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Une école innovante au cœur de la Chine
Dans d’immenses entrepôts dispersés à travers la Chine, notamment dans la région appelée « Vallée des Optiques » à Wuhan et dans les centres industriels du Shandong, un nouveau type d’école est en pleine activité.
Ici, pas de manuels scolaires ni de petits tests. Au lieu de cela, des centaines de robots humanoïdes imitent leurs enseignants humains afin de maîtriser l’art complexe et souvent frustrant d’évoluer dans un monde peuplé d’humains.
Cette approche marque un tournant dans le développement de l’intelligence artificielle. Tandis que des modèles comme ChatGPT apprennent à converser en parcourant Internet, ces robots sont formés à se déplacer en observant les humains, répétition après répétition.
Une danse silencieuse
Dans un espace de 10 000 mètres carrés situé à Shijiazhuang, la scène ressemble à une danse synchronisée, mais silencieuse. Les formateurs humains portent des casques de réalité virtuelle et des combinaisons de capture de mouvement. Chaque geste de l’humain est reproduit avec précision par un robot de 1,66 mètre à proximité. Quand un formateur attrape une bouteille de médicament, le robot fait de même.
Cette méthode n’est pas qu’un simple spectacle. Étant donné que les robots humanoïdes interagissent avec des objets matériels, ils ne peuvent pas se contenter de « lire » comment être utiles. Ils ont besoin de données sur la force, la pression et la rotation des articulations.
Qu Qiongbin, un entraîneur de robots IA, explique : « Nous portons des lunettes de réalité virtuelle et avons des contrôleurs en main. Nos bras droits et gauches imitent ceux du robot. Il apprendra nos postures en les reproduisant. Les données seront téléchargées sur le cloud et, une fois validées, seront intégrées dans le robot pour son apprentissage. » Elle ajoute : « C’est un processus fascinant. J’éprouve une grande satisfaction en voyant le robot accompli la tâche, tout comme en élevant un enfant et en voyant sa progression. »
Pourquoi les tâches simples posent des défis
Malgré la capacité d’un robot à réaliser des calculs complexes en une fraction de seconde, plier une serviette froissée demeure un véritable casse-tête pour les ordinateurs. Les serviettes changent de forme, se repliant et n’ayant aucune géométrie fixe. Pour surmonter ce défi, des chercheurs chinois adoptent une méthode basée sur des répétitions intensives. Dans un centre du Hubei, par exemple, 100 robots exécutent des actions identiques (comme repasser, essuyer des tables ou trier des boîtes) des milliers de fois afin de perfectionner leur prise.
Yang Xinyi, leader de projet chez Data Fusion Technology, déclare : « Nous formons les robots en créant des scénarios réalistes un à un. Les formateurs répètent chaque geste des centaines ou même des milliers de fois. Les données recueillies soutiennent ensuite cette formation. » Ce modèle d’apprentissage qui prône la pratique pour obtenir des résultats se révèle efficace, avec des centres affichant des taux de réussite de 95 % pour des tâches considérées presque impossibles pour les humanoïdes il y a seulement quelques années.
Un campus national en expansion
La Chine ne fait pas que s’intéresser à cette technologie ; elle bâtit réellement une infrastructure. À la fin de l’année dernière, le pays avait mis en place plus de 40 centres de données robotisés soutenus par l’État, dont 24 sont déjà opérationnels. Ces écoles sont conçues pour reproduire des environnements du monde réel, avec des salons, des chaînes de montage automobile et des unités de soins pour les personnes âgées.
L’objectif est de dépasser la phase de démonstration technologique et d’entrer dans le domaine commercial. Selon Chosun Biz, trois centres situés dans les provinces de Jiangxi, Guangxi et Sichuan ont déjà généré 566 millions de yuans (soit environ 80 millions de dollars US) de ventes pour l’entreprise robotique UBTECH.
La course vers le monde réel
La pénurie de main-d’œuvre à l’échelle mondiale accentue l’urgence derrière ces écoles. Dans des usines automobiles au Canada et dans des entrepôts en Corée du Sud, il manque tout simplement d’humains pour effectuer des tâches répétitives jugées ennuyeuses. La Chine parie que, en formant ses robots dans des environnements réels dès maintenant, elle sera le pays capable d’offrir la main-d’œuvre du futur.
À mesure que ces élèves mécaniques sortent de leurs entrepôts, ils intégrent déjà la force de travail. Les visiteurs de Wuhan peuvent se rendre au Magasin de Robots Humanoïdes 7S pour observer ces « diplômés » obéir à des commandes et réaliser diverses tâches.
FAQ
Qu’est-ce qui distingue les robots humanoïdes des autres types de robots ?
Les robots humanoïdes sont spécifiquement conçus pour imiter la forme humaine, ce qui leur permet d’interagir avec le monde de manière similaire aux humains, contrairement à d’autres robots qui sont conçus pour des tâches spécifiques.
Quels types de tâches les robots humanoïdes sont-ils formés à réaliser ?
Les robots humanoïdes sont formés à accomplir des tâches variées comme repasser, essuyer, trier des objets, et d’autres actions courantes du quotidien.
Les écoles de robots sont-elles répandues en dehors de la Chine ?
Actuellement, la tendance des écoles de robots est principalement visible en Chine, où le pays investit massivement dans l’infrastructure et la formation des robots. Toutefois, d’autres pays montrent aussi un intérêt croissant pour cette technologie.
Quel est l’impact des robots humanoïdes sur l’emploi humain ?
L’essor des robots humanoïdes pourrait réduire la nécessité d’effectuer des tâches répétitives, mais il pourrait également créer de nouveaux emplois liés à la conception, la maintenance et l’intégration de ces technologies dans divers secteurs.
Comment les données collectées sont-elles utilisées pour former les robots ?
Les données recueillies pendant leurs entraînements sont analysées et traitées pour ajuster leurs comportements, améliorant ainsi leur capacité à réaliser des tâches automatiquement en fonction des retours d’expérience.
