives à la cybersécurité et à la vie privée.

Cette décision a été relayée dans un courriel interne consulté par Politico, qui a rapporté cette information récemment. Dans ce message, l’équipe de support informatique du Parlement a souligné que l’institution ne pouvait pas garantir la sécurité des données traitées par certaines de ces fonctionnalités d’IA.

Selon le service technique e-MEP du Parlement, “Certaines de ces fonctionnalités utilisent des services cloud pour effectuer des tâches qui pourraient être réalisées localement, envoyant ainsi des données hors de l’appareil.”

Limitations concernant les assistants de rédaction et autres outils

L’équipe technique a précisé que l’ampleur des données partagées à l’extérieur reste incertaine. Elle a mis en garde : “À mesure que ces fonctionnalités continuent d’évoluer et deviennent accessibles sur davantage d’appareils, l’ampleur totale des données partagées avec les prestataires de services est encore en cours d’évaluation. Tant que cela n’est pas entièrement clarifié, il est jugé plus prudent de garder ces fonctionnalités désactivées.”

A lire :  « OpenAI : Un Système Imaginant la Détresse des Artistes et Écrivains Face à la Perte d'Emploi »

Les restrictions s’appliquent à divers outils intégrés tels que les assistants de rédaction, les résumeurs de texte et de pages web, ainsi que les assistants virtuels améliorés. En revanche, le Parlement a indiqué que les fonctions de travail quotidiennes comme les emails, les calendriers, et les documents continueront de fonctionner normalement.

Les responsables n’ont pas précisé quelles systèmes d’IA ont été désactivés ni quels systèmes d’exploitation utilisent les appareils, selon Politico. Les parlementaires ont également été invités à faire preuve de précaution lorsqu’ils utilisent leurs téléphones ou tablettes personnels pour des tâches professionnelles.

Des recommandations internes conseillent aux membres du Parlement de ne pas exposer des emails officiels, des documents ou des informations internes à des outils d’IA qui analysent ou examinent du contenu. Il leur a également été recommandé d’être prudents avec les applications d’IA tierces et d’éviter de leur donner un accès trop large aux données, comme l’a rapporté Politico.

Un mur en expansion autour de Bruxelles

Cette décision s’inscrit dans un processus plus large de renforcement des mesures de sécurité numériques au sein des institutions de l’UE. En 2023, le Parlement avait déjà interdit TikTok sur les appareils du personnel et a récemment fait face à des pressions de certains députés pour abandonner les logiciels de Microsoft au profit d’alternatives réalisées en Europe.

L’Union Européenne se positionne en tant que leader mondial en matière de protection des données et de régulation de l’IA. Tandis que le Parlement met en place des restrictions sur sa technologie, l’adoption de l’IA connaît une croissance rapide dans toute l’Europe. D’après des données d’Eurostat, presque 33 % des habitants de l’UE avaient utilisé l’IA générative en 2025.

A lire :  Pilotes de Chasse Évanouis par les G, Secourus par un Co-Pilote IA

En interdisant l’IA sur les appareils des parlementaires, le Parlement signale que, aux plus hauts niveaux de l’État, la confidentialité prime sur la commodité.

À lire également : Le règlement de l’IA entre en conflit avec la régulation des plateformes alors que des responsables de l’UE ont averti que les changements de politique de WhatsApp de Meta pourraient restreindre les chatbots concurrents.

FAQ

Quelles sont les implications de cette décision pour les parlementaires ?

Les parlementaires devront s’adapter à des outils de travail sans les fonctionnalités d’IA, ce qui pourrait ralentir certaines tâches.

Quelles alternatives sont considérées par le Parlement ?

Le Parlement envisage d’utiliser des alternatives européennes aux logiciels et services technologiques pour réduire les dépendances externes.

Quelles sont les préoccupations relatives à la cybersécurité ?

Les principales préoccupations se concentrent sur le risque d’exposition des données sensibles des parlementaires à des tiers via des outils d’IA.

Quelle est l’importance de la protection des données dans l’UE ?

L’UE place la protection des données au cœur de ses politiques, cherchant à établir des standards globaux en matière de régulation de la technologie et de la vie privée.

Quelle pourrait être la prochaine étape pour le Parlement européen ?

Le Parlement pourrait renforcer ses directives internes sur l’utilisation des technologies numériques et des outils d’IA au sein de ses services.