Un passionné de paléontologie a découvert une mâchoire fossile sur une plage du Pays de Galles, une trouvaille qui a permis aux chercheurs de clarifier près de deux siècles de doutes concernant certains fossiles anciens d’Europe, comme le rapporte la BBC.
Ce qu’il faut savoir
En 2012, Jonathan Bow, un habitant de Bridgend, au Pays de Galles, a mis la main sur ce fossile en se promenant à Lavernock, dans la région de Vale of Glamorgan. Son identification a révélé que cette mâchoire, âgée de 200 millions d’années, appartenait à un poisson préhistorique nommé Saurichthys, qui vivait durant la période triasique. En outre, cette découverte a démontré que des fossiles ayant longtemps été répertoriés sous le nom de Severnichthys provenaient en réalité de deux espèces distinctes.
Cette recherche a impliqué des scientifiques d’institutions telles que Amgueddfa Cymru – Musée du Pays de Galles, le Musée d’histoire naturelle de Stuttgart, et l’Université de Bristol.
En comparant le fossile de Bow avec des échantillons de musées au Royaume-Uni et en Europe, les chercheurs ont constaté que la classification précédente avait mélangé des restes de Saurichthys et de Birgeria, un autre poisson de la même période.
La conservatrice de Musée Wales, Cindy Howells, a souligné l’importance de cette découverte. Elle a précisé que de nombreuses dents attribuées à Saurichthys avaient été à tort répertoriées comme celles d’un amphibien jusqu’au 20ème siècle. C’est la première fois qu’un os de Saurichthys est retrouvé dans cette formation géologique, comme l’a confirmé Jacob Quinn, le chercheur principal de l’Université de Bristol.
Détails supplémentaires
Quand Bow a fait cette découverte, il avait déjà une expérience de près de dix ans dans la chasse aux fossiles, ce qui lui a permis de reconnaître immédiatement son importance. Selon ses déclarations à la BBC, il a été particulièrement surpris, pensant à l’origine qu’il s’agissait d’un mini-crocodile, une espèce totalement inédite.
Ce n’est qu’en 2022, lorsque Quinn a examiné de plus près la collection de Bow, que l’importance du fossile a été pleinement réalisée. Bien qu’il ait finalement été identifié comme un poisson, Bow se réjouit d’avoir contribué à la science.
Le Dr. David Whiteside, co-auteur de l’étude, a indiqué que ces deux grands prédateurs vivaient dans un océan tropical peu profond rempli de petites îles en calcaire. Il a décrit Saurichthys comme un chasseur rapide et agile, tandis que Birgeria était plus grand et puissant, se nourrissant d’une plus grande variété de proies.
Prochaines étapes
La mâchoire fossile sera exposée au Musée national de Cardiff plus tard cette année. Le Dr. Sam Cooper, également co-auteur, a mis en avant que de simples amateurs peuvent réaliser d’importantes découvertes dans le domaine de la paléontologie. Pour lui, il est incroyable qu’un unique fossile, trouvé par Jonathan Bow lors d’une marée, ait permis de résoudre presque deux siècles de confusion scientifique.
Comment en apprendre davantage ?
D’autres découvertes de fossiles ont également modifié la compréhension des scientifiques sur les poissons et les reptiles anciens.
- En Nouvelle-Zélande, des notes de terrain tardives ont résolu le mystère d’un poisson momifié découvert en 1999.
- Une mâchoire fossile du sud de la France a permis de reculer de 30 millions d’années la chronologie des grands reptiles européens.
- Un randonneur a prit une photo d’une scène inquiétante près de fossiles qui a alarmé les visiteurs du Parc national de Gettysburg.
FAQ
Qu’est-ce que le Saurichthys ?
Le Saurichthys est un poisson préhistorique, caractérisé par son aspect ressemblant à celui d’un requin, qui vivait à l’époque du Trias.
Pourquoi cette découverte est-elle si significative ?
Cette découverte est importante car elle permet de corriger des interprétations erronées qui duraient depuis près de 200 ans sur les fossiles d’anciennes espèces de poissons.
Quel impact cette recherche pourrait-elle avoir sur les études futures ?
Cette recherche pourrait ouvrir la voie à une réévaluation des classifications de divers fossiles, menant à de nouvelles compréhensions des écosystèmes anciens.
Qui a contribué à cette recherche ?
Des chercheurs de plusieurs institutions, notamment Amgueddfa Cymru, le musée d’histoire naturelle de Stuttgart, et l’université de Bristol, ont contribué à l’étude.
Que fera Jonathan Bow après cette découverte ?
Jonathan Bow continue de s’intéresser à la paléontologie et reste actif dans la recherche de fossiles, encouragé par sa contribution au monde scientifique.
