Contexte du projet de contrôle de la pollution
Le projet de contrôle de la pollution à la raffinerie Chevron de Richmond, en Californie, a rencontré de nombreux retards en raison de défis juridiques. Malgré cela, le district de l’air de la Bay Area estime que les émissions de particules fines de cette installation causent plus de 11 décès prématurés chaque année dans les quartiers voisins.
Détails importants à connaître
En juillet 2021, le district de l’air de la Bay Area a approuvé la règlementation 6-5, qui impose à Chevron Richmond et à la société Martinez Refining d’installer des “épurateurs de gaz humide” pour respecter les limites en matière de pollution particulaire. Selon un rapport de Richmondside, cette décision vise à améliorer la qualité de l’air.
Le fournisseur de technologie, Babcock & Wilcox Enterprises, affirme que ce matériel peut être intégré aux opérations de raffinage existantes. Ces épurateurs utilisent un mélange de lye (hydroxyde de sodium) et d’eau pour traiter les gaz d’échappement de la raffinerie avant leur libération dans l’air. Cette technologie a été élaborée dans les années 1970.
Cependant, les deux sociétés ont contesté cette réglementation, Chevron qualifiant cette mesure d’exemple des politiques californiennes qui nuisent à l’environnement des affaires pour les industriels.
Le conseil municipal de Richmond était prévu pour entendre les commentaires du public concernant les impacts environnementaux du projet le 5 novembre. Bien que ce projet ait été retardé à cause d’un examen environnemental prolongé et de la législation, les deux entreprises ont fini par retirer leurs poursuites.
Informations supplémentaires
D’après les données fournies par Richmondside, la raffinerie de Chevron est considérée comme la plus grande source individuelle de PM2.5 à Richmond, ces particules pouvant s’accumuler dans les poumons et d’autres organes. Le district de l’air a également signalé que Point Richmond, situé au sud de la raffinerie, est soumis à des émissions qui dépassent 3,5 fois le seuil nécessitant des mesures correctives, ce qui accroît le risque de cancer pour les habitants, les travailleurs et les élèves de la région.
Sally Tobin, une habitante de Richmond et professeure retraitée de Stanford, a posé des questions sur la consommation d’eau, le bruit et l’éclairage associés à l’épurateur. La ville a indiqué que l’épurateur nécessiterait un approvisionnement quotidien en eau potable de 370 000 gallons. De plus, l’organisation Communities for a Better Environment a soulevé des préoccupations concernant la construction sur des sols contaminés et la demande électrique de l’épuration, qui serait proche de 16 000 mégawattheures par an.
Mesures en cours pour améliorer la situation
En février 2024, Chevron et Martinez Refining ont conclu un règlement total de 138 millions de dollars avec le district de l’air. Cet accord a permis la création d’un Fonds Communautaire pour la Qualité de l’Air destiné à la région de Richmond, avec des projets envisagés par les habitants et la ville, tels que des parcs, des rues plus sûres et un air plus pur.
Pour répondre aux besoins en eau de l’épurateur, la ville a proposé que l’approbation de la tour de refroidissement Isomax permettrait à Chevron de remplacer l’eau potable par de l’eau recyclée. La ville a aussi mentionné que l’électricité nécessaire serait fournie par PG&E, plutôt que par une augmentation de la production de l’usine de cogénération existante de Chevron.
En ce qui concerne les terres excavées, elles seront considérées comme contaminées jusqu’à ce que des analyses de laboratoire prouvent le contraire. Les déchets liquides passeront par le système de traitement des eaux usées de la raffinerie avant d’être déversés dans la baie de San Pablo, tandis que les déchets solides seront soit envoyés en décharge, soit recyclés dans un four à ciment.
Les travaux de construction pourraient débuter à partir de 6 heures du matin, même si la ville a précisé que les activités les plus bruyantes se dérouleraient uniquement pendant les horaires de travail habituels.
Kerry Guerin, avocate du personnel, et Shiva Mishek, directrice de programme, ont exprimé lors des commentaires publics que, bien que l’installation de cette technologie soit très attendue et cruciale pour la sauvegarde de vies, il est essentiel de bien comprendre et de réduire les impacts environnementaux liés à sa construction et son fonctionnement. Ils ont ajouté : “Une bonne chose ne doit pas être mal faite.”
Où trouver plus d’informations ?
Les conflits concernant la pollution industrielle et son application vont bien au-delà de Richmond. Ces histoires englobent des pénalités pour pollution, les émissions des raffineries, des résidents en quête de réponses et des restrictions sur les données de surveillance de l’air dans les communautés.
FAQ
Quelles sont les conséquences de la pollution des raffineries sur la santé publique ?
La pollution des raffineries, notamment les particules fines, peut causer des problèmes respiratoires, des maladies cardiovasculaires et augmenter le risque de cancer chez les populations exposées.
Quel impact ont les réglementations sur les entreprises ?
Les réglementations environnementales visent à protéger la santé publique, mais certaines entreprises estiment qu’elles peuvent créer un environnement difficile pour les affaires, en augmentant les coûts de conformité.
Quelles alternatives à la pollution sont explorées par d’autres villes ?
D’autres municipalités examinent également des options de technologies de réduction des émissions comme les épurateurs, mais aussi des méthodes de production d’énergie plus propres.
Comment la communauté peut-elle s’impliquer dans ce projet ?
Les habitants peuvent participer à des forums publics, exprimer leurs préoccupations lors des conseils municipaux, et se joindre à des organisations locales qui travaillent sur des initiatives de qualité de l’air.
Y a-t-il des précédents de règlements similaires dans d’autres régions ?
Oui, d’autres régions ont également appliqué des règlements stricts pour contrer les émissions industrielles, souvent en réponse à des crises de santé publique ou après des études révélant des niveaux de pollution préoccupants.
